TES DE BOSSE ET
DE Mll.onn ri.HTU.
Sur son (ils gui venait en France.
Dans ma dernière lettre je vous rendis compte de la situation de nos affaires eu ce pays, afin que le récit du malheureux état où nous sommes, par la dureté d'un peuple opiniâtre, pût vous exciter à nous plaindre, et 5 nous recommander à Dieu dans vos prières. Aujourd'hui je ne vous importunerai que de choses qui me regardent personnellement.
Peut-élre que déjà mon fils s'est jettf à vos pieds pour vous demander votre bénédiction : c'est sur cela que je me donne l'honneur de vous écrire, afin de vous prier do l'honorer de votre protection, et de prier Dieu que la grâce qu'il lui a faite de le l'aire Catholique soitaugmentée en lui de plus en plus, et qu'il en retire tout l'avantage possible. C'est une grâce dont il est redevable à vos écrits ; car il est vraisemblable que, si je ne les avois pas vus, il ne serait pas ce qu'il est. J'avoue que j'abuse avec trop de liberté des bontés que vous me témoignez : maisj' espère que vous pardonnerez à celui qui regarde comme son plus grand bonheur de se pouvoir considérer comme votre fils, et dont le respect et la vénération pour vous ne se peut exprimer. Mon frère, milord Melford, vous honore aussi très-parfaitement. Je ne puis m'empêcher de vous dire encore qu'il y a quelque chose de tout à fait singulier dans l'affection et le respect avec lequel je suis, etc.
Je vous demande très-humblement votre bénédiction.
An château de Drummond, ce 15 octobre
AU MÊME
Il rend au prélat de très-grandes actions de grâces pour l'obligeante réception qu'il a faite à son fils, lui renouvelle tous ses .senti" ments, et lui marque combien il est dif/i< lie. de lui procurer des mémoires authentiques sur l'origine et les progrès de l'hérésie en Ecosse.
Si je pouvais vous exprimer ma reconnaissance pour tant de bontés que vous avez témoignées à mon fils, je me hasarderais de l'aller faire moi-même, nonobstant tous les ■ périls imaginables auxquels il faudrait m'exposer : car je ne croirais pas en pouv* ir trop faire pour vous donner des preuves
flexions qu'il lit dans la suite le portèrent à dédier de pouvoir anéantir toutes ses traductions, dont Bossuel fait assez sentir ici le danger. M. de Longepierre mourut le 50 mars 1721.
(296) Jean le Clerc, protestant, commença ce journal en 1686, et le finit en 1605. Il a élé imprimé à Amsterdam, et forme vingt-cinq volumes, sans la lalile qui l'ait le vingt-sixième ; le Clerc a repris dans la suite ce journal, sous d'autres titres.
l'AHT. XIV. LETTRES DIVERSES.
convaincantes «Je ma reconnaissance. Maisje I! est fils d'un homme qui vous lion re par-
voussuis redevable de t; ni de choses, el je faitement; il est Catholique par votre moyen,
sais si peu comment m 'acquitter, que les aussi bien que le reste de ma famille; ii est
paroles ine manquent sur ce sujet. Je me étranger au pays où il est: ce sont les r«i-
dois moi-môme ù votre charité, qui vous a sons qui lui ont attiré les marques de vo r«
excité a donner au public un livre de ron- amitié. La récomjjense des actions dont ia
