‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 108 sur 458 · CEIVK1 - COMPLKTl · texte numérisé non relu

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jtoutes sorties de Jaeob, , ubal mémorable qui lut donné : el quelque rude qu'il eû( été, on no trouva parmi les morts que dix-neul hommes du coté de David; el de celui d'Abner, qU( ,, seulement que Irois eeœ

le.

i)[\ remarque même que David n'alla jamais en |»ersonne à celle guerre, de peur que la | résence du roi n'engageât un comnéral. Ce prince ne voulait pas trems mains dans le sang de ses sujets : et i . Bit autan! qu'il pouvait les restes

île la maison «le Saùl, à cause do Jonathas. ne Furent que rencontres particulières, romuie « David allait toujours croissant el se foi li liant de plus en plus, pen-iant que |a h - n lie Saùl ne cessai! de diminuer 11 Tàg. in, 1), » il crut qu'il valait mieux la lai&set tomber comme d'elle-même, que de la ; oursuivre à outrance.

Tout roulait dans le parti d'Isboscth sur le crédit du seul Aimer. David n'avait qu'à le ager, et à profiler comme il lit des mécontenteinents qu'il recevait tous les jours d'un maître également faible et bautain. [Ibid., C-S.)

Abner, en son âme, savait que David était le roi légitime; et un jour, maltraité par lsboselh». il le menaça de l'aire rogner David sur tout Israël, comme le Seigneur l'avait oi donné et promis. (Ibid., 9, 10.)

Il traita en effet avec David, à qui il avait . -ué tout Israël et tout Benjamin, en leur uisant : « Hier et avant-hier vous cherchiez David pour le faire roi; accomplissez donc ce que le Seigneur a dit : Qu'il sauverait par sa main tout Israël de la main des Philistins. » (Ibid., 17-19.)

Il arriva, dans ces conjonctures, que Joab tua Abner en trahison. « Eisa mort ne fut pas plutôt sue par lsboselh, que les bras lui tombèrent de faiblesse, et que tout Israël fut mis en troubles. » (Il Reg. iv, 1.) Ce qui donna la hardiesse à deux capitaines de voleurs de le tuer lui-même en plein jour dans son lit, où il dormait sur le midi; et ils apportèrent sa tête à David. (Ibid., 5-8.)

Ainsi finit la guerre civile, comme David l'avait toujours espéré, sans presque verser de sang dans les combats. Mais David, dont les mains eu étaient pures, de peur qu'on ne crût qu'il avait eu part a l'assassinat d'Abner et à celui d'Isboseth, s'en disculpa par deux actions éclatantes qui lui gagnèrent tous les cœurs.

La conjoncture des temps, où le règne qui commençait était encore peu affermi, ne ! ' i incitait pas à David de faire punir Joab,

ol la | ersonne était importante et les ser- \ i , - nécessaires. Ce qu'il put faire au sujet meurtre d'Abner fut de dire à toute l'armée, et à Joab même (// Reg. m, 31 seq.) : »« Déchirez vos habits, et revêtez vous de

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