PART. XIII. THEOL
xx, 9, 10, 11.) Il mettait sa gloire à se faire redouter, corome un homme que l'on n'alla* quait pas impunément.
En un mot, il était de ceux qui veulent le bien; mais qui veulent le faire seuls sous le roi. Dangereux caractère, s'il en fut jamais; puisque la jalousie des ministres, toujours prêts à se traverser les uns les autres, et à tout immoler à leur ambition, est une source inépuisable de mauvais conseils, et n'est guère moins préjudiciable au service que la rébellion.
C'est le désir de se maintenir, qui le fil entrer dans les intérêts d'Adonias contre Salonion et contre David.
On sait les ordres secrets que ce roi mourant fut obligé de laisser a son successeur (111 lieg. ii, 5, 6) , contre un ministre qui s'était rendu si nécessaire, que les conjonctures ne lui permettaient pas de le punir. Il fallut enfin verser son sang, comme il avait j versé celui des autres. Trop complaisant pour David , il fut complice de la mort d'Urie, que ce prince rendit porteur des ordres donnés pour sa fierté à Joab même. (// Reg. xi, lfc, 15, 17.) Dieu le punit par David, dont il flatta la passion. C'est alors plus que jamais qu'il devait le contredire, et faire sentir aux rois que c'est les servir qued'empêcber qu'ils
ne trouvent des exécuteurs de leurs sanguinaires desseins.
IV'Vrop. Holopherne, sous Nabuchodonosor, roi de Ninive et d" Assyrie. — Judith lui parle en ces termes [Judith xi, 5, 6) : « Vive Nabubuchodonosor, roi delà terre 1 et vive sa puissance qu'il a mise en vous, pour la correction de toute âme errante 1 Non-seulement les hommes lui seront soumis par votre ve;tu , mais encore les bêtes lui obéiront ; car le bruit de votre sagesse s'est répandu par toutes les nations de l'univers. On sait par toute la terre que vous êtes le seul bon et le seul puissant dans tout son royaume, et le bon ordre que vous y établissez se publie dans toutes les provinces. »
Il paraît, par ces paroles, qu'il n'était pas seulement chef des armes, mais encore qu'il avait la direction de toutes les affaires, et qu'il avait la réputation de faire régner la justice et de réprimer les injures et les violences.
Son zèle pour le roi son maître éclate dans ses premières paroles à Judith (Judith xi, 1) : « Soyez en repos et ne craignez rien : je n'ai jamais nui à ceux qui sont disposés à servir le roi Nabuchodonosor. »
Partout il parle avec raison , avec dignité. Les ordres qu'il donne dans la guerre seront approuvés par tous les gens du métier; et on ce trouve rien à désirer à ses précautions clans les marches, ni à sa prévoyance poulies recrues et la. subsistance des troupes.
Il ne faut point attendre de religion des hommes ambitieux. « Si votre Dieu accomplit la promesse que vous me faites, de me livrer votre peuple, il sera mon Dieu comme le vôtre. » (tbid., 21.) Le Dieu des âmes superbes est toujours celui qui contente leur ambition.
sociale. - Politique tirée dk l'écriture, liv. \ -, i
« Celait un opprobre, parmi les Assyriens, si une femme se moquait d'un homme [Judith xii, 11) , » en conservant sa pu. leur. Les gens de guerre, par-dessus les autres, spiquent de ces malheureuses victoire», et regardent un .-exe infirme couine la proie assurée d'une profession si brillante.
Holopherne, possédé de celte passion insensée, parut hors de lui-même à 1 1 vue de l'étonnante beauté de Judith; et la grâce lises discours acheva sa perte. La raillerie s'en mêla : « Quelle agréable conquête que celle d'un pays qui nourrit un si beau sanglot quel plus digne sujet de nos combats? » [Judith il, 18.) L'aveugle Assyrien se mit eu joie; enivré d'amour plus que de vin, il ne songeait qu'à contenter ses désirs.
On croit ses passions, qui, dit-on, ne font tort à personne, innocentes ou indifférentes dans les hommes de commandement. C'est ar laque périt Holopherne, un si habile homme d'ailleurs. C'est par là que se ruinèrent les affaires de l'Assyrie et d'un grand roi. Chacun en sait l'événement , a la lmnte éternelle des grandes armées Une femme les met en déroute par un seul coup de sa faible main, plus aisément que n'auraient fait cent mille combattants.
Si on voulait raconter tous les malheurs , tous les désordres, tous les contre-temps que "es historiens rapportent à ces passions, qu'on
ne juge pas indignes des héros, le ré.^it en serait trop long; et il vaut mieux marquer ici d'autres caractères.
Ve Pkop. Aman, sous Assuérus , roi de Perse. — L'aventure est si célèbre, et le caractère si connu , qu'il en faudra toucher les principaux traits.
