A DOM MABILLON
Sur une lettre du cardinal Colloredo, et les menaces quon faisait contre l'Eglise et contre la France.
La lettre de M. le cardinal de Colloredo est assurément, mon cher et révérend Père, la plus obligeante qu'on pût jamais recevoir : c'est ce que j'ai impatience de vous témoigner. Il faut prier Dieu qu'on écoule à Rome de tels cardinaux.
Je suis venu célébrer ici la fête de saint Denis dans une paroisse qui lui est dédiée;
(307) Dès 1686 les ennemis de la France avaient formé une ligue redoutable connue sous le nom de la ligue d'Augsbourg, et menaçaient ce royaume de la guerre la plus terrible qu'il eût encore eu à soutenir. Louis XIV, pour prévenir leurs mauvais desseins, envoya cette annie 4G88, au delà du Rhin, une armée qui eut de très-grands succès.
(508) L'abbé Renaudoi fut reçu à l'Académie française l'année suivante, à la place de M. Doujat.
(509) Lors de la grande révolution arrivée en Angleterre au mois de novembre 1688, causée par l'invasion du prince d'Orange, qui souleva les trois royaumes contre Jacques II, son beau-père ; le roi, la reine, avec le jeune prince de Galles leur (ils, furent obligés de se réfugier en France. Milord Perth, chancelier d'Ecosse, se vit aussi contraint de sortir
manière qu'il n'est pas possible de vous en rien dire de si loin. Tout ce que je puis vous assurer, c'est que si la chose est en son entier à mon arrivée, qui sera avant la fin de l'année, je serai de loul mon cœur pour vous, et j'attirerai à ce parti tout ce que je pourrai de mes amis. Je ne fais que gémir sur l'Angleterre. Je suis, Monsieur, à vous de tout mon cœur.
A Meaux, ce 22 décembre 1088.