Vict, Cousin, Cours de 182(J, t. i, douzième leçon
Amédke Jacques»
Al itNT PROPOS.
V Essai sur Y entendement humain, donné par an illustre Anglais, étant un des plus beaux et dos plus estimes ouvrages de ce terni».-, j'ai pris la résolution d'y l'aire ck^ remarques, parée qu ayant assez médité depuis long-temps sur le même sujet et sur la plupart des matières qui y sonttouc' '>vs, j'ai cru que ce serait une bonne occasion d'en faire paraître quelque chose sous le titre de Nouveaux essais sur l'entendement, et de procurer une entrée plus favorable à mes pensées en les mettant en si bonne compagnie. J ai cru aussi pouvoir profiter du travail d'aulrui, non-seulement pour diminuer le mien, mais encore pour ajouter quelque chose a ce qu'il nous a donné, ce qui est plus facile que de commencer et de travailler à nouveaux Irais en tout.
il est vrai que je suis souvent d'un autre a\is que lui ; mais, bien loin de disconvenir pour cela du mérite de cet écrivain célèbre, je lui rends justice, en faisant connaître en quoi et pourquoi je m'éloi-
1. Les Nouveaux Essai* ont été composés par Leibnitz vers l'an 1701; la mort de Locke, survenue celte année même, détourna l'auteur du projet de les publier. .. M. Hugony, dit-il dans une lettre, a Vu aussi mes rt;M-xions assez étendues sur ,. l'ouvrage de M. Locke qui traite de l'entendement de l'homme. Mais je me snis ,. dégoûté de publier des réfutations des auteurs morts, quoiqu'elles dussent pa- » raitre durant leur vie et être communiquées à eux-mêmes. » 11 n'a paru jusqu'ici des Nouveaux Essais que deux éditions, l'une dans la collection de Rud. Eric Raspe, Œuvres philosophiques de feu M. Leibnitz, Amst. et Leips.. I7ti">; l'autre dans la nouvelle publication de M. Erdmann , Ltibniln Opéra philosophie», Bcrol., 1839,