III. Le L:uii\.ri'iiiuiu des séminaires
|\ . I. -. fondations ci leur exécution. Vli disciplina pour les mœurs des écoliers. \ i. I temporel de l'université.
On ne donne dans ce premier mémoire qu'une teinture des choses les plus pressées dans chacun de
ils i u m lés.
Celte de théologie.
II n'y ■ pas fort longtemps que la Faculté de tbéologte c ait encore florissante. Il y avait dans celle Faculté des professeur» d'un mérite distingué: on les consultait dé toutes parts; leurs leçons « talent fréquentées, >i les écoles se soutenaient avec réputation et avec éclat, Le roi y a mis depuis les
sseurs d'Espalunghe et Tournéli, docteurs de S i.iniiii', nui s'y sont acquis aussi beaucoup de liai m et d'estime : mais l'un étant mort , et l'autre devenH professeur de Sorbonne, cette Faculie e>l tombée dans une entière décadence; en le qu'on peut dire, sans exagérer , qu'il ne lui en ii si • plus que le nom.
Ceux qui la composent à présent sont le sieur de h Verdure, très-distingué autrefois par son mérite, mais actuellement hors d'élal de professer et d'aucun travail, à cause de Se* infirmités ; le sieur I qui est d'un grand âge, et qui n'a jamais eu de réputation; le sieur Delco» pt, dont M. l'évèque l a été Obligé de censurer publiquement la doctrine, el delà lui faire désavouer par un acte public, et dans une matière qui n'allait à rien moins qu'à saper les* fondements de la foi ; enfin le BieurAmand, que de curé de village on a fait choisir il y a quelque temps pour professeur de catéchisme, pour le mettre en état, comme on vient de faire, de l'élever plus haut sans concours et sans examen, qu'on croit qu'il aurait peine à soutenir. Les autres docteurs n'étant pas de la Faculté étroite, is fonction. Le nombre en est petit, celui ■est plus grand : mais toute celte Faillite diminue. Il se trouve cependant parmi ses gradués, qui demeurent dans l'obscurité, des hommes d'un mérite reconnu, et capables de remplir les prem ères places.
o de capacité des professeurs rend les écoles liques désertes. iJe pics de six cents théologiens étudient à Douai, il n'y a que trente ou trentecinq écoliers sous le sieur Pierrard, qui professe pour le sieur de la Verdure : cependant il est hatnle I* mnie, et x ienl d'en donner des marques dans ■m s qui est ouvert : mais comme il n'est chaire qu'en passant, et comme par emprunt, les écoliers ne s'y allai hem pas. Il n'y a que «i'iinze écoliers sous le sieur Cerf, environ trente ■s le si ur Delcouri, et huit ou dix. sous le sieur n'en auraient-ils pas tous ce nomicoliers qui demeurent comme pensiouconime boursiers dans les séminaires • lents ne se trouvaient dans une ' '!■• nécessité de prendre leur, caitiers : et 1:')" i"--1 dire que si les religieux de Saini-Vaasl lArras qui ont un <■ , Douai où ils ensei-
gie, mais dont les écoles ne sont pas uiles qui v , ent
• ii n'en resterai!
presque aucun ; et les évéqites des provinces voisines seraient privés du BeCOUrs qu'ils tirent des tbéologiens qui étudient à Douai.
I peu d'assiduité et la négligence avec laquelle
quelques-lins de ces professeurs l'ont leurs (lasses achèvent de les deerédi ter, surtout le sieur Deleourt,
dont les absences sont très-fréquentes, et qui , lorsqu'il professe par lui-même, n'arrive souvent qu'après son heure, se contente de dicter un quart d'heure, et d'expliquer un autre quflrt d'heure, puis se retire.
Le sieur de la Verdure n'étant plus en état de travailler, le sieur Deleourt se trouve le seul censeur des thèses, sur lesquelles il se donne une autorité despotique en refusant de les signer, et les arrêtant par là tant qu'il lui plaît, lorsque ceux qui les soutiennent ne se trouvent pas de son sentiment. La plupart des présidents de séminaires, et des professeurs en théologie des ordres religieux , el d'autres personnes distinguées , en oui porté leurs plaintes à M. l'évèque d'Arias par une requête en forme, signée d'eux. On joint ici une copie de celte requête cl du mémoire qui y était joint.
