‹ Œuvres, collationnées pour la première fois sur les éditions originales, accompagnées d'un commentaire nouveauChapitre 133 sur 401 · LIVRE II, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE I

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chevauchoit pour sa monture un gros canon pevicr ; c'est une bestede beau et joyeux amble, sans point de iaulte. En i celle façon, sauva, après Dieu2, ladite arche de perilier 3 : car il luy bailloit le bransle avec les jambes, et du pied ia tournoitoù il vouloit, comme on fait du gouvernail d'une navire. Ceux qui dedans estoient luy envoyoient vivres par une cheminée, à suffisance, comme gens reeognoissans le bien qu'il leur faisoit. Et quelquefois parlementoient ensemble, comme faisoit Icaromenippe 4 à Jupiter, selon le rapport de Lucian. Avez vous bien le tout entendu? beuvezdonc un bon coup sans eau. Car, si ne le croyez, non fais je, fit elle 5.

raient de cornes d'honneur qui leur avaient été données par Charlemagne.

[Traditions allem. des frères Grimm, t. II, p. 279, delà traduction de M. Theil.) Il est fait allusion à cet usage dans le Guill. Tell de Schiller.

Le taureau de Berne, qui périt à Marignan , homme d'une taille et d'un embonpoint extraordinaires, se nommait Pontiner; il fut tué par les lansquenets , au moment où il venait de s'emparer d'un canon.

Peut-être lavait-il eniambé pour i'enclouer. Cette supposition de de

Marsy nous semble parfaitement admissible.

1 Perrier, synonyme de pierrier.

2 Apres Dieu, manque dans 'éd. de C. Nourry.

3 De périr ( lo perish , Cotgrave).

4 Surnom donné par Lucien au philosophe Ménippe , qui avait voulu se faire des ailes à la manière d'Icare.

5 Je ne le crois pas non plus.

Locution proverbiale pour exprimer, Je suis bien éloigné cVy ajouter foi.

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