TRAPPE
lr mort de M. de Rancé, ancien abbé *i Lhfl RE ^Lxxn •
formateur de ce monastère, décédé te 29 A w; DE LA broue, eveqce de mirepoix.
octobre de cette année. Il lui expose (es raisons qui ont empêché
Quoi lue là nouvelle que vous me mandez, l'assemblée de condamner directement la
Monsieur, soit bien dure, par la perte que doctrine de Sfon.drate:; lut marque comment
is d'un tel ami, je vous suis obligé de elle a supplée à cette condamnation ; .lui
l'attention que vous avez eue à m'en don- Pa!'led unc aïï™r* de M. de Saint-Pons, et
ner bvîs. Je vous demande de tout mon lui témoigne le désir qui! a de voir Rome
creurla môme part à votreamilié querelle devenir plus traitable sur différents points.
dont m'honorait le cher défunt. Je ne puis J'aurais souhaité autant que vous, Monsej-
eq dire autre cliose, sinon que c'était un au- gneur, que l'assemblée eût pu condamner la
tre saint Bernard en doctrine, en piété, en pernicieuse doctrine du cardinal Sfondraiè:
mortification, en humilité, en zèle et en mais la conjoncture des temps n'en permet-
itence; et la postérité le comptera parmi '<Tit pas davantage que ce (pie nous avons
les restaurateurs de la vie monastique. Dieu fait; et nous avons cru taire beaucoup, se-
veuille multiplier ses enfants sur la terre! Ion le temps, de marquer l'approbation de
il sera lin reçu de ceux qu'il, a envoyés la lettre des cinq évoques qui s'explique
• le ciel devant lui en si grand nombre, nettement contre, et un désir manifeste avec
Assur.z la sainte maison de ma constante une attente que Rome fît son devoir :co
<t inviolable amitié. Je me promets bien qu'on a dit aussi, en se déclarant pour la
que l'on continuera à y bien recevoir mes doctrine de saint Augustin contre le péla-
visjles ordinaires, que" j'espère renouveler gianisme, en est une espèce de condamna-
dans la sai.-on qui le permettra. Je sais bon lion. 11 me semble aussi que la censure des
a M. de Séez de tout le soin qu'il prend propositions Vacienti quod in se est, frappe.
du saint monastère. Je salue vos frères, et assez rudement les sèmi-pélagiens nouveaux,
avec un amour et vénération cor- cl les attaque dans leur fort. C'est tout ce
oiale, etc. qu\)n a pu faire dans la conjoncture pré-
A •. rmigny, ce 3 novembre 1700. sente, où l'on avait à ménager un bon Pape,
— et très-favorable à la France.
LETTRÉ CCLXX1I1. Nous souhaitons à M. de Saint-Pons une
de m. de torcy. condamnation de ses rebelles, que la France
.• i ■ . .. , , . puisse accepter sans restriction : celle qu'on
Il lui fat connaître (a conduite que Sa Ma- !, npp0l.tée à leur proprio motu devrait les
mfd distrait que les eeeques tinssent dans (/!1 ^sabuser. Il est vrai que Rome s'éclaire,
leurs diocèses a l égard des protestants. cl oe sera un grand SUJ'et tie joie> si eMJ
Le roi ayant remarqué, par ce qui lui a commence à voir clair sur les versions de
clé écrit de I état des nouveaux convertis de la Bible en langue française, et sur les lec-
.'on royaume, que rien n'est plus nécessaire lures des saints livres. M. de SairH-Pons
pour parvenu au grand ouvrage de leur aura rendu un grand service h l'Eglise,
m, que de les engager par Ions les s'il peut sur ce sujet important la rendre
••ns que la prudence peut suggérer, Irai table.
: aux instructions que Sa Majesté ne J'attends, pour publier notre censure, que
',u, n'ayez établies dans vo- j'aie vu celle de M. de Reims, afin d'agir en
m'a ordonné de vous unité. Je ne tarderai pas a vous donner
< •■ rire qu elle espère que vous renouvellerez part de ce que je ferai sur cela. M. le car-
voire aueniion sur ce sujet. Et comme elle dinal de Noailles a dom;é un grand exemple
">n'i que les voies d'exhortation cl de sur cela, et c'est un grand pas d'avoir exter-
uouceuriont souvent plus l'effet que tous miné dans Paris la mauvaise morale. Je
PAltT. XIV. LETTRES DIVER
suis, Monseigneur, avec le respect que vous savez, etc.
A Germigny, ce G novembre 1700.