‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 138 sur 458 · SS · texte numérisé non relu

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mversalion arec roua m'aurait étî d'un grand secours] J'ai eucentfois envie le tous écrire : mais outre qu'on craint 3 iour ce qu'on expose su hasard que comvnl les lettres, on s'explique toujours do 1 1 h larfaitemenl par celte voie

r . /Dieu pour moi, je vous en conjure; et priez le qu il me délivre du plus grand poids «loui un homme puisse ôtre chargé, ou qu' l fasse mourir tout l'homme en moi, pour n'agir que par lui seul. Dieu merci, je n'ai pas en ore songé, durant tout le cours de celte affaire (127), que je fusse au monde: mais ce n'est pas tout; il faudrait ôtre comme un saint Ambruise, un vrai homme-dieu, un homme de l'autre vie, où tout parlât, dont tous les mots fussent les oracles du Saint- Esprit, dont toute la conduite fût céleste. Dieu choisit ce qui n'est pas, pour détruire ce qui est ( / Cor. i, 28) : mais il faut donc n'être pas; c'est-à-dire n'être rien du tout à ses yeux, vide (Je soi-même et plein de Dieu. Priez, je vous en conjure: donnezmoi de vos nouvelles. Ma sœur Louise delà Miséricorde a entin achevé son sacrifice : c'est un miracle de la grâce. Recommandez-moi aux prières de M. de Grenoble ; j'entends tous les jours de lui des merveilles. 11 faudra bien quelque jour faire pénitence, à son exemple.

A Saint-Germain, ce 20 juin 1675.

LETTRE XXXIII

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