On informera nosseignrurs les commissaires, dans un mémoire séparé de celui-ci, des plaintes particulières, qui regardent le sieur Arnaud, qui a cru eue en droit de monter sans concours et sans examen à une chaire de théologie , contre le droit et l'usage de celle université. U suffit quant à présent que nosseigneurs les commissaires soient informés de deux choses.
Premièrement, que, sans parler du défaut de talents extérieurs dans le sieur Arnaud, sa seule incapacité le rend absolument inhabile à l'emploi qu'il occupe, et encore plus à celui auquel il a cru être en droit de s'élever : c'est un fait aisé à vérifier, en faisant examiner ledit sieur Arnaud par des théologiens qu'il plaira à nosdits seigneurs de nommer à cet effet.
Secondement, qu'à la mort du feu sieur Estier, docteur de Sorbonne, et professeur en théologie, homme de mérite, les proviseurs de l'université supplièrent Sa Majesté de vouloir rétablir le concours, pour conférer aux plus digues les chaires des professeurs, conformément à l'ancien usage de ladite université, et à l'arrêt du conseil du 50 avril 1091. Le sieur Arnaud, professeur, du catéchisme, contre cet usage et la teneur de cet arrêt, a prétendu monter de plein droit à la quatrième chaire de théologie, el s'en est fait pourvoir, la ssant sa chaire de catéchisme au concours. Les proviseurs de l'université, qui virent un brevet de Sa Majesté en faveur dudit sieur Arnaud, n'eurent d'autre parti à prendre que celui de s'y soumettre par provision, sauf à eux de se pourvoir par-devant les commissaires qu'ils demandaient au roi pour connaître spécialement de ceite affaire, et on mit la chaire du sieur Arnaud au concours. Le jour indiqué pour l'ouverture de ce concours, cinq des concourants présentèrent une requête au recteur et aux proviseurs de l'université , tendante à récuser pour juge le sieur Deleourt, pour les raisons reprises dans ladite requête. Les proviseurs ont fait part de cette requête à M. de Daguols, intendant de Flandre; el le sieur de Dagnols l'a renvoyée auxdils proviseurs pour en connaître. Ils l'ont Communiquée au sieur Deleourt , ont déclaré les causes de récusation recevables, et eu conséquence ont nommé un autre doclear eu sa plaça; el attendu les infirmités du sieur de, la Verdure et du sieur lie Cerf, ils oui encore nommé deux autres docteurs pour remplir leurs places, ainsi qu'il se peut voir par la sentence jointe à ce mémoire. Le sieur Delcourt a voulu se pourvoir contre celle sentence au pa lemcnt de Tournai •. mais ce tribunal s'ett absi nu juger ré s<>:i incompétence, cl a
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I ART. XIV. LLTTKES DIVERSES
renvoyé les parties par-devant Sa Majesté , ordonnant cependant que le. concours, dont il avait d'abord suspendu la suite, se continuerait : et de fait le concours s'est Continué en public avec les solennités ordinaires, et se continue encore actuellement par-devant les docteurs, juges délégués à cet ellel par lesdils proviseurs . tant à causa de leur droit d'y pourvoir au défaut des autres, qu'en conséquence du renvoi de M. l'intendant, et de l'arrêt du parlement de Tournai.
Il est évident, par l'étal où se trouve cette Faculté, qu'elle péril et se détruit entièrement par le mépris dans lequel l'a fait tomber le peu de mérite des personnes qui la remplissent. Le concours qui est ouvert donnera lieu d'y mettre d'excellents sujets qui s'y présentent, non-seulement pour remplir la chaire vacante par le décès du sieur Estier, mais pour donner des coadju leurs à ceux des professeurs que leurs infirmités ou leur grand âge mettent hors «l'état de professer absolument, ou de le faire avec l'assiduité nécessaire, ainsi qu'il s'est pratiqué en pareil cas dans celle môme université.
LES FACl'LTÉS DE DROIT.
Les deux Facultés de droit canon et civil sont les inoins endommagées : les ordonnances du roi pour les études du droit dans son royaume s'y exécutent exactement. Les chaires des professeurs ne s'y confèrent que par le concours : on ne laisse pas cependant, contre le sentiment de quelques-uns des professeurs, de recevoir de temps en temps aux degrés des écoliers qui n'ont pas toutes les qualités qu'exige l'édit du roi de 1679 ; et c'est le seul abus à réformer.