A U. L'ABBÉ KEN AL DOT
l'ép'Urc de Boileau, de l'Amour divin.
je me fusse trouvé ici , Monsieur , quand vous m'avez honoré de votre visite, e vous aurais proposé ie pèlerinage d'Auteuil avec M. l'abbé Boileau, pour aller entendre, de la bouche inspirée de M. Despréaux, l'hymne céleste de l'Amour divin. C'est pour mercredi : je vous invite avec lui à diner ; après, nous irons : je vous en conjure.
A M. LE PELLETIER, ÉVÈQLE d' ANGERS.
Il lui marque son sentiment sur les mariages entre oncles et nièces, et entre cousins germains ; condamne fortement les premiers, improuve les seconds, et déclare que les e'véques ne doivent point reconnaître les brefs obtenus pour contracter de tels mariages.
Puisqu'il vous plaît, Monseigneur, de m'ordonner de vous dire mon sentiment sur le mariage du maire de votre ville avec sa nièce, et en général sur les mariages entre cousins germains, j'aurai l'honneur de vou.s dire
ci vuua afi'iuiict uo iui 4ucnjuu ^uuoo oui Uire ce qUe V0|IS savez mieux que moi, qui ce sujet-là, je pourrai 1 apprendre mercredi est qu'i| faut distinguer entre les mariages à
à Meaux, au retour de Rouvre, où je vais Je n'ai point dit qu'on vous priât de ma part de vous charger de l'éducation de ce gentilhomme; mais seulement d'examiner s'il était digne que j'en prisse un soin particulier : ce que je vous prie de vouloir l'aire, ou par vous, ou par quelque ami judicieux, en Ja manière que vous trouverez la plus convenable.
Quant à Mme la marquisede la Trousse, il n'a pas tenu à moi que nous n'ayons terminé notre différend à l'amiable. Je m'en étais rapporté à M. de Lamoignon, son ami, et qu'on ne soupçonne pas de me vouloir favoriser : elle l'en a dédit. L'affaire est en
faire et les mariages faits.
Pour les derniers, il n'y a qu'à considérer si l'exposé est véritable dans les faits qu'on peut regarder comme ayant servi de motif à la dispense, et qu'en cas qu'il soit véritable, il n'y a qu'à demeurer en repos. Au contraire, si l'exposé était faux, il faudrait en grande douceur et efficace représenter aux parties cette nullité, et y chercher des remède-.
Mais comme lachose est faite, et qu'il n'y a pas d'apparence qu'on soit tombé dans un défaut si essentiel, c'est principalement sur l'avenir qu'il faut répondre.
Monsentimentestdonc, l°qu'il n'ya pas lieu
état d'être jugée, et nous en sortirons plutôt ici à l'appellation comme d'abus ; parce que par un arrêt que par arbitrage. Ainsi il ne c'est unechosede puregrace, dont d'ailleurs paraît pas qu'elle ait rien à faire, que de lesévêquessontles maîtres. 2° Quoique le cas
(~>89) Il s'agit ici de l'exemption dont les religieux de Rebais jouissaient dans ce lien, où les ecclésiastiques relevaient de leur juridiction. Bossuct alta-
OEL'YRES compl. de Bossif.t. XL
qua cette exemption, et lit plusieurs écrits en conséquence. Yoy. ['Histoire de l'Eglise de Meaux, par D, Toussaint Duplessis ; loin. 1, pag. 5iw2 et suiv.
IX iv:.! S ( OMPLETF.S DE BOSSUET.
IIOO
ré, ma dispositiou
i Je refuser absolument de tels
brefs pour les raisons que vous marquez,
qui sont de la dernière conséquence : tous
les brefs qui sonl donnés contre l*expr<
ii concile de Trente devant être - obtenus par surprise, l'excepte le ces où Ion aurait commencé itlicitis, sans 1 le dessein de faci-
liter par la la grâce demandée; en ce cas, j'en ai • quelques-uns entre cousins
DainS.
ir d'oncles à nièces, j'aurais grande peine à m'j résoudre, m ce n'est pour éviter un grand scandale.
Je crois pourtant encore qu'on pourrait I asser dans certains cas extraordinaires , comme car exemple pour empêcher des procès entièrement ruineux, entre cousins t rmains seulement, et non pas entre oncles il nièces, encore moins entre neveux et i.'.n! . :uoi la nature répugne trop.
Je n'entre pas dans certains exemples de
le s jours, OÙ je crois que la bonne foi peut
ir excusé ceux qui ont obtenu ces grâces.
I précaution d'en écrire au cardinal dataire est dès-bonne; mais le secret est de nous rendre maître de l'exécution qui nous est renvoyée.
Quand vous me faites souvenir, Monseigneur, du temps qu'il vous plut passer avec
i. je me souviens en même temps des ( temples de vigilance et de prudence que i 18 iii'\ avez donnés, et de l'obligation où
-uis d'en proiiter. Je suis avec un respect sincère, etc.
Ce 10 juillet 1693.
LETTRE CCXXVH.