‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 246 sur 458 · A M. DE NOAILLES, ARCHEVEQUE UT. PARIS · texte numérisé non relu

A M. DE NOAILLES, ARCHEVEQUE UT. PARIS

Sur les additions et corrections à exiger dans une thèse des Jésuites.

J'ai, mon cher seigneur, communiqué à

(150) Les quiétistes. par l'alité Goujci, où l'on trouve le détail de toutes

(451) La première Instruction sur les promesses les attaques livrées à celle é.liiio;), et les condam* faites à l'Eglise, nations que Rome a portées contre unis les linol-

(452) Voy.VHistoire de /' 'édition de saint Angusi'n, les qui tendaient ;t la décrier, composée par dom Vincent Thuillier, et puhliée

f!43 P( l VRES COMPI SJ ET. | UJ

l'archevêque : - i lièse qn< j'ai pomme elle en fera un soutien. La véri.é,

ne ce matin tre billel Monseigneur, devient de plus en plus forte

I [uerque votre lettre sous un si puissani appui : je me trouve

t tout < vous aviez pu par là plus coui . el plusque jamais

: ! - liailerail qu'on pût ajouter plein d'espérance. Dieu veut faire poui son

..■/. et requit uni in pœni- Eglise quelque chose de grand, puisqu'il

tmtibusul l incipiant tanquam vous élève. Je suis heureux d'avoir à Ira-

iii jus t Ma rem. il eroil que ces vailler spécialement sous vos ordres; et

'.h I •: point de difficulté, puis- rien n'égalera jamais le respect et l'attache-

qu'ils le lui accordent à lui-même dans une nient que j'ai pour Votre Imminence,

se qu'il dit yous avoir donnée autrefois. Juin 1700.

lient d'humeur à le faire, il faudrait —

ir .:i dire : et requirunt in ifttri? CC\ Wll pmnitentibus post fidei ac spei nef us, ut Deutn

diligere intipianl tanquam, etc. One si I on DE M- »e lamoignon de basville, intendant

pe peu) les mener à ce point, la [hèse peut 1)U Languedoc.

le est, à condition qu'on Sur l 'Instruction pastorale de Bossue', les

ndra d'autres occasions d'expliquer la affaires des protestants, et Ir désir qu'il

ité tout entière. Dieu, par sa bonté, les avait d'en conférer avec le prélat.

fera naître; et,si le roi vous a écouté, elle ...... . -, v

i toute née. A vous, mon cher seigneur, J ai rb,.en l es remerclmenla, Monsieur, à pomme vous .«-avez, avec un respect sincère. VOl,s fa,re ,de ';' ,,eltre pastorale qw vous A Paint-Germain, ce 7 juin 1700. avez ?u ia !,"nU;(Jo «', envoyer. Je lai lue J avec la même achuiration dontj ai etc rera- I FTTUi? rnxv pli en lisant vos autres ouvrages. Je l'ai aa trouvée si belle, que j'ai mandé au sieur ab.delabbobe, ÉvEQUE «e mirepoix. Auisson, à Lyon, de m'en envoyer cent l'affaire de Al. tic Mirepoix touchant la exemplaires, pour les distribuer aux nou- '>>', n , et quelques projets d'ouvra- veaux convertis de cette province. I! est (Jl ■•■ plus temps que jamais de leur donner une parlai hier à fond à M. le duc du pareille nourriture. Ils viennent presque ive sur la députalion, en posant pour tous à l'église; plusieurs demandent et reenl que c'était moi qui avais besoin çoivent les sacrements sans aucun mouved'un théologien et d'un évoque comme vous, «>ent de contrainte ; enfin la moisson se pré- Mooseigneur , et non pas vous qui cherchiez Pâre» etc'est à présent que les bons ouvriers une occasion de venir en ce pays. Je ne pus et les ouvrages excellents comme les vôtres ' irer (Je ce prince deux paroles positives; nous sont très-nécessaires, mais seulement un témoignage de ses Je n'ai rien tant souhaité que d'avoir une i onnes dispositions. M. l'évoque d'Uzès conférence d'une heure avec vous, sur la s'est mêlé dans cette affaire : il appuie sur manière de conduire ces affaires imporng, non pas d'obligation, mais de bien- tantes. J'ai toujours cru que si o > senlenséance, et déclare qu'il veut bien cédera dail bien, il ne pouvait y avoir deux avis. M. d'Alais, qui n'a jamais eu la députalion, ]l cst très-certain que les voies douces sont n pas à vous qui l'avez eue. Je lui '('s meilleures : qui peutdire le contraire en parlerai, et je serai très-fâché si l'affaire matière de religion? Mais la question est manque. (pièces voies soient en môme temps douées Quant à vos projots pour les réunis, j'ap- cl efficaces, et qu'on ne laisse pas retomber prouve beaucoup votre dessein de traiter les nouveaux, convertis dans un relâchement ment le sacrifice (453). C'est ce que "^l 'f-'3 préjugés le leur naissance les attiuis aussi proposé, après avoir expli- roui toujours : ce qu'ils font avec d'autant |u ! les promesses de l'Eglise par une i'ns- l'!llS ^e facilité, que les pratiques de notre Iructfon pastorale qu'on vous enverra peut- religion leur paraissent plus difficiles que cire par cet ordinaire. Je ne vous parierai celles de la prétendue réformée. Il faut les point de noire assemblée : les intentions de mettre sur le pied de s'instruire, et d'écou- •'•!. de Reims sont très-bonnes, vous savez iGî' l(1 parole de Dieu, sans quoi ils ne setuiennes. Je suis avec le respect qui vous roui jamais bons Catholiques. Il y a dans t.s! codou, etc. tout cela une première glace à rompre, qui A Versailles, ce 11 juin 1700. arrête et qui empêche tous les progrès , si

