‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 394 sur 458 · ponsb. — Je no blAme point tout cela · texte numérisé non relu

ponsb. — Je no blAme point tout cela

XXVI. — lh.M\M»!.. — Elle dit qu'avant voulu, (Luis le temps de la communion, faire des actes plus distincts, Dieu l'en avait reprise. Je crois donc, Monseigneur, que ce que vous blâmez est un certain laisser faire Dieu» qui exclut par état la propre excitation.

Réponse. — Oui.

XXVII. — Demande. — Je crois de môme que ce que vous désapprouviez par rapport a la contrition, c'est de ne vouloir jamais s'y exciter; mais que vous n'exigeriez pas toujours d'une personne .qui, loin de faire profession de haïr le péché en la manière que Dieu le hait, sans douleur, sait au contraire qu'on doit s'en affliger, et s'en afflige; qui va, dans la résolution de ne le plus commettre, chercher le pardon dans le sacrement de pénitence; vous n'exigeriez, dis-je, pas loujours d'une telle personne qu'allant à confesse, elle fit des actes distincts de contrition, puisque, lors môme qu'elle serait demeurée dans son recueillement, il serait à supposer qu'elle aurait eu dans le fond du cœur vraiment la contrition.

Réponse. — Cela est vrai.

XX VIII. — Demande. — Dans une de mes anciennes lettres, je vous demandais comment un pécheur que Dieu convertirait miraculeusement à là mort pourrait en un -moment faire tous les actes distincts que Dieu a commandés. Vous répondez que Dieu ne convertira jamais parfaitement aucun homme sans lui faire faire distinctement divers actes que vous expliquez (il). Mais, par l'article 5 du livre iv de votre livre, il semble que, dans certaines circonstances, un acte d'amour peut suffire à la justification du pécheur.

Réponse. — C'est qu'il y a des occasions où un acle d'amour, sans songer en particulier à regretter un péché qu'on aurait commis, ne laiserait pas de justifier.

XXIX.— Demande. — Dans une autre de vos réponses, parlant sur l'oraison de simple présence de Dieu, vous dites que, quand Dieu retire un long temps son opération, c'est alors le temps de s'exciter comme les autres fidèles. Ces actescourts que pratiquait «t que conseillait la mère de Chantai ne suffiraient-ils pas?

Réponse. — Oui : les actes les plus longs ne sont pas les meilleurs. J'aime la simplicité, et je conviens de ce que disait cette KK-re.

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