‹ Œuvres, collationnées pour la première fois sur les éditions originales, accompagnées d'un commentaire nouveauChapitre 328 sur 401 · LIVRE III, CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE XXVII

par la vertu et occulte propriété d'icelle, soudainement ton tant joueurs que spectateurs, entrer en tentation si terrifio que qu'il n'y eut ange, homme, diable, ne diablesse qui ne voulust biscoter. Le portecole1 abandonna sa copie; celuy qui jouoit Saint Michel descendit par la volerie : les diables sortirent d'enfer, et y emportoient toutes ces pauvres femmelettes : mesmes Lucifer se deschayna. Somme, voyant le desarroy, jedeparquay du lieu; à l'exemple de Caton le censorin2 ; lequel, voyant par sa présence les festes Floralies en desordre, désista estre spectateur.

1 Nicot atteste qu'on appelait protocole celui qui portait le rôlet par derrière les acteurs dans les farces et moralités, pour les redresser quand ils variaient ou demeuraient court.

« Aulcuns en cette signification, ajoute-t-àl en outre , Inscrivent porte-colle. »

2 Rabelais fait sans doute allusion î

à ce passage de Valère Maxime :

« Eodem (il s'agit de Portius Caton) ludos florales, quos Messins aedilis faciebat, spectante, populus ut mimae nudarentur poslulare erubuit ; quod cum ex Favonio, amicissimo sibi, cognovisset, discessit e theatro, ne pracsentia sua specta»

culi consuetudinem imp«diret.

(L. II, c. 10.)

PANTAGRUEL

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