« Le roi Assuérus éleva Aman au-dessus de tous les grands du royaume. Et tous les serviteurs du roi fléchissaient le genou, et adoraient le favori , comme le roi l'avait commandé, excepté le seul Mardoehée.» (Est!, or ni , 1 . 2.) >1 était Juif, et sa religion ne Iul permettait pas une adoration qui tenait de l'honneur divin.
Aman, enllé de sa faveur, « appela sa femme et ses amis, et commença à leuc vanter ses richesses, le grand nombre de ses enfants, et la gloire où le roi l'avait élevé. » (Esther v, 10, 11.) Tout concourait à si grandeur, et la nature même semblait seconder les volontés du roi» Ll il ajouta, comme le comble de sa faveur : « La reine même n'a invité que moi seul an festin qu'elle, donne au roi, et demain j'aurai cet honneur. Mais quoique j'aie tous ces avantages, je crois n'avoir rien, quand je vois le Juif Mardoehée, qui, à la porte du roi, ne branle pas de sa place à mon abord. » (Ibid., 12, 13.)
Ce qui flatte les ambitieux , c'est une image de toute-puissance qui semble en fair.j des dieux sur la terre. Orr ne peut voir sai chagrin l'endroit par où elle manque, et toct paraît manquer par ce seul endroit : plus l'obstacle qu'on trouve à ses grandeurs parait faible , plus l'ambition s'irrite de ne le pas vaincre, et tout le repos de la vie est troublé
i . : \i;i s COMPLETES DE BOSSUET.
malheur pour l»- favori , il avait une
; iiaine el aussi ambitieuse 'in*;
lut, « Fa il - . .m dit-elle [Ibid., H),
: • .in juanle coudées , et faites-
v | en Ire Mar \o* liée. Unsi vous irei en joie
; Festin da roi.»Uoe vengeance éclatante el
• m te est aui âmes ambitieuses le plus de tons les mets. ■ Ce conseil plut au i.i\ .- il lii dresser le funèbre appareil. » s il jn-i'.i peu digne de lui de mettre les i ai us sur Mardochée seul ; il résolut de i fois toute la nation (Etlher m, soil qu'il voulûtcouvrir une vengeance l»artic'ulière sous un ordre plus général; soit qu'il s'en prît à la religion, qui inspirait ce refus à Mardochi : I qu'il se plût à donnera I un i vers uno marque plus éclatante de
i pouvoir, et que le supplice d'un seul particulier lui une trop légère pâture à sa vanité.
Le ; rétexte ne pouvait pas être plus spécieux. « Il y a un peuple, » dit-il au roi (Esther ni, 8), o dispersé par tout votre empire, qui trouble la paix publique par ses singularités. » Personne ne s'intéresse à la con-
: vaiion dune nation si étrange. Ils sont en divers endroits, remarque-t-il, sans pouvoir s'entre-secourir, et il est facile de les opprimer. C'est une ra;e désobéissante à
s ordres, ajoute cet artificieux ministre, dont il faut réprimer l'insolence. On ne pouvait pas proposer à un roi une vue politique mieux colorée; la nécessité et la facilité concouraient ensemble. Aman d'ail leurs, qui savait que souvent les plus grands rois, pour le malheur du genre humain, au milieu de leur abondance, ne sont pas in-
rnsibles h l'augmentation de leurs trésors, ajouta pour conclusion [Ibid.., 9) : « Ordonnez qu'ils périssent (et par la confiscation de leurs biens), je ferai entrer dix mille talents dans vos coffres. »
Le roi était au-dessus de la tentation d'avoir de l'argent; mais non au-dessus de celle de le donner pour enriebir un ministre si agréable, et qui lui parut si affectionné aux intérêts de l'Etat et de sa personne. > L'argent esta vous dit-il (Ibid., 10, 11), laites ce que vous voudrez de ce peuple: et il lui donna son anneau pour sceller les ordres. »
On favori heureux n'est plein que de luimême. Aman n'imagine pas que le roi puisse compter d'autres services que les siens. Ainsi, consulté sur les honneurs que le roi avait destinés à Mardochée qui lui avait sauvé la vie, il procure les plus grands honneurs à son ennemi, et à lui-même la plus honteuse humiliation. Les rois se plaisent souvent à donner les plus grands dégoûts à
irs favoris, ravis de se montrer maîtres. ll fallut qu'Aman marchât à pied devant Mardochée, et qu'il fût le héraut de sa gloire '•ans toutes les places publiques. (Esther yi, 1.) On vit dès lors et on lui prédit l'ascendant que Mardochée allait prendre sur lui, e| sa perte s'approchait.
