‹ Œuvres, collationnées pour la première fois sur les éditions originales, accompagnées d'un commentaire nouveauChapitre 152 sur 401 · LIVRE II, CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE VII

Chauitcouilîonis , de magistronostrandorum magistronostrato-

rumque beuvetis, lib. octo galantissimi.

Les Petarrades des bullistes, copistes, scripteurs, abbrevia*

teurs, référendaires, et dataires, compillées par Régis *, Almanach perpétuel pour les goutteux et véroles. Maneries ramonandi fournellos, per M. Eccium *. Le Poulemart3 des marchans.

Les Aises de vie monachale.

La Gualimaffrée 4 des bigotz L'Histoire des farfadetz5.

La Bellistrandye des millesouldiers 6.

Les Happelourdes 7 des officiaux.

La Bauduffe 8 des thesauriers.

Badinatorium Sorboniforrnium 9.

intipericatametanaparbeugedamphicribrationes merdicantium, ue Limasson des rimasseurs.

-,e Boutavent 10 des alchymistes. , .a Nicquenocque des questeurs, cababezacée par frère Ser-

ratis.

.es Entraves de religion.

,a Racquette des brimballeurs.

/Accoudouoir de vieillesse.

labelais dit des calibislris des îmmes. Hocstraten était un fouueux dominicain de Cologne.

1 Pierre Régis , de Montpellier, rédicateur du xvie siècle.

2 II doit s'agir d'Eckius, théoloien allemand, adversaire de Luther.

3 La Ficelle.

4 La Galimafrée est une fricassée )mposée de restes de viande. [Dict.

:ad.)

5 Allusion probable à la fourberie îs cordeliers d'Orléans en 1533.

oy. liv. III, ch. 23. Nous n'avons is besoin de dire que ce livre ne jure pas dans la liste des premiès éditions.

6 On appelait mille-souldib's les l<3*(s blessés à qui l'on donnait

une pension de mille sous : leur bellistrandie ou gueuserie était proverbiale.

7 Espèce de menottes. On a parlé plus haut d'entraves.

8 Bauduffe s'est dit dans le sens de baudruche. La baudruche est une pellicule de boyau de bœuf, qui sert principalement aux batteurs d'or pour réduire l'or en feuilles.

[Dict. acad.)

Cet usage est plus ancien que Rabelais , et ce titre est une critique à l'adresse des thesauriers , qui , en battant monnaie , réduisaient le plus possible le poids des pièces.

9 Edit. anciennes. Dans d'autrer, sophistarum.

10 Boulevenl , soufflet.

PANTAGRUEL

La Muselière de noblesse.

La Patenostre * du cinge.

Les Grezillons 2 de dévotion.

La Marmite des quatre temps.

Le Mortier de vie politicque

Le Mouschet des hermites.

La Barbute 3 des pénitenciers.

Le Trictrac des frères frappars.

Lourdaudus, de vita et honestate braguard.orum \

Lyripipii sorbonici moralisationes , jper M. Lupoldum 5.

Les Brimbelettes 6 des voyageurs.

Tarraballationes doctorum Coloniensium adversus lieuchlin s ,

Les Potingues 8 des evesques potatifz 9.

Les Cymbales des dames 10.

1 La prière marmottée par gens

qui remuent les babines comme un

singe, et sans que le cœur y soit pour

rien :

Comme un singe fasché j'ay dit ma pateïnostre. (Régnier.)

2 Le Duchat pense que grezillons, voulant dire menottes, signifie ici les grains du chapelet dont les dévots s'entortillent les doigts.

3 La barbute est une sorte de capuchon rabattu, percé de deux trous à la place des yeux. On en voit souvent dans les processions des villes du midi.

4 Les braguards étaient des galants , tirant honneur de leurs braguettes. 11 appartenait à Lourdaudus de vanter leur vie et leur honnêteté.

5 Maître Lupold était un docteur en théologie de Cologne.

Il y avait une sorte d'école de théologiens moralistes r qui rapportaient tout aux Saintes Ecritures. On appelait moraliser un livre , un objet , l'expliquer par des allégories dji cette nature. — Homère , Ovide

ont été ainsi moralises. Rabelais fait moraliser, par Lupold , le liripipion sorbonique , c'est-à-dire le capuchon pendant derrière la tète des docteurs. Morellet atteste que de son temps on faisait encore lire aux séminaristes des traites mystiques, des moralisations de l'étole , de la chasuble, du surplis, etc.

6 Suivant Morellet, ce sont les reliques qu'on allait acheter à Kome.

7 La polémique de ce savant avec les docteurs de Cologne fit grand bruit de 1509 à 1516.

8 Poliîigues (angl. potings), buveries.

9 On appelait autrefois portatifs des évêques inpartibus , qui se transportaient d'un diocèse à l'autre. Ils ne buvaient sans doute pas plus que les autres ; mais Kabelai's trouve l'occasion d'un jeu de mots et il ne la laisse pas échapper.

10 Voyez la 71e des Cent Nouvelles nouvelles.

« Sa femme et le chevalier jouoient « ensemble des cymbales. »

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