‹ Œuvres. Collationnées sur les éditions originales, accompagnées d'une bibliographie et d'un glossaireChapitre 129 sur 279 · LIVRE IV. CHAPITRE LXVII · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHAPITRE LXVII

en heur, refusant et laissant la part dont il me retiroit : au contraire en heur pareil me suys trouvé, suivant la part qu'il me poussoit : et jamais ne m'en repent}'. — C'est, dist Epistemon, comme le Démon de Socrates, tant célébré entre les Academicques. — Escouttez doncques, dist frère Jan, ce pendent que les chormes y font aiguade. Panurge là bas contre faict le Loup en paille. Voulez vous bien rire ? Faictez mettre le feu en ce Basilic que voyez près le chasteau guaillard. Ce sera pour saluer les Muses de cestuy mons Antiparnasse. Aussi bien se guaste la pouldre dedans. — C'est bien dict, respondit Pantagruel. Faites moy icy le maistre Bombardier venir. »

Le Bombardier promptement comparut. Pantagruel luy commenda mettre feu on Basilic et de fraisches pouldres en tout événement le recharger. Ce que feut sus l'instant faict. Les Bombardiers des aultres naufz, Ramberges, GuaUions et Gualeaces du convoy, au premier deschargement du Basihc qui estoit en la nauf de Pantagruel, mirent pareillement feu chascun en une de leurs grosses pièces chargées. Croyez qu'il y eut beau tintamarre.

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