LIVRE I, CHAPITRE III
Et mille autres fous : le nombre desquelz a esté par les légistes acreu. ff. de suis, et legit. I. intestato. §/m.
Et in, Authent. de restitut. et ca que parit in undecimo mense.
D'abondant en ont chaffourréHeur robidilardique loy, Gailus. ff. de lib. et posthum. et ï. septimoff. de stat. homin., et quelques autres que pour le présent dire n'ose.
Moyennant lesquelles lois, les femmes veuves peuvent franchement jouer du serrecropiere à tous enviz et toutes restes2, deux mois après le trespas de leurs maris. Je vous prie par grâce, vous autres mes bons averlans3, si d'icelles en trouvez que vaillent le debraguetter, montez dessus et me les amenez. Car, si au troisiesme mois elles engroissent, leur fruict sera héritier du defunct. Et, la groisse cognue, poussent hardiment oultre, et vogue la galée 4, puis que la panse est pleine.
Comme Julie, fille de l'empereur Octavian, ne s'abandonnoit à ses taboureurs sinon quand elle se sentoit grosse, à la forme que la navire ne reçoit son pilot, que premièrement ne soit callafatce et chargée.
Et si personne les blasme de soy faire rataconniculer ainsi sus leur groisse, veu que les bestes sus leurs ventrées n'endurent jamais le masle masculant, elles respondront que ce sont bestes, mais elles sont femmes, bien entendantes les
1 Barbouillé. Ce moi est usité en Saintcnge. Chaffourritx le même sens en poitevin.
* Tous loisirs. (V. Palsgrave ).
Rest se dit encore en anglais dans le même sens. En patois bressan, râla.
Coure y dessey, deley, sans prendre fin ne rcta. (B. Uchara.)
3 Eegis traduit ce mot par haverlinger, et Le Duchat prétend qu'on appelait en Lorraine haverlings les rouliers,de Havcr, dans le Limbourg. Par avé, avers, on a
désigné autrefois les animaux domestiques. Averlan, averlin (qu'on trouve aussi ) pouvaient bien signifier les valets de ferme. Un patois boulonais, averlan signifie faiseur d'embarras.
* Vogue la galère. « Hé ! vogue la galée » était le refrain d'une vieille ronde, dont nous citerons un couplet :
Y avoit dois filles, Toutes trois d'un grand; Disoi^nt l'une à l'autre :
Je n'ai point d'amant.
Et hé 1 hé !
Vogue la galée !
Donnez luy du »ent.
GARGANTUA
beaux et joyeux menus droits de superfetation : comme jad» respondit Populie, selon le rapport de Macrobe, lib. Il Saturnal. Si le diavol 1 ne veult qu'elles engroissent, il fauldra tortre le douzil2, et bouche close.
1 Le diable.
2 Ce mot appartient encore à plusieurs de nos patois, et signifie le fausset d'un tonneau. Tortre ou tordre le doitzil, c'est le rompre.
Dans une farce de VAnc. TJtcdt.
franc, (publié par Jannet), Jolyet, à qui l'on atùibue un enfant, dil dans le même sens :
Ha, vraiment, il est donc à moy ?
Puisque vous jurez vostre foy, C'est bien raison qu'il nie demeure.
Mais coupons la broche à ceste heurj.