AD CLEMENTEM XI
De ejus exallalione ad summum pontiftcahun.
Rea issime Pater, Te nostris poiissimum temporibus, manifesta supremi Numinis voluntaie, ad lastigiuni aposlolirœ polestatis evectum, vimque factam modesties tuée, et multum reluctanti, ac tantum non invito, omis impositum cons< nsione mirabilt; id quidem, non Sanetilati Tua1, sed Ecclesiœ Dei ac rébus humanis gratulari nos de'cet. Quis enim non videat omnino futurum, ut quo ma'gis ter formidaveris non modo oblatam, verum etiam infarTam ac velut inculcalam supremam dignilatem, eo copfidentius an prom-
Très-saint Père (4-55), Ce n'est pas seulement Voire Sainteté quo nous devons féçililér de son exaltation : mais l'Eglise de Dieu et toute la terre doivent encore se réjouir de ce qu'il a été donné principalement à nos jours de vous voir élever au comble de la puissance apostolique, parla volonté île Dieu, clairement manifestée dans ce consentement unanime qui a fait violence à voire modestie, et qui vous à chargé comme malgré vous de In sollieitu pastorale. Car qui ne voit ce qui doit arriver? que plus vous avez craint celte supi êrne
ptiustam prœsenlis Numinis aucloritate sus- dignité, qui non -seulement vous a été
ceptam exerceas et géras; alque Ecclesia) catholicœ Ponlificem exhibeas eum, qui cura innala solertia, tum labore, industria et rerum experientia clarns, magnifiée sapientiam tractet, arcana legis pandat , solvat dubia , exscindat errores , bonitatem , et disciplinait!, et scienliàm doceat, pàeem orbi christiano , melioribns quam unqnam auspiciis affulgenlem, firmetac fjveal; cmvnia denique apostolatus munera, Deo adjuvante, naviler exequaiur?
Ac de pace quidem , bealissime Pater, quis non eam perpetuam sperel? quippe quam jam non fœdera, sed ipsa etiam uatu:a conciliel, et Magni Ludovici augUstiqué Delphini palernus œque jam in Hi.spanias atque in Galbas animus; sublâtis inler inl'ytas génies, quas loin maxime Eu râpa suspiciat, inimicitiarum ca -sis, ac velut me lia sol u ta maceria , quod ûrmius coaleseanl? Mihi vero assidue cogitauti in banc temporum necessitudinem incidissc auspicalissimum pontiiicatum tuum, eleum bac magna-
(454) Il est difficile de croire que celle date soit pxacte. Bossue! aorail-il écrit doux lois en un jour, - <■ Mcanj e: île Versailles, à la même personne? S'il s agissait d'une affaire pressée, on en serait moins
Offerte, mais encore imposée avec une espèce de force; plus aussi vous l'exercerez et la remplirez avec confiance et avec facilité, après l'avoir reçue d'en haut d'une manière où la présence du Saint-Esprit s'est si visiblement déclarée? Ainsi on doit espérer que l'Eglise catholique verra en votre personne un pontife qui, déjà connu par ses talents naturels et acquis, par sa capacité et par son expérience dans les affaires, donnera de mémorables exemples de sagesse, expliquera les secrets de la loi divine, résoudra les doutes, exterminera l'erreur, enseignera la bonté, la discipline et la science; affermira el entretiendra dans le monde chrétien la paix, qui se présente avec de meilleures espérances que jan d'une éternelle durée; un pontife enfin, qui, avec le se ours du ciel, accomplira dignement tous les devoirs de l'apostolat.
En effet, pour ce qui regarde la paix, q né doit opérer, très-saint Père, qu'elle sera éternelle; puisqu'on la, voit établie non -
étonné.
(4o5) Bossuel lit faire petiç traduction qu'il revu, n présenta au roi. C'esl pour cela nu\m l'a couse; vée.