Œuvres de M. de Biran, publiées i>.ir M Cousin, t. i
INTRODUCTION. lv
curité; quelques pages éloquentes de M. Cousin ', ne nous acquittent pas envers Leibniz ; celles-ci inspirent le goût de le lire et préparent à le comprendre ; celui-là en suppose la lecture. Et cependant c'est M. Cousin qui l'a dit lui-même , Leibniz est le fondateur et le plus grand praticien de l'éclectisme; il est !e disciple de notre plus ancien maître, de Descartes : il est le maître de nos maîtres nouveaux. La Fiance doit donc encore à Leibniz une édition complète de ses œuvres ; et la France seule peut l'entreprendre. Espérons qu'il se rencontrera bientôt une âme assez courageuse et assez dévouée à la philosophie , un esprit assez intelligent et assez étendu pour une tache aussi difficile et aussi belle. Cette mince publication y fera peut-être songer; et, en tous cas, elle contribuera à répandre dans la studieuse jeunesse de nos classes le goût des bons livres et des lectures difficiles : Leibniz, mieux que personne, leur donnera ces habitudes viriles de la pensée et du langage qui font les hommes capables et distingués. Telle a été , en dirigeant l'impression de ce livre, notre unique ambition.