‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 272 sur 458 · A M. LE CARDINAL DE NO AILLES · texte numérisé non relu

A M. LE CARDINAL DE NO AILLES

S \r le placet qu'il (irait présenté au roi , afin d'en obtenir son neveu pour eoadjuteur.

Comme je n'ai rien de caché pour Votre Eminence, je lui envoie le Mémoire que je

as de présenter, et qui a été bien reçu. Je ne demande rien à Votre Eminence : je sais qu'elle est disposée à me faire tout le plaisir

-Ml>!e ; mais il faut attendre l'occasion naturelle , c-t surtout ne témoigner aucun empressement de ma part. En effet, je n'en ai aucun ; car je ne compte pas pour empressement de vous instruire. Monseigneur, à tontes fins. L'occasion décidera; et, quanta i résent, je crois qu'il n'y a rien à faire, pas n éme le moindre semblant : la chose vienuca naturellement, quand Dieu le voudra. Ce n'est pas non plus par empressement que j'envoie copie du Mémoire à Mme de Nain tenon : il fa u t instruire ses amis à tou- 6ns, et les laisser faire selon l'occasion que Dieu fera naître, et les mouvements qu'il leur mettra dans le cœur.

? L'abbé est en visite pour quelques jours. J'offre a Voire Eminence mon obéissance et la sienne.

A Versailles, ce 1er mai 1703.

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