LIVRE V, CHAPITRE XXXIII bis
Patience.
Navarre.
Jac Bourdaing.
Rouhault le fort
Noblesse.
Tout au rebours.
Cauldas.
C'est mon mal.
Dulcis arnica.
Le chauld.
Les chasteaulr
La giroflée.
Vaz an moy.
Jurez le prix.
La nuyt.
Dieu m'envoys.
Bon gouvernement.
My sonnet.
Pampelime.
Ilz ont menti.
Ma joye.
Ma cousine.
Elle revient.
A la moictié.
Tous les biens.
Ce qu'il vous plairra.
Puisqu'en amour suys malheureux.
A la verdure.
Sus toutes les couleurs.
En la bonne heure.
Or fait il bon aymer.
Mes plaisantz champtz.
Mon joly cueur.
Bon pied bon œiL
Hau, bergère, mamye.
La tisserande.
La pavane.
Hely, pourtant si estes belle,
La marguerite.
Or faict il bon.
La laine.
Le temps passé.
Le joly boys.
L'heiure vient.
Le plus dolent.
Touche luy l'anticaille.
Les hayes.
Encore les veiz je danser aux chansons de Poictou dictes par ung fallot de Sainct Messant, ou un grand baislant de Parthenay le Vieil.
Notez, beuveurs, que tout alloit de hait; et se faisoient bien valoir les gentifs fallotz avecques leurs jambes de bois. Sus la fin fut apporte vin de coucher avecques belle mouscheenculade, et fut cr^'é largesse de par la Roy ne, moyennant une boitte de petasinne. Lors la royne nous octroya le choix d'une de ses lanternes pour nostre conduicte, telle qu'il nous plairoit. Par nous fut esleue et choisie la mye du grand M. P. Lamy, laquelle j'avois autresfoys congneue à bonnes enseignes. Elle pareillement me recongnoissoit, et nous sembla plus divine, plus hiUque, plus docte, plus saige, plus diserte, plus humaine, plus débonnaire et plus ydoine, que autre qui fust en la compaignye pour nostre conduicte. Remercians bien humblement la dame Royne, feusmes
accompagnez jusques à nostre nauf par sept jeunes fallotz balladins, ja luysant la claire Diane.
Au départir du palais, je ouys la voix d'un grand fallot à jambes tortes, disant qu'un bon soir vault mieux que aultant de bons mastins qu'il y a eu de chastaignes en farce d'oye depuis le déluge de Ogiges, voulant donner entendre qu'il n'est bonne chère que de nuyt, lorsque lanternes sont en place, accompagnées de leurs gentils fallotz. Telles chères le soleil ne peult veoir de bon œil, tesmoing Jupiter : lorsqu'il coucha avecques Alcmene mère d'Hercules, il le feit cacher deux jours, car peu devant il avoit descouvert le larcin de Mars et de Venus.