troverse le plus instructif qui ait paru en charité e.^l le principe doit venir du ciel, do ce siècle, et dans lequel les vérités divines même que la charité qui les produit. Ainsi sont expliquées avec tant de netteté, elles tout ce que nous pouvons faire pour y réerreurs des ennemis de l'Eglise si bien re- pondre? est de tourner les yeux vers le ciel, présentées, selon leur difformité naturelle, aiin d'obtenir qu'elle vous soit accordée, avec leurs terribles conséquences, qu'au J"ai commencé à chercher quelques i»é- Jieu de s'étonner du grand nombre de cou- moires sur ce qui concerne l'origine et le versions que cet excellent traité a produites, progrès de l'hérésie en ce royaume, pour je m'étonne qu'il n'en fait pas encore da- vous les envoyer. Mais les protestants ont vànlage. Je regarde comme pour moi seul le pris de grandes précautions, pour empêc er bien que vous avez fait au publie par cet (pie la postérité ne put être informée des ouvrage, et je mets comme ù un second rang ressorts secrets qui ont fait mouvoir la uiautoutes les autres choses qu'on en peu! dire, dite machine par la pielle la r ligion a été En cela vous ne pouviez m'avoir en \ ue plu- renversée dans ce pays, qui était autrefois tôt que tous les autres, qui sont assez mal- appelé le pays des saints; et par laquelle ee heureux que d'être hors du sein de l'Eglise, royaume, autrefois si heureux, est devenu fclais les obligations particulières que je vous le théâtre de tant d'horribles tragédies, et ai depuis ma conversion me font voir que une maison pleine de fou-", où chacun prénon-seulement vous pensez à moi, mais que tend être seul inspiré pour l'instruction des vous prenez de ma personne un soin qui est autres, où personne ne veut enten ire ni la fort au-dessus de mon peu de mérite. Mais raison ni la vérité ; mais où l'on a seulement si, mon extrême reconnaissance des obliga- grand soin de nous tenir dans l'ignorance Lions que je vous ai pouvait m'en acquitter au des moyens qu'ona uns en usage pour permoins en partie, el si des prières pour mon dre la "postérité. Ainsi, à l'exception de généreux bienfaiteur, et des vœux pour lui Spotswood, archevêque de Saint-André, qui, souhaiter une longue et heureuse vie pou- nonobstant sa dignité de primat, a écrit vaient avoir quelque proportion à mes obli- comme un prédicateur fanatique qui ne cations, j'oserais dire que j'ai fait sur ce su- mérite aucune civance, nous n'avons aucune et tout ce que je suis capable de faire. bonne histoire de ces affaires. Plusieurs péril était de mon devoir de commander a. sonnes néanmoins m'ont promis des. mémoimon fils d'aller se jeter à vos pieds, pour res sur ce sujet ; et si je puis avoir des inyous témoigner mon extrême reconnaissance formations authentiques, je ne manquerai le la plus grande obligation qu'un puisse pas de vous les envoyer par celui qui me îvoir, et qui lui est commune et à loule ma sert d'interprète. Je vous écrirais plus souiamilfe, qui est devenue présentement toute vent, si je ne craignais de vous être imporïatholique, ou qui est prèle ù le devenir, liai : ainsi je ne vous léserai pas davantage, foi l peu ayant résisté à la vocation de J)ieu si ce n'est j our vous demander votre bénéiui a paru si clairement en ma conversion, diction pate.nelie; et pour cela je mejetlo 3l pour vous prier d'avoir pitié de ces len- à vos pieds, comme étant, etc. ires piaules qui se trouvent dans une terre Edimbourg, ce 30 novembre 1GS0. u ingrate. • —
Je prétendais bien qu'il vous demandât LETTRE CXXWI
ros prières et votre bénédiction pour lui et /
)our nous: mais je ne prétendais pas vous DU même.
iemander autre chose, sinon la bénédiction n Iui racon!e fo manière dont le livre de
]u'il vous demandait, et que vous jetassiez l Exposition lui est parvenu, lui parle de
es yeux sur le fils de celui qui se iaU un son p.^, et de l'état des Catholiques d'V-
jrand honneur d être le vôtre, et qui s es- cosse; le consulte sur les moyens détendra
une très-heureux, et ressent tous les jours (a vra;e ^ c/ icnlretient (/e so„ /,/,. avr.
