XX. — Demande.— L'homme que j'ai cité
(20) On pnit voir ri devant, col. 24, el ci-après, col. 47 ce qu'il du ,.« 1 acte de simple itlour, el d'au tes acii s cour s.
(21) Ce mot û'uittnte avait frappé ce prélal dans
un sens fort opposé à mon intention. J'ex-plique, col. 47, el noie 29, ce que j'emeiidais par ce moi; e» ailleurs ce que j'enlenJais par cet'.e autre expression livrée à la grâce.
ci-dessus (22} , en parlant des prières vocales, prétendait qu'une âme de bonne fui, et d'une disposition telle qu'il supposait la mienne, ne se confesse point sans avoircelles qui sont nécessaires au sacrement de pénitence ; qu'en allant à confesse, son intention est non-seulement d'exposer les fautes qu'elle a commises, mais de haïr par amour pour Dieu son péché et son imperfection; que celle haine qu'elle a pour le péché pass»5, la porte à ne le plus commettre; qu'elle va chercher clans le sacrement le pardon, en tant qu'il est inséparable de la grâce et de l'amour de Dieu dont elle ne veut jamais se déporter, et dans lequel elle ne cherche qu'à croître ; qu'il n'est pas nécessaire que ces dispositions soient sensibles, ni d'être sûr d'avoir fait tous ces actes distinctement. Ainsi il me dit qu'il n'était pas nécessaire que je fisse d'acte positif de contrition.
Réponse. — Il a raison, et je suis de son sentiment. J'y «jouterais seulement une chose; en quoi il serait aussi du mien, qui est qu'avec toutes ces bonnes dispositions, celte Ame doit faire de temps en temps un acte de foi fort simple sur la rémission des péchés, el sur la haine queDieu a pour le péché, ou sur sa sainteté qui est incompatible avec lui : non que je veuille qu'elle se tourmente à faire cet acte expressément clans la confession; il suffit de le faire de temps en temps, quand elle en aura la liberté tout entière, car cet acte fait sans angoisse fortifie la bonne disposition : d'où il arrive que, dans chaque temps, on fait ce qu'ii faut, comme sans y penser. Si vous ne m'entendez pas, dites-le-moi simplement, je tâcherai de me mieux faire entendre.
XXI. — Demande. — Saint François de Sales disait à Mme de Chantai, que la contrition est fort bonne sèche et aride, parce que c'est une action de la partie supérieure.
Réponse. — La réponse du saint est admirable, et montre qu'ii supposait dans sa sainte fille un vrai acte de contrition, quoique sec.
XXII. — Demande. — Dans ses Entretiens, il dit qu'il ne faui presque point de temps pour faire l'acte de contrition, puisqu'il ne faut autre chose que se prosterner devant Dieu en esprit d'humilité, et de repenlance de l'avoir offensé.
Réponse. — Tout cela est véritable et incontestable; mais si vous y prenez garde, tout cela suppose un vrai et actuel mouvement dans l'âme contre le péché, en la manière expliquée ci-dessus. Il est impossiblequ'une âme de bonne volonté aille à confesse sans avoir ce sentiment dans le cœur, quoique souvent on puisse n'y faire pas de réflexion, ou en faire plus ou moins.
(22) C'est M. Boudon, qui était du sentiment que je vais marquer ; et dans le doute que M. de Me;«ux en tlùt être aussi, j'aimais mieux citer cet homme inconnu qu'un autre.
(23) On ne trouve dans les Œuvres de Dossuet, que les n. 27, 28, 29. 50, 31 , 52, 55, 34 el 53, avec une partie des n. 53 et 60. Vov. Œuvres de Bos-
ART. Y. --LETTR1 s
Demande, — Celui que je roui ai cité disait qu'un Jésuite, nommé le P. 8 pot ou Bagot, était de - m sentiment sur l'acte de contrition pour la confession.
Réponse. — C'esl apparemmi nt le P I gdt, homme célèbre.