XIX. — Demande. —Il me paraît plus
(32) Je frisais, e' ne puis encore m'eirtpêcber de faire ions les malins une certaine quantité d'actes. Le pré ai me dit de ne les plus faire, prétendant que ma manière d'or ison convenait le matin comme à un nulle temps. Mais comme il remarquait que c'était la crainte de manquer aux actes commandés qui faisait ijue jeu usais de la sorte, il ajouta que 10raison dominicale et le Symbole les comprenaient tous et me l'expliqua en détail.
Un autre jour, il me dit qu'il n'était point nc-
»air« de les d:re expiés le matin, comme je le pratiquais; qu'il y avaii des Pater et des Credo dans I Oiliro de la Vierge que je d sais : que cela suffisait, et que s"i! n'y en ava t point, je les y ajoutasse; que >> a ne nuirait point.
Il me dit iju^ l'Office de la Vierge me suffisait pour toute prière vocale ; qu'il ne voulait même pas que je me Bsee un scrupule si je l'omettais qui I
le de demeurer dans sa disposition ordinaire pendant la Messe sans altenlion bien positive au sacrifice?
Réponse. — Je ne suis pas de ce sentiment et j'y craindrais un éloignement do Jésus-Christ que ie trouverais pernicieux (33).
XX. — Demande. — On ma dit de ne me point gAner pour les examens que prescrivent les règlements de communauté ?
Réponse. — J'approuve de ne se point gêner et d'éloigner tout effort inquiet; mais je tiendrais voire état suspect si vos fautes ne vous revenaient jamais ou si elles ne revenaient pas assez ordinairement. J'en dis autant du regret qui peut-êire n'est pas sensible, mais qui ne peut pas toujours ne l'être pas, surtout quand on (lit: Pardonneznous nos fautes. [Malth. vi, 1*2.)
XXI. — Demandi;. — Le souvenir et le regret de mes fautes revient indépendamment des temps maruués oour les examens de conscience.
Réponse. — L'allacliemcnl aux temps précis n'est point absolument nécessaire, et il faut marcher dans une sainte liberté.
XXI J. — Demande. — Le regret de mes fautes esl d'ordinaire aussitôt que je les ai faites.
Réponse. — Cela est bon, et l'impression doit être forte et durable, quoique les actes ne s'ensuivent pas toujours.
XXill. — Demande. — Quoique vous disiez, Monseigneur, qu'il ne faut point gêner les âmes de bonne volonté sur la pratique des actes commandés, la timidité de conscience me fait craindre d'y manquer.
Réponse. — Le parfait amour bannit la crainte ([ Joan. iv, 18), dit saint Jean ; mais il n'est pas dit de même que le parfait amour bannit l'espérance ni le désir, encoro moins la foi et l'amour même. Il faut voir ses obligations sans crainte* parce que la confiance, qui prédomine, et la foi, qui est vive, nous font voir dans le Rien-Aimé un secours t.oul-puissant et toujours prêt.
XXIV. — Demande. — Si, pour s'assurer, il ne fallait que s'assujettir a quelque formule qui comprendrait tous les aci<-s, et la répéter de temps en temps, je 1s ferais.
Réponse. — Les formules ne sont point nécessaires; au contraire, elles pourraient
que jour, s'il arrivait que je fusse fort occupée de Dieu ; que le mieux ce|>cmJa:it était de se faire effort pour le dire. Ma raison, ajoute-t-il, est que, quand une fois on a commencé à s'en itispenser, i'ns' lisiblement ou en prend l'habitude. l'ersonne, par exemple, ne doute qu'un ecclésiastique pût omettre son Bréviaire dans certaines circonstances, comme à Pâques, si un curé avait on grand nombre de confessions à entendre : néanmoins je décide toujours qu'il faut dire l'Office, et parla raison que je viens de marquer. Ce prélat savait que je ne suis obligée à celui de la Vierge, que d'une obligation de constitution, et point suis peine de péché.
(55) Je ne m'étais pas assez bien expliquée dans ce qui précède cette réponse : il sera non de faire altenlion à celle qui précède, el à ce que le prélat d 1 col 7;ï, 1~>.