A M. DE LA BRÛLE, EVEQUE DE MIREPOIX
Il lui donne des avis sur un de ses ouvrages.
J'ai remis ce malin, Monseigneur, aux mains de M. l'abbé de Catellan, mes remarques sur votre ouvrage, comme vous l'avez ordonné. D'autres occupations très- pressantes, dont je vous ai écrit quelque chose dans une lettre précédente, m'ont empêché de vous obéir plus tôt : je vous en dirai davantage quand l'affaire sera plus avancée. A l'égard de votre ouvrage, je compte qu'il n'y a encore que la matière, matière excellente à la vérité, et traitée avec la netteté qui vous est naturelle; mais pour y donner la forme que demandent des réunis, il y faut un nouveau travail qui ne sera pas fort difficile, puisque tout est prêt. S'il me vient quelque chose dans l'esprit sur la disposition de cet ouvrage, je prendrai la liberté de vous le dire, en soumettant tout à votre jugement et à la connaissance que vous avez du besoin de ceux que Dieu vous a donnés à instruire. Je suis, Monseigneur, avec le respect que vous connaissez, etc.
A Versailles, ce 18 juillet 1702.
EPISTOLA CCCXIV.