ÏQIL TIREE DE L'ECRITURE. 1.1 V. IX. 7 A
comme celui (pie Dieu préférait à >es autres frères, pour le remplir de sa sagesse, et lui faire bâtir son temple au milieu d'une paix profonde. (/ Par. xxvni, 1 seq.)
Adonias voulait renverser un ordre si bon établi. Pour rassembler le parti, et donner comme le signal à ses amis de le faire reconnaître pour roi, ce jeune prince (it un saerilice solennel , suivi d'un superbe festin. Toute la cour était attentive. L'on remarqua qu'il avait prié les principaux de Juda, avec Joab et Abiathar ; et, à la réserve de Salomon, tous les (ils du roi. Comme on n'y vi: ni ce prince, ni Sadoc sacriticaleur, ni Nathan, ni Banaïas très-assuré à David, et qui commandait les vieilles troupes, tous attachés au roi et à Salomon, on pénétra le dessein d'Adonias, et on découvrit le mystère. En même temps Nathan et Bethsabée, mère de Salomon, agirent avec grand concert auprès de David, en lui parlant coup sur coup. Ils ouvrirent les yeux à ce prince, qui jusqu'alors demeurait tranquille, non par mollesse, mais par confiance dans un pouvoir aussi établi que le sien, et dans une résolution aussi expliquée. Le roi parla avec tant de fermeté et d'autorité; ses ordres furent si précis et si promplement exécutés, qu'avant la fin du festin d'Adonias, toute la ville retentissait de la joie du couronnement de Salomon. Joab, tout hardi qu'il était, et tout expérimenté, fut surpris; la chose se trouva faite, et chacun s'en retourna honteux et tremblant. Le nouveau roi parla à Adonias d'un ton de maître; rien ne branla dans le royaume, et la rébellion qui grondait fut assoupie.
Elle ne revint qu'au commencement du règne de Roboam. Et c'est là un temps de faiblesse qu'il faut toujours observer avec plus de soin, si l'on veut bien assurer le repos public.
XIIe Puop. Les rois sont toujours armés. — Nous avons vu sous David les légions Céléthi et Phélélhi , que Banaïas commandait, toujours sur pied.
11 avait aussi conservé le corps de six cents vaillants combattants commandés par Ethaï, Gélhéen, et des autres qui étaient venus avec lui pendant sa disgrâce. (Il Reg. xv, 18, 19; III Reg. i, 8, 10, 38; I Par. xn, 1 seq.)
Je ne parlerai point des autres troupes entretenues, si nécessaires à un Etat. Ce sont tous des corps immortels, qui, en se renouvelant dans le même esprit qu'ils ont été formés, rendent éternelles leur fidélité et leur valeur.
On ornait ces troupes choisies d'une façon part culière, pour les distinguer. Et c'est a quoi étaient destinées les deux cents piques garnies d'or, et les deux cents boudins lourds et pesants couverts de lames d'or, avec trois cents autres d'une aulre tigure , pareillement couverts d'or très -affiné, et d'un grand poids, que Salomon gardait dans ses arsenaux. (III Reg. %, lt>, 17 ; III Par. ix, 15, 10.)
Outre les garnisons des places , qu'on trouve partout dans les livres des Rois ci des
(X l VRES COMPLETES DE BOSSU ET.
Cknmiûu**, et outre lw Iroopei qui étaient
sur pied, il j tu avait d'infinies sons la main tu roi, ivec des chefs désignés, et qui étaient prêts au premier ordre. [Il Par. xvn, IV se i, ; \\\i. 12, 1 !.
On no sail en quel rang placer les gens do guerre, qui se relevaient au nombre de vingtquatre mille,) chaque premier jour du mois, arec douie commandants. (/Par. xxvn,l seq.)
Il n'est pas nécessaire de remarquer que, pour ne point charger l'Etat de dépenses, on
les assemblait selon le besoin, dont l'on a beaucoup d'exemples.
Ainsi les Elals demeurent forts au dehors contre l'ennemi, et au dedans contre les méchants et les rebelles, et la paix publique est assurée.