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i oui, depuis plusieurs années, me tient suivante, il est rapporté qu'il no croyait pas
s une union que je ne j>nis expliquer que nullo pure créature excepté la sainte
Il y après de cinquante ans que Dieu me tieni Vierge, demeurât toujours dans une sorte
dans cet état Ce queje fats à mon oroi
son a luelle, je le fois tout le jour, à mon COUCher ,à mon lecer, et ailleurs.
RjfcpONSB. — Si la disposition avait été mi acte direct et continu, elle aurait dû ignorer son étal ; car ce ne peut être que par reflexion qu'on sait tout ce (jue cette mère démêle ni.
IV. — Demande. — Je n'ai lu que quelques endroits de la Vie de cette religieuse ; mais, par ce que j'en ai vu, il m'a paru que cette union, quoique continuelle, ne l'empêchait pas de s'exciter aux actes distincts.
Réponse. — Cela est vrai.
V. — Demande. — Il est dit et souvent répété, dans la Yie du bienheureux Grégoire Lopez, qu'il était dans un acte perpétuel et continuel d'amour de Dieu; et dans une conversation qu'il eut avec un de ses amis, à qui il lit celte confidence, il dit qu'il connaissait une âme qui, depuis trente-six ans, n'avait pas discontinué un seul moment de faire de toute sa force un acte de pur amour de Dieu.
d'union à Dieu Tort parfaite, quoique, dans l'union ordinaire tel le (pie celle dont il avait plu à Dieu de le favoriser, il pût bien y avoir une continuelle persévérance.
Réponse. — Je suis bien persuadé que la sainte Vierge a été unie à Dieu d'une manière très-éminenle : mais on ne sait point au vrai comment Dieu l'a mue, et quelque passive qu'ail été sa voie, elle n'a laissé d'ô- Irc méritoire; car Dieu, quand il lui plaît, laisse la liberté dans les étals passifs, comme il est croyable qu'il la laissa à Salomondans ce ravissement où il choisit la sagesse, puisque Dieu le récompensa de ce choix.
Quelquefois aussi Dieu y agit avec une pleine autorité; et quoique l'unie alors ne mérite point, cela ne laisse pas de lui être très-utile, parce que Dieu par là, en la captivant, la prépare et la dispose à des actes très-parfaits.
IX. — Demande. — Grégoire Lopez était, comme saint François de Sales, et d'autres que vous citez, Monseigneur, bien éloigné d'attacher la perfection aux états passifs.
Réponse.— Si cela est, il n'a pas dépêché, Cette Vie m'a paru d'une assez grande au
et, en elTet, il disait à son confesseur : Mon
re, par la grâce de Dieu, je ne me souviens pas de l'avoir offensé. Mais c'est discontinuer défaire un acte direct, de revenir sur son état. Je ne dis pas qu'on ne puisse avoir une certaine sorte de présence de Dieu, qui peut, quoiqu'on la nomme simple, compatir avec de délicates réflexions.
VI. — Demande. — Il est rapporté, dans lalïe de Grégoire Lopez, qu'un grand et savant prédicateur., nommé le P. Jean de Saint- Jacques, l'étant allé trouver pour lui parler
sur ce sujet , Dieu fit en lui quelque chose point, exclure de l'état de contemplation ni les 'le semblable à la disposition de Grégoire personnes divines, ni aucun des attributs, Loptz; et par une lumière intérieure, il lui ni les mystères de Jésus-Christ; et que, lit connaître que c'était là la manière dont comme il est dit dans les Articles d lssy, Grégoire Lopez l'aimait de toutes ses forces, art. 24 et 3i, on sera persuadé que tout ce .-ans qu'aucune chose créée pût empêcher qui n'est vu que par la foi est l'objet du Chré- ■ et acte d'amour, et qu'en cette sorte il était tien contemplatif; vous ne blâmerez pas, ce compatible avec les œuvres extérieures, me semble, que dans l'oraison on suive son
torité; car, outre ceux qui ont approuvé la traduction, le ch. 38, contient neuf oi\ dix tant éloges de la verlu de ce saint homme, qu'approbations du livre, et il y a six ou sept évêques. Ainsi j'ai été surprise que vous n'ayez pas cité ce livre.
Réponse. — Je n'ai pas eu besoin de cette autorité; celle de l'Ecriture m'a paru encore plus grande.
X. — Demande. — Dès que, dans le temps convenable on fera les actes distincts à quoi le Chrétien est obligé et qu'on ne voudra
laites, par obéissance ou autrement, pour la gloire de Dieu.
Réponse. — On ne peut répondre de ce • pue Dieu a fait dans certaines âmes, il est le maître de ses dons ; mais elles ont dû être toujours dans la disposition de n'exclure aucun des acles essentiels au Chrétien; on ne doit en aucun moment les exclure, il faut toujours être disposé à les faire.
VU. — Demande. — Quoiqu'il soit rapporté, à la page 293 de la Vie de ce saint homme,
attrait, n'occupàt-il toujours, dans le temps de l'oraison actuelle, que du même objet.
Réponse. — Je ne blâme point cela; il suffit de ne point exclure.
. XL — Demande. — La mère de l'Incarnation disait que quelquefois elle voulait se distraire pour s'occuper des mystères, mais qu'aussitôt elle les oubliait, et que l'esprit qui la conduisait la remettait plus intimement dans son fond.
Réponse. — Je crois bien que cela était
qu'il disait qu'il ne pouvait faire autre chose, ainsi. Quand on est dans la disposition de ne si Dieu ne lui en donnait le moyen, il est point exclure les autres acles, ils viennent rapporté, en d'autres endroits, qu'il faisait quand même on ne s'en apercevrait pas.
divers autres acte>, à quoi il [tarait qu'il :itait, sans attendre d'inspirations particulières : ainsi il fallait que son acte continu lût bien ditférenl de celui des nouveaux .iques.
XII. — Demande. - Dans la définition de l'état passif, vous dites, Monseigneur, que l'âme demeure, alors impuissante à produire des actes discursifs; il me paraît que cela n'est pas toujours de la sorte.