N ml enfin le moment du festin fatal de la icine (Esther vu, 1, seq.) dont le favori
s'était tant enorgueilli. Les hommes no connaissent point leur destinée. Les ambitieux sont aisés à tromper, puisqu'ils aident euxmêmes à la séduction, et qu'ils ne croient que Irop aisément qu'on les favorise. Ce fut à ce festin, tant désiré par Aman, qu'il recul le dernier coup , par la juste plainte de colle princesse. Le roi ouvrit les veux sur le conseil sanguinaire (pie lui avait donné son ministre, et il en eut horreur. Pour comble île disgrâce, le roi, qui vit Aman aux pieds de la reine pour implorer sa clémence, s'alla encore mettre dans l'esprit qu'il entreprenait sur son honneur, chose qui n'avait pas la moindre apparence en l'état où était Aman. Mais la confiance une fois blessée se porte aux sentiments les plus extrêmes. Aman périt, et, déçu par sa propre gloire, il fut lui-même l'artisan do sa perte, jusqu'à avoir fabriqué la potence où il fut attaché, puisque ce fut celle qu'il avait préparée à son ennemi.
ARTICLE IV
Pour aider le prince à bien connaître les hommes, on lui en montre en général quelques caractères, tracés par le Saint-Esprit dans les livres de la Sagesse.
Première Proposition. Qui sont ceux qu'il faut éloigner des emplois publics, et des cours mêmes, s'il est possible. — Nous avons remarqué ailleurs qu'une des plus nécessaires connaissances du prince était de connaître les hommes. Nous lui avons facilité celle connaissance, en réalisant dans plusieurs particuliers des caractères marqués en bien et en mal. Nous allons donc en tirer des livres de la Sagesse des caractères généraux qui feront connaître qui sont ceux qu'il faut éloigner des emplois publics, et des cours mêmes, s'il se peut.
Il y en a qui ne trouvent rien de bon que ce qu'ils pensent, rien de juste que ce qu'ils veulent; ils croient avoir renfermé dans leur esprit tout ce qu'il y a d'utile et de bon sens, sans vouloir rien écouler. C'est ceux-là que Salomon dit (Prov. ni, 7) : « Ne soyez point sages en vous-mêmes. » Et ailleurs (Prov. xvm, 2) : « Le fou n'entend rien que ce qu'il a dans sa tête ; et les paroles prudentes n'y ont point d'entrée. » fît enfin [Prov. xn, 15) : « L'insensé croit toujours avoir raison ; le sage écoute conseil. »
Il y a aussi « l'innocent, qui croit à toute parole : mais le sage (tient le milieu), et considère ses pas. » (Prov. xiv, 15.) C'est le parti que le prince prudent doit toujours suivre.
« Le brouillon cause des procès, et le discoureur sépare les princes (Prov. xvi, 28), » en disant indiscrètement ce qui nuit comme ce qui sert.
« L'homme a deux langues (a deux pa-# rôles) : lejmenleur et le brouillon affectent un langage simple; mais il pénètre dans le sein. » (Prov. xvm, 8; xxvi, 22.) Il y laisse des impressions, et fait des blessures profondes, par des rapports déguisés
PAHT. Xi 1. TIIEOL. SOCIALE. — POLITIQUE TIREE DE L'ECRITURE. 1.1 V. X.
7CÏ
« Cliassfz lo railleur et le moqueur, e( la rontention s'en ira avec lui ; les disputes et lés injures cesseront. « (Prot. x\m, 10.)
Surtout craignez le flatteur, qui est le vice des cours, et la peste de la vie humaine. « Les morsures de l'ami (qui ne nous offense qu'en disant la vérité) valent mieux que les baisers trompeurs d'un ennemi (Prov. xxvn, 0) , » qui se cache sous une belle apparence.
Le fanfaron, « celui qui se vante et s'exalte, fait des querelles. » (Prov. xxvin, 25.) A chaque mol, on se sent poussé à le contredire.
« L'homme qui se hâte de s'enrichir ne sera point innocen t. »(Prov. xxvm,20.) Et ailleurs : « La pauvreté pousse au crime, et le désir des richesses aveugle. » {Eccli. xxvn, 1.) Les fortunes précipitées sont suspectes. Le bien médiocre qu'on a de ses pères fait présumer une bonne éducation.
« L'impatient ne se sauvera pas de la perle. r>(Prov. xix, 19.) Les affaires se gâtent entre ses mains, par la précipitation et les contre-temps.
Au contraire, « l'esprit paresseux et irrésolu veut et ne veut pas. (Prov. xm, k.) » 11 ne sait jamais se déterminer: tout lui échappe des mains, parce que, ou il ne donne point aux affaires le temps de mûrir, ou qu'il ne connaît point les moments. Et parce qu'il a ouï dire qu'il ne faut rien précipiter, et que « celui dont le pied va vile tombera (Prov. xix, 2), il se croit plus sage, dans sa lenteur, que sept sages qui prononcent des sentences (Prov. xxvi, 16); dont les paroles sont autant d'oracles. »
Pour éviter ces inconvénients, la décision du Sage est que « toute aflaire a son moment et son occasion. » (Eccle. vin, 6.) 11 ne faut ni la laisser échapper, ni trop aller au-devant; mais l'attendre et veiller toujours.
