‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 210 sur 458 · DE M. LABBÉ DE FÉNELON · texte numérisé non relu

DE M. LABBÉ DE FÉNELON

Sur le mémoire de Bossuet contre le docteur Dupin (351).

J'ai lu, Monseigneur, votre mémoire sur les ouvrages de M. Dupin, et je n'oserais vous dire tout le plaisir qu'il m'a fait : il y a seulement un petit endroit où MM. de Court,- de Langeron, de Fleury et mui, nous trouvons tous que vous allez un peu au delà des paroles de l'auteur dans la censure que vous en faites. Puisque vous serez ici environ huit jours après Pâques, il faut attendre à examiner cet endroit avec vous. Cependant je n'enverrai point le mémoire à M. Pirot : pour M. Racine, je lui montrerai votre lettre dès que je le verrai. J'ai été ravi de voir la vigueur mesurée du vieux docteur et du vieux évêque. Je m'imaginais vous voir en calotte à oreilles, tenant M. Dupin comme un aigle tient dans ses serres un faible épervier.

A Versailles, ce 23 mars 1C92.

DU MÊME

Sur les erreurs de M. Dupin, et les ménagements dont il désirait qu'on usât pour le porter à les réparer.

M. Racine est venu me parler de M. Dupin, qui se plaint, Monseigneur, de ressentir votre indignation sans l'avoir méritée. Vous

(350) Ecrit attribué à Bayle, et qui lui attira, de la part du ministre Jurieu, une violente persécution, paice que l'auteur, au jugement de ce fanatique, faisait paraître trop de modération dans 6on ou- \ru$e.

l'un l'autre.- il ne larde d'apprendre qa'tin

arrêt Bit levé le bloeus. J<- ne veui point que fous* penWei ce blé , l'honnôûr

.mimai romain ; esl trop intén ssé : fet nseus point qu*il soit déclaré simo-

,, . Quan i vous reviendrez, vous nous

nlerei les merveilles do printemps de Ci. rmigny. Le naMre commence à èire beau :

is ne voulez paa le croire, Monseigneur, venee le roir.

A Versaillea, ce 35 avril 1692.

itme

hicri, el travaille à ses affaires ; n'en soyez pas en peine.

A Versailles, ce k niai 1692.

DU M fi MF..

Sur les changements que Bossucl désirait faire dans certains usages de l'abbaye de Jouarre.

LETTRE CCIII

DU MÊME

1 •- | n mémoire contre les erreras de M Dupin . et le désir qu'il avait de le voir à I ci tailles.

Il m'est impossible, Monseigneur, de voos eip limite que nous avions remarqué dans un enilroil de votre mémoire. Je l'ai envoyé à M. Pirot; et vous savez qu'il faut avilir les termes devant les jeux, pour pouvoir entier dans celte discussion; je crois même que de telles choses ne se font bien que de vive voix. Après tout, l'endroit n'est pas esseniiel , et vous avez tant de choses inexcusables a reprocher à M. Dupin, qu'il ne peut manquer d'être confondu : Dieu veuille qu'il soit aussi corrigé 1 Si vous étiez venu ici avant le départ de la cour, on aurait pu raisonner avec M. Racine, et engager par lui If. Dupin à venir ici pour recevoir vus leçons : mais Mme de Jouarre vous tient eo prison. Quand même vous viendriez maintenant, ce serait trop lard; car M. Racine n'y sera | lus.

Je ne vous parle ni de Germigny, ni du printemps, ni des doux zéphirs. Les vents les plus fu> ieux qui sortirent du sac donné I ar Eole à Ulysse semblent déchaînés pour ramener l'hiver et pour troubler l'océan. Il faut espérer que ce mauvais temps sera fini avanl que le prince d'Orange puisse être prêt. On dit qu'il y a en Angleterre beaucoup de gens qui seront ravis de se défaire de lui. Pour vous, Monseigneur, nous cour"ns risque de n'avoir pas sitôt l'honneur de vous voir, car le pauvre Versailles ne vous sera plus rien en l'absence du roi; ce sera une raison ajoutée à tant d'autres pour souhaiter son prompt retour. M. l'abbé de Mau- Jevrier assure que M. l'abbé Bossuel se porle

vanec annuelle de plusieurs muids de blé que l'abbaiM prétendait avoir élé contractée envers eux, à cause de cette exemption ; et Bossuet Payant attaquée et fait supprimer, l'abbesse à son !our demanda d'être déchargée de la redevance, ce qui occasionna le procès dont il est ici quesiion. On a vu les pièces, t. V.

"•> Cette lèpre regarde rétablissement du scrutin dans l'abbaye de Jouarre, pour toutes les délibérations capimlaircs, et principalement pour w réceptions des Biles. Mme de Soubise, craignant que (eue voie secrète ne diminuai l'autorité de Mme Labbesse de Jouarre sa fille, chercha loue les moyens oe le., pèi ber, et emplova tous les anus de M. l'é • pie .le Heaui pour tirer cette affaire en longueur, en la muant en négociation. Voilà pourquoi

J'ai reçu, Monseigneur, la réponse de Mme do Soubise (353) : elle mo mande qu'elle me fera une réponse piécise après tpie madame sa fille aura vu ma lettre. J'ai oublié de vous dire qu'elle vou'ait fort deux ans au lieu d'un, et je ne doute pas qu'elle ne le demande pi us que jamais, si elle vous donne une sûreté par écrit. C'est à vous, Monseigneur, à examiner si vous pourriez user de cette condescendance, ayant celle sûreté par écrit. Réponse précise, s'il vous plaît, là-dessus.

11 me paraît qu'elle voudrait fort, avant que de conclure sur les èves, savoir quelle sera la fin de votre visile commentée à Jouarre. Elle craint que vous n'ayez d'autres choses à demander, qui tirent à conséquence contre madame l'abbesse : elle me presse de vous demander instamment que vous vous déclariez là-dessus, afin qu'elle sache à quoi s'en tenir pour le tout, et qu'on ne soit pas à recommencer sur d'autres articles, après avoir passé celui des lèves. Examinez donc, s'il vous plaît, Monseigneur, si vous pouvez vous expliquer sur toutes les choses que vous croyez avoir à régler pour faire la clôture de votre visite, et pour être content de la discipline entière de la maison. Cet article demande, aussi bien que l'autre, une réponse prompte et décisive : en tout cela je ne veux que vous témoigner mon zè'e et mon respect, etc.

A Versailles, ce 16 décembre 16%.

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