la puissance temporelle ne vient un peu au

IFTTKPrnvvi secours de la spirituelle. La première doit

m », , -À ,,t . ï* \ se eontenir dans les bornes qui lui sont

a n. le caudhul de vailles. prescrites, et il me semble qu'il est fade

rsa promotion au cardinalat. ,.„ pratiquer celte conduite d'une manière

«t avec, um' joie inexplicable, mon très-utile, et qui peut être très-sage et très-

er seigneur, que je viens avec un modérée. On met souvent le fait, en parlant

ïspect sincère saluer Votre Eminence. Vo- sur ce sujet, autrement qu'il ne devrait être:

Ire promotion fera la joie de toute l'Eglise on ne parle que de moyens violents, ou de

la Brouc a ilounc au public des instructions sur ccUe uialiè;e

H 55 PART. XIV. LETTRES DIVERSES. 1 ;

voies douces, comme s'il n'y avait pas un LETTRE CCLXIX

milieu entre deux. Toute violence est bl

mable : mais il y a une certaïue fernietéqui t- / - / , • //- ; ,

doit accompagner l'instruction, et qui lait , "* , ll}}°n* / , Me du clergé,

ou .-ri'uuui p.i.-uier i msirucuun, cl qui lui , # -,■ , , • , , —

lie l'on en profite C'est ce que l'expérience ! *ur I"''l'uc '" '""""' 'otll'"c de lit connaître, et c'est en quoi le, concours Augustin.

des deux puissances est si utile. ■''-' sms lrès ''l|Ç(,> mon révérend Père, que J'aurais bien souhaité pouvoir réformer vous soyez content des résolutions de J'asmes faibles idées sur les vôtres, et appren- semljIée a s opposer aux nouveautés de dre d'un aussi grand maître ce que je de- lout('s les sortes^ qui s'élèvent contre la vais faire pour remplir ma vocation, en science de Dieu. L'approbation de personne* pratiquant celle règle si sage en lo'utes aussi sninles' aussi habiles, et aussi bien choses, Ne quid nimis. Mais il faliaii pour "'lonlionnées pour la vérité que vous l'êtes, jouir de ce plaisir, avoir un congé de trois "0us doit (Jonn,;r (Ju courage. Pourriez-vous mois, et je n'ai pu l'obtenir depuis dix-huit cr0,re (ïuil se trouve des opposants, et qu'il ans. Je vous demande au moins qu'une si ï en a (IU1 répondent que les opinions relongue absence ne me lasse pas perdre l'u'1!('es ne sont plus soutenues, et qu'ainsi l'honneur de votre souvenir, et de me croire ' aut lc's ,aisser la comme mortes, sa toujours avec beaucoup de respect' et un combattre ce qui n'est plus qu'un fantôme? attachement très-sincère, etc. Pour vulre préface, j; l'ai admirée, et De Lamoignon de Basviile vol!>c mot,éralion après la victoire qui nous Juin 1700. oblige, indépendamment et au-dessus de __ tout senlimept humain, à contenter les bon-

LETTRE CCLXVIH nes ^m,'s> (>t a fermer 'a bouche aux contredisants. Priez Dieu pour nous, afin qu'il

p.io^se de bossuet a m. de basville. nous donne un aussi heureux succès que

// lui expose les difficultés c/uil trouve à nous avons le cœur pur de tout senlinn

obliger les protestants opiniâtres de venir humain. Aimez celui qui est tout à vous.

à la Messe. A Saint-Germain, ce 11 juillet 1700.