ine nouvelle joie, d avoir connu votre u.é- de grands sentiments de reconnaissance et
■ile par vos écrits, qui me paraissent tels ^ pe/t„ton pje s'ils avaient été dictés du ciel par un
li)i;e> # Les obligations que je vous ai sont, il \ a
J'ai de la confusion que vous ayez pris déjà longtemps, au delà de tout ce que je
anl de peine à l'occasion de mon fils, ou pourrais faire pour vous donner des preuves
/u'il ait paru devant vous autrement (pie de ma reconnaissance, et du désir que j'a ■-
ïour vous demander votre bénédiction. Un rais de vous la témoigner. Mais puis pic
niant élevé au collège, à la campagne cl en c'est pour l'amour de Dieu que vous conli-
Scosse, ne méritait pas que vous lui lémoi- nuez à me donner de nouvel ies marques de
massiez tant de considération : mais votre votre charité el de voire tendresse, je prie
jonté vous a fait passer par-dessus toutes tous les jours sa divine boulé de vous i n
es raisons qui le rendaient indigne de tant récompenser mille fus an delà de ce qm
te faveurs et de ttnt de marques de boulé, pourrais faire pour vous témoigner combien
i'.GS
j • sui • re< ■ >sant. Celui qui, par sa mi- • encorde eus ; - ■ . i sa inspiré pour
, une i< niiresse i Mernelle, peut seul donner la récompense de tout ce qu'il excite ;, h ,,. pour lui ; etj'esi ère avec une entière confiance qu!il le fera, non-seulement pour ii , > de charité dont vous nous coinli!»z tous les jours moi et mon ûls, mais
jore plus pour les avantages que sa sainte Eglise reçoit tous les jours de votre savante( pieuse, judicieuse et éloquente plume.
j"ai rail loul nouvellement imprimer ici voir.' livre de l'Exposition delà foi, et votre Lettre pastorale. J'espère avoir tous les jouis de quoi vous entretenir sur les bons effets de celte publication. Je souhaite i|ue le premier de ces deux ouvrages ait ici le même effet sur les autres qu'il a eu sur moi. Je remercie Dieu tous les jours de te qu'il est tombé entre mes mains, d'autant pi us qu'il est fort remarquable que ce fut un ministre qui me l'envoya, comme un livre plus proie à satisfaire la curiosité, qu'à déterminer réunissent tous sous leurs supérieurs : au
une parfaite union. Les uns veulent Être de
ni Pau!, et les autres d'A polio. Nous en avons peu <|ui aient assea renoncé à euxmêmes, pour remercier Dieu de ce que personne n'a aucun juste sujet de se servir de son nom, pour (ouvrir son attachement ii ce qui passe pour une espèce de faction.
Le loi a invité les Bénédictins et les Capueins de venir ici travailler dans la vigne de Noire-Seigneur, dont ce pays est au moins un petit coin, mais qui est bien rempli de ronces et do mauvaises herbes, Ces Jésuites v .sont presque en aussi grand nombre (pie les ecclésiastiques y étaient auparavant: ainsi les gens d'Eglise y seront en fort grand nombre. Mais comme ils font chacun un corps séparé, cl qu'ils ne prennent point de mesure ensemble, cela pourra produire une manière de procéder qui n'aura pas le même ell'et que si tous agissaient de concert, afin d'éviter le bruit et les méprises. Cependant chacun de ces corps en particulier a plus d'avantage que le clergé; parce qu'ils se
le jugement en matière de religion. Mais lorsque les hommes ne songent qu'à leur diveri ssement, Dieu tout-puissant le change quelquefois en quelque chose de plus sérieux : et saint Augustin n'ayant d'autre dessein que d'écouler avec plaisir l'éloquence de sainl Ambroisè, l'emporta la semence des scrupules qu'il jeta dans son cœur, et qui, par un miracle, étant venus à
lieu que le clergé n'a point de chef, si ce n'est un fort homme de bien, qui s'élant malheureusement engagé dans la conduite <.\^>i affairés temporelles du duc de Gourdon, il est, ce semble, trop tard pour espérer qu'il puisse se dégager d'un tel labyrinthe. C'est pourquoi, uioli très-illustre et trèscnarilable seigneur, permettez-moi d'avf:r recours à vous pour vous demander votie
maturité, produisirent le fruit d'une parfaite avis, par charité et pour l'amour de Jésus
conversion.
