‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 250 sur 458 · N I VRES COMPLETES DE IIOSS1 II · texte numérisé non relu

N I VRES COMPLETES DE IIOSS1 II

itiinis iii**—

j«>siale conjuncluin , exulamare J 1 1 >« i :

i i> mino /'■ est istud, et est mirabile

Uns P cxvn, -J-!' ; ruagna-

s »s subil nei sapientiam tuara evenlu-

ruraut,quodoiimSimoni Judaien g< ntissum-

nio Pontiti< 1 1 • icrœ Lille ras coiume-

ranl : 0 ' ii Dominus jucundila tordis, et firmari pacem in diebus nostris in Israël pcr dits sempiternos. [Eccli. i.. 25.)

i e i ro, i lemeniissime atque oplimo Pon-

\. in tama celsiludine, lantaque exul lalione applaudentis Bcclesiœ, ne pigeât |iaternos conjicere ocu!os,et in me, quem non semel singulari lus benevolentiœ testificatione heaveris; el m nepolem rueura, «ni, peculiari divins Providentiœ gralia, sa lien lia m illara luara el coram intueri, et

m le infixa u animo suspicere, venerari , et qua potuit voce, pro sua tenuilale, celebrare licuit. Nos ergo simul affusi sacratissirais pedibus, Sanctilati tuœ diuturnum pontificatum auguramur, quem ipsa nalura polliceri videatur; et benedictionem apostolicam humiles ac supplices èxsueclamus, beatissime Pater,

Sanclilalis Veslrœ,

Idictissimus ac devolissimus famulus ac

J. Benignds, cp. Hfeldensis.

Datum in | alalio Versa) iano, pridie idus Deceinb. 1700.

seulement sur la foi des traités, mais encore par les liaisons les plus étroites du sang, et par la bonté paternelle de Louis le Grand (t de Mgr le Dauphin , laquelle se fait aujourd'hui sentir à I Espagne autant qu a la France môme? C'est ainsi que seront ùtées les ( auses des inimitiés entre ces deux grandes nations (456), qui semblaient'décider du sort detoule I Europe, et la muraille, pour ainsi parler, qui les tenait séparées, étant abattue, on voit que leur union sera immortelle et inébranlable. Pour moi, quand je considère avec attention que votre pontificat, dont nous espérons toutes sortes do biens, se rencontre dans ces heureuses conjonctures, où la gloire d'un roi magnanime, et la majesté du nom français éclatent davantage, je ne puis m'empficher de ni'éerier: Ceci est l'ouvrage du Seigneur, et nos yeux en sont frappés d'étonnement ; ce quiaassi tue l'ait concevoir celle ferme espérance, quo i oniine an-si la sainte Ecriture raconté qu'il arriva autrefois à Simon, souverain pontife des Juifs; ainsi, par votre sagesse, le Seigneur nous accordera lu joie de notre cœur ; et, dans nos jours , il affermira à jamais lu paix en Israël.

Cependant, (rès-sainl Père, dans cette suprême élévation, et au milieu des applaudissements-de l'Eglise qui est luire en joie, qu'il me soit permis de supplier Votre Sainteté, après toutes les marques de bienveillance dont elle a daigné m honorer, qu'eile bien

veuille bien encore jeter ses regards paternels sur moi et sur mon neveu, qui, parunegrâce particulière, a eu le bonheur de voir L'oses yeux cette sagesse, et qui, s'e'ii étant rempli l'esprit, n'a cessé do l'admirer, de la respecter, et de !a célébrer autant qu'il en a été capable. Nous donc, prosternés ensemble ■s pieds, nous souhaitons à Votre Sainteié un long pontificat, ici que la nature même semble le lui promettre; el nous vous demandons, en toute humilité et respeci , votre bénédiction apost li.p.ie. A Versailles, ce 12 décembre 1700.

Page 1