Vous êtes toujours en joie, toujours content de vous-même ? Vous ne voyez rien : les choses humaines ne portent pas ce perpétuel transport. C'est ce qui fait dire à l'Ecclésiaste (Eccle. vu, 5) : « Le cœur du sage est celui où il y a de la tristesse; et le cœur de l'insensé est celui qui est toujours dans la joie. »
« Ne soyez point trop juste, ni plus sage qu'il ne faut, de peur que vous ne deveniez comme un slupide (Ibid., 17), » sans vie et sans mouvement. Etre trop scrupuleux, c'est une faiblesse. Vouloir assurer les choses humaines, plus que leur nature ne le permet, c'en est une autre, qui fait tomber nonseulement dans la léthargie et dans l'engourdissement, mais encore dans le désespoir.
Il y a un vice contraire, de tout oser sans mesure, de ne faire scrupule de rien. Et ie Sage le reprend aussitôt après : « N'agissez pas comme un impie. » (Eccle. vu, 18.) Ne vous affermissez pas dans le crime, comme s'il n'y avait point de loi ni de religion pour vous.
Ceux qui songent à contenter tout le
i ionde, et nagent comme incertains <mtre dons partis, ou qui se tournent tantôt rers
l'un ou tantôt vers l'autre, sont eeui donl il est écrit (Eccli. m, 28.) : « Le cœur qui entre en deux voies (et qui veut tromper tout le monde) aura un mauvais succès. <> Il n'aura ni and fidèle, ni alliance assurée, et il mettra à la lin tout Lo monde cor lui.
C'est h de tels esprits que le Sage dit (Eccli. v, 11): « Ne tournez point à tout vent; n'entrez point en toute voie, et n'ayez point une langue double. » Que vos démarches soient fermes; que votre conduite soit régulière, et que la sûreté soit dans vos paroles.
« N'ayez poin', la réputation d'un brouillon, et qu'on ne vous confonde point par vos paroles. » (Ibid., 10.) Tels sont ceux a qui on ne cesse de reprocher la légèreté de leurs paroles, qui se détruisent les unes les a h 1res. «
Ceux qui s'ingèrent auprès des rois . qui se veulent rendre nécessaires dans les cours, si.'iit notés par cette sentence (Eccli. vu, 5): « Nu- vous empressez pas à paraître sage auprès des rois. » La sagesse ne se déclare qu'à propos. Ces gens, qui veulent toujours donner tous les bons conseils sont ceux dont il est écrit (Eccli. xxxvn, 8): « Tout <onseiller vante son conseil, » et par lu le rend inutile et méprisable.
L'homme avare doit être en exécration.
« Celui qui est mauvais à lui-même, et qui se plaint tout ce qu'il goûte de ses biens, à qui sera-t-il bon? Il n'y a rien de plus mauvais que celui qui s'envie à lui-même son soulagement; et c'est la juste punition de sa malice. » (Eccli. xvi, 5, G.)
Enlin les caractères les plus odieux sont réunis et marqués dans ces paroles : « (1 y a six choses que le Seigneur hait, dit le Sage (Prov. vi, 16, 19) ; et son âme déteste la septième : les yeux ailiers, la langue amie du mensonge, les mains qui répandent le sang innocent, le cœur qui forme de noirs desseins, les pieds légers pour, courir au mal, le faux témoin; enfin celui qui sème la discorde parmi ses frères. »
H* Pftor. On propose trois conseils du Sage contre trois mauvais caractères. — « Ne vous opposez point à la vérité; et si vous vous êtes trompé, humiliez-vous. » (Eccli. iv, 30.) Qui est le mortel qui ne se trompe jamais? Faites un bon usage de vos fautes, et qu'elles vous éclairent pour une autre occasion.
« Ne rougissez pas d'avouer vos fautes ; maii ne vous laissez pas redresser par tout le monde (Ibid., 31) :» comme sont les hommes faibles, qui se désespèrent et perdent courage.
« Ne résistez pas à celui dont la puissance est supérieure, et n'allez pas contre le torrent, ou contre le courant du fleuve, qui entraîne tout. » (Ibid., 32.) Le téméraire croit tout possible, et rien ne l'arrête.
Voici encore trois caractères maudits par le Sage.
. qui inarchn en
ii, i : . et faîl 600 forl
i dé ;uisemi ni el de l'io( onslance.
« Malheur au cœur lâche (qui se Lusse
. oup), raule île mettre sa
mlianre en Dieu, i | //"'</., 15.)
! : v'iir à celui qui perd la patience . './ . |6), ■ qui se lasse de poursuivre uo
in.