Mon frère Melford vous e.^t infiniment obligé de la bonté que vous avez pour lui, et de l'espérance que vous témoignez qu'il continuera aussi bien qu'il a commencé. Je su s obligé d'avouer que, si j'avais à proportion autant de bonnes qualités que lui, j'espérerais, avec, la grâce de Dieu, faire ici quelques progrès : non-seulement j'en suis fort éioig;:é, mais encore je suis honteux de me trouver, comme le fou dont parle Salonion, à qui ou a mis entre les mains quelque chose de grand prix, dont je ne sais pas faire tout l'usage que je pourrais. Que ne feraient pas quelques personnes dans le poste où je suis? Mais, hélas! quand je considère ce que je dois à Dieu, à ma patrie engagée dans l'erreur, au service du roi, et à cette sainte société de laquelle je suis, quoique le dernier, et aux Catholiques de ce pays-ci, je ressens une extrême confusion. Si peu ue zèle, si (jeu de forces, si peu de secours, tant d'opposilions et si peu de gens qui m'assistent, sont des considérations qui ne me donnent guère de consolation
Christ; afin que nous puissions ensuite avoir recours au roi, pour apporter les remèdes nécessaiies au mal sous Je poids duquel nous gémissons présentement.
J'ai déjà prié les missionnaires qui sont ici, tant les ecclésiastiques séculiers que les Jésuites, de venir dîner avec moi tous les samedis, qui est le jour de la semaine auquel j'ai quelque loisir, les autres étant employés aux affaires. J'y ai destiné ce jour, parce que je crois que cela pourra être de quelque utilité. Après le dîner, nous lisons ensemble les nouvelles que nuus recevons de to..s les coins de ce royaume, lis sont demeurés d'accord que je proposerais la méthode que nous devions tenir dans notre assemblée. D'abord nous avons proposé les moyens d'établir des ecclésiastiques dans les lieux où il y a d'anciens Catholiques et de choisir ceux qui sont les plus capables d'avancer l'Evangile de Jésus-Christ. Je me suis chargé de procurer de petites pensions pour les familles ',ui ne pourraient pas entretenir des ecclésiastiques sans cette assistance; et, de celte manière, les choses pourront devenir en meilleur état que par le passé. Ensuite
Les Catholiques qui sont ici peuvent dire, nous avons songé aux moyens d'établir des avec saint Paul, qu'ils sont exposés comme ecclésiastiques dans les lieux où il n'y en a
en spectacle, lis sont en petit nombre, et leurs saintes maximes sont si peu connues, qu'on regarde comme des monstres ceux qui tiennent de semblables maximes. Ils ne s'accordent pas même luit bien ensemble, faute de s'appuyer l'un l'autre ; et nous a uns assez de reine à nous maintenir tous du. .s
point ; faisant en sorte que quelques personnes, par principe de conscience ou par intérêt., protègent ceux qu'on y pourrait établir, et d'expérimenter ainsi le succès que Dieu voudrait donner à leurs travaux.
J'ai ensuite demandé qu'on écrivit à tous les ecclésiastiques dispersés dans le r >vau-
PAKT. XIV. LETTRES DIVERSES
me, afin qu'ils m'envoient des listes de tous les Catholiques qui sont dans les lieux de leur établissement, et qui seraient capables de servir Sa Majesté dans les cours de justice, ou dans le commandement des troupes, comme aussi de tous ceux qui sont pauvres, afin que Sa Majesté puisse pourvoir à leurs besoins. J'ai ensuite voulu m'informer, dans toutes les provinces de ce royaume, combien on trouve de ministres convaincus de la vérité de la religion catholique, et qui ne demeurent attachés à la protestante que pour conserver leurs appointements, aiin qu'on pût les instruire de la méthode dont ils pourraient se servir dans leurs sermons , pour lâcher de [(réparer les peuples à leur conversion.