Je suis très-aise, Monsieur, que mon Ins- T ~r

Iruction .pastorale sur la perpétuelle stabi- u.laav.

lilé et sur ies promesses de l'Eglise vous AU MÊME*

ait satisfait, et que vous la jugiez utile à Sur le dernier volume de l'édition de saint

vos réunis. Quant à la manière d'agir avec Augustin, et la conclusion de l'assemblée du

eux, je crois en effet que j'en conviendrai clergé.

aisément avec vous : car je conviens sans Je vous rends grâces, mon révérend Père,

peine du droit des souverains à forcer leurs et je vous prie en même temps de l'aire mes

sujets errants au vrai culte, sous certaines remercîments au révérendissime Père gé-

peines. Cela étant, toutes les fois que nous néral, du beau présent que vous m'annon-

pourrons croire que corrigés par ces peines, cez. J'en ai déjà vu la Préface, qui est ad-

qui les auront rendus attentifs à la vérité, mi rable, et j'ai grande impatience devoir le

ils iront de bonne foi à la Messe, je ne reste.

trouve aucune difficulté, je ne dis pas à les Vos prières pour l'heureux succès de no-

y recevoir, mais je dis h les y contraindre Ire assemblée ont eu leur cll'el ; puisque la

d'une certaine façon. Toute ma difficulté est grande affaire de la doctrine finira demain

d'y recevoir ceux qui font profession publi- heureusement, s'il plaît à Dieu, et avec un

que de n'y pas croire, et qui sur ce fonde- consentement unanime. Vous savez qu'en

ment refusent opiniâtrement de communier, telles matières la dernière journée n'est pas

tans môme témoigner pour cela la non-ré- la moins importante; ainsi je vous demande

pugnance par où, il faut commencer. Tant la continuation de vos prières, et suis avec

qu'ils sont en cet état, je les crois incapa- cordialité cl vénération Irès-parfailement à

blés de profiter de la Messe : cela même les vous, etc.

rend dignes de châtiment aven la modération A Saint Germain, ce 3 septembre 17( .

convenable, par pitié pour leur maladie. Mais —

au reste, deies y admettre; bien loin de ies LETTRE CCLXXI.

y contraindre de quelque manière que ce de dom mabillon.

soit, c'est leur donner une faible idée de c , . ;!,/.„.-•

la sainteté du mystère, el leur inspirer de Sw ?'«'«•" "•"<* touchant hl 9râ* ' ■

l'indifférence pour les bonnes dispositions •!" crois que la pièce donlVotreGraudeur

qu'il faudrait avoir, et même pour v aller nie fait l'honneur de m'éenre est celle de

ou n'y al'er pas : c'est la disposilionque je Guillaume, abbé de Metz, qui se trouve dans

trouve ici dans ceux qui vont à la Messe .Ni '« premier tome de nos Analectes, page -ici,

facilement, plus prêts encore à n'y pas al- avec ses lettres qui précèdent, dans le même

lei'. Je serai .très-aise d'apprendre" à voire tome, où il parle fort avantageusement de

loisir ce que vous pense/, sur cela, et de la grâce, surtout dans la sixième. Tous nos

profiter de vos expériences. Je suis, Mon- Bénédictins ont toujours été extrêmement

sieur, etc. attachés aux sentiments de saint Augustin.

A Saint-Germain, ce 11 juillet 1700. Nous avons dans la Bibliothèque des Pères

l'ouvrage d'un Franco, religieux d'Aflîigem

||41 S i V BOSSITET. HiS

i !,i grâce, qui est du les aulrcs moyens, plie croit qu!ils dojiveul

i • ps vivait vu Suisse être préférabfement employés. I! l'aui sur

;.D Frovuious, abbé «lu Mont des Anges, toutes choses éviter que personne ria soit

: j'ai vu un excellent ouvrage sur le forcé d'aller à la Messe; mais s'il y a dos

sujet, qui est manuscrit, dans la bi- opiniâtres dans votre, diocèse qui, par leur

bnsilden, et dont j'ai pris son- méchante conduite sur la religion, causent

leinenl la table des chapitres. du scandale. et dorinenl de mauvais exemples

je | rends la liberté de dire à Votre Gran- aux autres nouveaux convertis, vous pren-

i dois partir vendredi prochain pour droz la peine d'en informer Sa Majesté, aiin

Reims, ou M. I archevêque m'a ordonné uc qu'elle ordonne do leur châtiment; suivant

l'aller trouver. J'aurais été ravi d'avoir eu la peine qu'ils auront méritée. J'écris la

cette occasion d'aller rendre mes devoirs à même chose à .M. l'intendant. Votre Grandeur; mais je crois que je serai A l'égard Jesjeuue.s personnes au-dessous

rendre la voie du carrosse public. de quatorze ans, comme £a Majesté a pourvu

j - s avec un profond respect, etc. aux moyens de les faire aller aux instruc-

1700. lions, il n'y a qu'à faire exécuter les ordres

— qu'elle a donnés sur ce sujet. Je suis, etc. LETTRE CCLXXI1. DÉ Tqacï,

r. iacqdes de i. v cour, abbé de la A Fontainebleau, ce 1" novembre 1700.

Al B.

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