III Prop. Le caractère de faux ami. —
i qu'il faut le plus observer. Nous
s p marqué; mais on ne peut trop le
. re observer au prince, pour l'en éloigner : puis |ue c'esl la marque la plus assurée d'une Ame mal élevée, et d'un cœur corrompu.
■ Toul ami ci i t : J'ai fait un ami (Eccli. xxxvii, l), » el ce lui est une grande joie. « Mais il y a un ami, qui n'es! ami que de nom : n'est-ce | as de quoi s'affliger jusqu'à la mort, » quand on voit l'abus d'un nom si saint?
Cet ami de nom seulement, « est l'ami selon le temps, et qui vous abandonne dans l'affliction (Eccli. vi, 8), » lorsque vous avez le plus b soin d'un tel secours.
« Il va l'ami compagnon de table. » (Ibid., 10.) Il ne cherche que son plaisir, el vous quitte dans l'adversité.
« L'ami qui trahît le secret de son ami, est le désespoir d'une âme malheureuse ( Eccli. xxvii, 24), » qui ne sait plus à qui se lier, el ne voit nulle ressource à son malheur.
« Mais il y a encore un ami plus pernicieux : c'est celui qui va découvrir les haines ca liées, et ce qu'on a dit dans la colère et dans la dispute. » {Eccli. vi, 9.) Il y a l'ami léger et volage, « qui ne cherche qu'une occasion, un prétexte, pour rompre avec son ami : c'est un homme digne d'un éternel opprobre. » (Prov. xviii, 1.) Un homme qui fait paraître une fois en sa vie un tel défaut est caractérisé à jamais, et fait l'horreur éternelle de la société humaine.
IV' Prop. Le vrai usage des amis et des conseils. — «Le fer s'aiguise par le fer, et l'ami aiguise les vues de son ami. » (Prov. xxvii, 17.)
Le bon conseil ne donne pas de l'esprit à qui n'en a pas; mais il excite, il éveille celui qui en a : « 11 faut avoir un conseil en soimême (J?ccii. xxxvn, 8), » si l'on veut que le conseil serve. Il y a même des cas où il se faut conseiller soi-même. 11 faut se sentir, et pr< ndre sur soi certaines choses décisives, où l'on ne peul vous conseiller que faiblement.
La règle que le Sage donne pour les amitiés est admirable. « Séparez-vous de votre ennemi; » ne lui donnez point votre contiance : «mais prenez garde à l'ami (Eccli. vi, 13); d n'en épousez point les passions.
V' Prop. L amitié' doit supposer la crainte de Dieu. — « LU bon ami est un remède d'immortalité et de vie; celui qui craint Dieu le trouvera. » [lbid., 10.) La crainte de Dieu donne des principes , et la bonne foi se maint''. s« yeux qui percent tout.
\ i' Paor. Le caractère d'un homme d'Etat.
— « Le < onseil est dans le cœur de l'homme
nniime une eau profonde : l'homme s l'épuisera. »(Prov. x\, 5.)On ne le découvre point, tant ses conduites sonl profondes,
mais il sonde le coeur des autres, et ou dirait qu'il devine, tant ses conjectures sonl SÙrOS.
Il ne parle qu'à propos ; car « il sait le temps et la répons ■. m (Eccli. vin, 5.) Isaïe l'appel I" architecte. [Isa. m, 3.) Il lait des plans pour longtemps; il les suit : il ne balit pas au hasard.
L'égalilé de sa conduite esl une marque de sa sagesse, et le fait regarder comme un homme assuré dans toutes ses démarches.
<< L'homme de bien dans sa sagesse demeure comme le soleil; le fou change comme la lune. » (Eccli. xxvii, 12.) Le vrai sage ne change point; on ne le trouve jamais en défaut. Ni humeur ni prévention na l'altère.
\lle Prop. La piété donne quelquefois du crédit, même auprès des méchants rois. -— Elisée disait à la Sunamile (IV Rcg. iv, 13) : «Avez-vous quelque affaire? et voulez-vous que je parle au roi, ouau chef de la justice? » L'impie Achab même, qui était ce roi, l'appelait, mon père, (lbid., 21.)
« Hérode craignait saint Jean-Baptisi<\ sachant que c'était un homme saint el juste; et quoiqu'il le tint en prison, il I écoutai t volontiers, et faisait beaucoup de choses à sa considération. » (Marc. vi,20.) A la tin pourtant on sait le traitement qu'il lui lit. Et Achab en préparait un semblable à Elisée : « Que je sois maudit de Dieu, dit ce prince (IV Reg. vi, 31), si aujourd'hui la lête d'Elisée est sur ses épaules. »
La religionsefaiteraindre à ceux-là mêmes qui ne la suivent pas : mais la terreur superstitieusequi estsansamour, rend l'homme faible, timide, déliant, cruel, sanguinaire, et tout ce que veut la passion.
