RÉPONSE DE M. DE I:\SVII.U
Les affaires que j'ai louj lurs j en lanl les
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dre plus tôt à la dernier ■ lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire J'obéis maintenant, et je prends la liberté de vous mander ce que je pense sur ce que vous avez eu la bonté de me communique, .'Je Je fais avec sincérité, et autant que je le puis sons prévention. Je n'ai qu'un intérêt dans tout ceci, c'est de remplir mes devoirs et l'ordre de ma vocation. Puisque je suis occupé sans relâche depuis dix-neuf ans aux affaires de la religion, et que la Providence m'a mis depuis seize ans dans une province où il y a au moins le tiers des nouveaux réunis qui sont dans le royaume; je dois croire qu'elle veut que j'y aie une attention particulière. C'est uniquement pour m'acquitler d'une si grande obligation, que je souhaite profiler de vos décisions el de vos lumières. Je reconnais (pie les miennes sont trop faibles pour une matière aussi délicate et aussi importante. Ainsi, après vous avoir expliqué mes pensées et mes doutes, et tout ce que l'expérience a pu m'apprendre, je suivrai avec plaisir tous les partis que vous jugerez les plus raisonnables et conformes aux véritables règles de l'Eglise.
MM. les évoques de Rieux et de Mi repoix, à qui j'ai fait part de votre let re, m'ont envoyé les Mémoires ci-joints. M. de Montauban m'a mandé qu'il vous enverrait les siens. M. de Nîmes m'a dit qu'il n'avait rien à ajouter à ce que je vous ai envoyé de sa part. Je sciai toute ma vie avec respect et un attachement très-sincère, eic.
A Montpellier, ce 16 janvier 1701.