Enfin j'ai prié ces ecclésiastiques que, s'il arrivait par méprise quelque inconvénient, ils me fissent l'honneur de me consulter, s'ils m'en jugeaient capable, comme un homme plus versé dans les alla ires du monde qu'ils ne pouvaient l'être : qu'ainsi j'espérais, avec le secours de Dieu, trouver moyen d'accommoder toutes les affaires qui pourraient survenir entre des hommes si [deux et si raisonnables, avant qu'elles fissent du bruit dans le monde. De cette manière, tout indigne et incapable que je sois, je me trouve chargé d'un assez grand ouvrage.
Je vous expose toutes ces choses, Monseigneur, afin que, comme un médecin, quoique savant et habile, ne peut donner des remèdes convenables sans être pleinement informé de la constitution de son malade et des symptômes de sa maladie, vous soyez informé de l'état des choses, pour pouvoir proposer ce que vous jugerez le plus convenable à l'avancement de notre sainte religion en ce pays-ci , par rapport à notre état et aux circonstances présentes. Si vous le jugez à propos, vous m'enverrez vos avis tournés en telle manière que je puisse mettre entre les mains du roi, mon maître, ce que vous m'écrirez.
Vous voyez, mon (rès-révérend seigneur, la liberté que je prends; mais, depuis que Notre-Seigneur vous a fait l'instrument de ma conversion, j'ai considéré que la qualité de fils me donnait une liberté à laquelle je n'aurais pas osé autrement prétendre auprès de vous : outre que la matière est trèsimportante , et que je ne vous demande votre secours qu'avec de très-humbles prières et pour l'amour de Notre-Seigneur : ainsi j'espère que vous me pardonnerez.
La bonté que vous témoignez à mon pauvre enfant est une obligation qui pénètre la partie la plus sensible de mon cœur. S'il s'en rend digne, il accomplira tous les souhaits que je fais pour lui. Il a beaucoup de périls et de pièges à éviter, étant justement dans le temps le plus dangereux de sa vie. Votre charité, votre bénédiction et vos prières seront de forts liens pour le tenir dans le devoir. La plus grande charité que vous lui puissiez faire, c'est d'exercer sur lui votre autorité paternelle, comme vous l'avez tout entière sur le père. J'espère qu'il se
OKlvrfs compl. de Bossuet. XI.
souviendra de ce que le roi a eu la boulé de lui dire à son départ. Je souhaite qu'il le puisse faire, d'autant plus que M. Val lace fait de son côté ce que Sa Majesté lui a dit : il en aura tout le bonheur, et moi toute Sa joie. Je vous avoue que je tremble pour cet enfant, quoique ce ne soit pas [jour sa conservation, puisque la vie du inonde ne dure qu'un moment; mais c'est pour son âme.
Que je m'estimerais heureux, s'il savait tout le prix de son innocence, et ce que c'est que d'être en grâce avec Dieu 1 Mais sa divine puissance suffit à toutes choses.
J'ai bien de la joie de ce que vous approuvez le choix que j'ai fait, en le mettant entre les mains de M. Innés. J'ose dire que, si vous pénétriez au fond du cœur de ce digne ecclésiastique, vous l'approuveriez encore davantage; car il a une piété solide sans affectation, et un si grand zèle pour la gloire de Dieu, que j'ai passé quelquefois cinq heures entières avec lui, sans croire presque que la conversation eût duré un quart d'heure. Mais il est accablé des affaires de son collège, qui se trouve fort incommodé par les dernières réparations de la rue, qui en ont fort diminué les rentes, et l'ont presque entièrement détruit. Si par votre grand crédit vous pouvez procurer à cette [ouvre maison quelque grâce du roi, qui a secouru avec tant de générosité et de bonté nos Jésuites écossais de Douai, ce sera une grande œuvre de charité, et un moyen de fournir à ce pays un secours de missionnaires prêts à tout événement. Je vous demande très-humblement pardon, Monseigneur, de vous avoir fait ma lettre si longue : je la prolongerai seulement encore pour vous demander, prosterné à vos pieds, votre bénédiction, étant, etc.
Edimbourg, ce 15 janvier 1687.