VIIIe Prop. La faveur ne voit guère deux générations. — Quels plus grands services que ceux de Joseph? Il avait gouverné l'Egypte quatre-vingt ans avec une puissance absolue , et avait eu le temps de s'affermir lui et les siens. « Cependant il vint un nouveau roi qui ne connaissait pas Joseph. >> (Exod. i, 8, 9, 10.) Le prince oublia que l'Etat lui devait non-seulement sa grandeur, mais encore son salut, et il ne songea plus qu'à perdre ceux que son prédécesseur avait favorisés.
IXe Prop. On voit auprès des anciens rois un conseil de religion. — S'il fallait parler ici du ministère prophétique, nous avons vu Samuel auprès de Saùl , l'interprète des volontés de Dieu. (/ Reg. x, xi, xn, xm, xv, xvi.) Nathan, qui reprit David de son péché, enlrait dans les plus grandes affaires de l'Etat. (111 Reg. i, 10, 12, 23, 24-1)
Mais, outre cela, nous connaissons un minislôreplusordinaire, puisque Ira est nommé « le prêtre de David. » (Il Reg. xx, 20.) Zabud était celui de Salomon, cl il est appelé : « Tarai du roi (III Reg. iv, 5) : » marque certaine que le prince l'appelait à son conseil le
7G3 PART. XIII. ÎHEOL. SOCIALE. — POLITIQUE TlftEE DE L'ECRITURE. LIV. \.
plus intime, et sans doute principalement virent en esprit le règne de Salomon, où flo-
en ce qui regardait la religion et la cons- rirait la paix. Salomon y est •■ exhorté à la
cience. • vérité, à la douceur et à la justice. » ( Ibid.,
On peut rapporter en cet endroit le conseil 5.) C'étaient les souhaits de David; et c'est
du Sage (Eedi. xxxvii, 15, 16] : « Ayez ton- par là que son règne devait figurer celui du
jours avec vous un homme saint, dont l'âme Messie, qui était le vrai (ils de David.
revienne à la vôtre, et qui, voyant vos chutes Pour ne rien omettre, la reine, fille du roi
(secrètes) dans les ténèbres, les pleure avec Pharaon, destinée à Salomon pour épouse, y
vous, » et vous aide à vous redresser. est marquée ; et, sous le nom de David, on lui
adressait ces paroles (Psal. m.iv, il) : « Ecou-
AUTJCLE V. tCZ) ma fille, et voyez; ei oubliez votre peu-
De la conduite du prince dans sa famille ; et P,k; el, la ™a|son do ™\™ l,6fre' " l.oute r"*v?le
du soin qu'il doit avoir de sa santé. et,l0,l e éclatante nu elle est, et épousez les
' intérêts de la famille ou vous entrez. \nus
Première Proposition. — La sagesse du en serez récompensée « par l'amour du rr>i , prince paraît à gouverner sa famille, et à la qui sera épris de vos beautés ( Ibid., 12), » tenir unie pour le bien de VEtat. — Nous et vous trouvera encore plus belle et plus avons déjà- remarqué que u les tils de David ornée au dedans qu'au dehors. C'est ainsi étaient les premiers sous la main du roi (/ qu'Israël instruisait ses reines, comme ses Par. xvni, 17), » pour exécuter ses ordres, rois, par la bouche de David. Ils sont nommés dans les Septante, aular- C'est cette reine, si parfaite et si aimable, ques, c'est-à-dire princes de la cour, pour la sous la figure de qui Salomon a chanté rétenir toute unie aux intérêts de la royauté. poux et l'épouse, et les délices de l'amour
Pour mettre la paix dans sa famille, il ré- divin. Ce roi magnifique la traita selon son gla la succession en faveur de Salomon, ainsi mérite, et selon sa naissance. Il lui bâlil un que Dieu l'avait ordonné par la bouche du palais superbe. Quoiqu'ellesût que selon la prophète Nathan. (II Reg. vu, 12 seq.) La rè- coutume de ces temps, il y eût,pour la magnifie était de la donner à l'aîné (/// Reg. i, 5, licence de la cour,«soixante reine?, et un nom- 0; et u, 15, 22), si le roi n'en ordonnait au- bre infini de femmes et déjeunes filles (Cant. trement. Et c'est encore la coutume des rois vi, 7) ; «elle sentit que seule elle avait le cœur. d'Orient. Eile était la Sulamile, « l'unique parfaite, que
L'indulgence de David, « qui ne voulut les reines et toutes les aubes louaient. » point contrister Amnon, son fils aîné (II Reg. (ubid., 8.) Cette reine , sans s'enorgueillir de xm, 21), » celui qui viola Thamar, sa sœur, ces avantages, se laissait conduire au sage roi est reprise dans l'Ecriture. 11 souffrit aussi son époux, el entrait en son esprit en lui ditrop tranquillement les entreprises d'Absa- sanl : «.le vous mènerai dans le cabinet de Ion, qui était devenu l'aîné, el qui vouJut ma mère; là, vous m'enseignerez (Cant. envahir le trône. Mais Dieu le voulait punir; vm, 2), » par de douces insinuations. Etenet sa facilité, suivie d'une rébellion si af- core : «Ceux qui sont droits vous aiment, s freuse , laissa un terrible exemple à lui et à (Cant. î, 2.) Ou n'est digne de vous aimer tous les rois qui ne savent pas se rendre les que lorsqu'on a le cœur droit , et vous aitnaîtres de leur famille. mer, c'est la droiture.
Ainsi quoiqu'il eût encore une excessive De semblables instructions avaient fait
indulgence pour Adonias, qui était l'aîné imiter à Bethsabée, mère de Salomon, la
après Absalon, dès qu'il sut qu'il en abusait pénitence de David. Et c'est dans cet esprit
jusqu'à prétendre au royaume, contre sa dis- qu'elle parlât en ces tenues à son fil> :
position expresse et déclarée, et qu'il avait (Pruv.xxxi, 2,3, V, 5.) :«Quc vous dirai-jc,
dans ses intérêts contre Salomon les princes mon bien-aimé de mes entrailles, et le
ses frères, avec la plupart des grands du cher objet de mes vœux? O mon fils! ne
royaume, il détruisit la cabale dans sa nais- donnez point aux femmes vos richesses; lès
sance, en faisant au lit de la mort sacrer son rois se perdent eux-mêmes en lesvoulant
fils Salomon, et donna la paix à l'Etat. ( /// enrichir. Ne donnez point, ô Lamuel (c'e.^t
Reg. i, G, 9 seq.) ainsi qu'elle appelle Salomon), ne donne/
On sait les derniers ordres qu'il laissa au point de vin aux rois, parce qu'il n'y a point
roi son fils, pour le bien de la religion et des de secret où règne l'ivresse; de peur qu'ils
peuples. A ce moment, Dieu lui inspira ce n'oublient les jugements droits, et ne chan-
divin psaume, dont le titre est : Pour Salo- gent la cause du pauvre. » C'est après ces
mon, qui commence par ces beaux mois belles paroles qu'elle fait l'image iminor-
(Psal. lxxi seq.) : « 0 Dieu 1 donnez votre telle «de la femme forte, digne épouse des
jugement au roi et votre justice au fils du sénateurs de la terre. » (Prov. x, 23.)
roi. » Tout n'y respire que paix, abondance, Salomon lui-même a rapporté ces paroles
bonheur des pauvres soulagés sous la pro- de sa mère, et les a voulu consacrer dans
leclion et la justice du nouveau roi, qui en uq livre inspiré de Dieu, avec ce litre à la
devait abattre les oppresseurs. C'est 1 héri- tête :« Paroles du roi Lamuel. C'est la vi-
tage qu'il laisse à son fils, et à tout son peu- siondontsa mère L'instruit.» (Prov. xx\. I.)
pie, en leur promettant un règne heureux. Il ne faut donc pas s'étonner s il a si souvent
11 y avait déjà longtemps qu'on lui avait répété dans tout ce livre (Prov i, 8) : « Ecou-
dédié le psaume intitulé :« Pour le bien- tez les enseignements de voire jière. » Et
aimé (Psal. xliv], » où les enfants de Coré ailleurs [Prov. iv, 3, h) : « J'ai été son fils
GEl'VRES COMPLETES DE ËOSSUET.
, i l'unique de ma mère.
. ei me disail : Mon (ils,
airaei la s». I ailleurs (Prov. vi, 20) :
, mon Bis, les préceptes de votre
père; el n'abandonnei pas les conseils de vo-
iremère. «Pour inspiror l'amour de la sagesse,
Salonion faisait concourir dans ce divin li-
, v ,n père pI de sa mèrej
. plus forUî, les autres plus affectueux
,»t |,]Ms len res; el tous les deux faisant
. œur des impressions profondes.
.s'il Paul remonter plus haut, Job, qui était prince en son pays, tenait sa famille unie. « Il avait sept Bis el trois Qlles. Cha- Qls avait son jour pour traiter louto la famille dans sa maison. Les frèros v conviaient louis sœurs. » Le soin de Job '« était de les bénir tous quand le tour était passé, et d'offrir des holocaustes pour chacun d'eux : do pour, disait-il, que nies enfants (dans leur joie) n'aient peut-être offensé le Seigneur. Ainsi faisait Job tous les i vie. >; (Job i, "2, 4, 5.)
Les princes, comme les autres, louis, entants, et jusqu'à leurs lil jours prêts à immoler leur vie pour du pays.
La "tille unique de Jeplilé, juge souverain d'Israël, voyant arriver son père « qui déchirait sos habits a sa vue, lui parla en celle sorte (Jud. xi, 33 3G, seq.) : Mon père, si vous avez ouvert votre bouche au Seigneur ( par quelque vœu qui me soit fatal), faites de moi tout ce que vous avez ois. C'est assez pour nous que vous avez remporté la vicloiresur vos ennemis Elle se trouva si '
la vie sans qu'il lui en coûtât un soupir et laissa un deuil immortel à toutes les filles d'Israël.
Jonalhas eût éprouvé le même sort. Et
encore qu'il eût regret à la vie, il allait être
! itié,' si le peuple ne l'eût arraché des
mains de son père Saul. (IReg. xiv, 4-3, kk, k'S.)
IIe Pkop. Quel soin le prince doit avoir de
en nous. 'Cependant le peu qu'on doit aiguiser l'industrie.
tenaient es, toule salut
ic i|in est découvre do.
Dieu veut donc que l'on se serve de la médeciue, «et de l'étude dos plantes, qui adoiu issent les maux par des onctions salulaires ; et ces heureuses inventions croissent tous les jours [Eccle, xxwm, 7), » par les nouvelles découvertes que l'expérience nous l'ait faire.
Ce (pue lu Seigneur défend, c'est d'y mettre sa confiance, et non pas en Dieu, qui seul bénit les remèdes, comme il les a faits, et en dirige l'usage. «.Mon (ils, lie négligez pas votre santé , et ne vous méprisez pas vousn êmc. Priez le Seigneur, qui vous guérira. Eloignez- vous du péché (dont votre mal est le vengeur). Multipliez vos offrandes, et donnez lieu au médecin; car c'est le Seigneur qui l'a créé (et qui vous le donne) : Qu'il ne vous quitte pas, parce que son secours vous est nécessaire. » (Ibid., 9, 10,11,1*2.)
Cardez-vous bien de le mépriser, à la manière de ceux qui, parce qu'il n'est pas un Dieu, qui ail la vie et la santé dans la main , en dédaignent le travail. « Le temps viendra que vous aurez besoin de son secours (Ibid., 13) • » et vous serez étonné de l'effet d'une main hardie et industrieuse.
ARTICLE VI
Les inconvénients et tentations qui accompagnent la royauté ; et les remèdes qu'on y doit apporter.
Première Proposition. On découvre les inien préparée, qu'elle perdit convénients de la puissance souveraine , et la
cause des tentations attachées aux grandes fortunes. — I! n'y a point de vérité que le Saint-Esprit ait plus inculquée, dans l'histoire du peuple de Dieu, que celle des tentations attachées aux prospérités et à la puissance.
Il est écrit du saint roi Josapliat, que « son royaume s'étant affermi en Juda, et sa gloire et ses richesses élant au comble , son cœur prit une noble audace dans les voies du Seigneur, et il entreprit de détruire les hauts lieux et les bois sacrés (H Par. xvh,
5, G),» où le peuple sacrifiait : ce qui avait été
sa santé. - - « Aza fut malade, à la trenteneuvième année de son règne, d'une violente douleur des pieds, et, dans son infirmité, il ne mit pas tant sa confiance au Seigneur son Dieu que dans l'art des médecins ;
et il mourut doux ans après à la quarante et vainement tenté par les pieux rois qui l'aun ième année de son règne. » (II Par. xvi, vaient précédé.
12, 13.) C'est là en effet le sentiment véritable que
Dieu n'a pas condamné la médecine, dont la puissance devrait inspirer. Mais tous Jes il est l'auteur. « Honorez, ». dit-il (Eccli. rois ne ressemblent pas à Josapliat.
« Le royaume de Roboam, fils de Salomon, s'étant affermi (par le retour de plu-
sé paré es,
xxxviii, 1, 2 seq.), a le médecin, à cause de la nécessité ; car c'est le Très-Haut qui l'a créé. La médecine vient de Dieu, et elle aura les présents des rois. Là science du médecin se relèvera, et les grands la loueront à l'envi. Le Seigneur a créé les médicaments, et l'homme sage ne s'en éloignera pas. Dieu les a laits pour être connus ; et le ires-Haut en a donné la connaissance aux hommes pour découvrir ses merveilles. » Si vous trouvez que ces connaissances vont lentement, el qu'on n'invente pas assez de remèdes [mur vaincre tous les maux, il s'en faut prenne 5 inépuisable dinfirmi-
sieurs des dix tribus séparées, et par d'autres heureux succès), il abandonna la loi du Seigneur, et tout Israël avec lui.» (Il Par. xi, 17; xn, 1.)
Amasias, victorieux d'Idumée, en adora les dieux (Il Par. xxv, IV) : tant les grands suecès qui augmentent la puissance, dérèglent le cœur.
Ozias, un si grand roi, et si religieux, enflé, pour sa perte (par ses grands succès, et par sa puissance), négligea son Dieu, et voulut offrir l'encens, menaçant les prêtres