A CONDÉ
(Archives de la m ison de Cou
Du fontainier de Chantilly, mis par f i . la disposition de Bossuét ,"■)
[Germigny] oi tobre 1684.
Je rends, Monseigneur, grfl :es lubies à V. A. S. du secours qu'elle m'a don par son fontainier. Il n'a cessé d< li el nous a appris bien des choses, qu moi, ni mes foritaîniers ne savions Notre ouvrage est, ù présent, en bon I
J'ai reçu la lettre (pie Y. A. S. me fa l'honneur de m'écrirè. Je ne puis, Mons gneur, assez vous remercier de tant bontés.
Je n'ai encore aucune nouvelle d Fontainebleau sur ce que j'avais proposé poor la famille de M. de Cordemoy, le pus pommes visites.
Je suis, avec le respect que vous sav< /•
Monseigneur, de N'. A. S., etc.
écrivait an prince rie Condé : « Je n'.i,
cune nouvelle de Fontainebleau sui ce quej'av;
proposé pour la ramilledeM.de Cordeuioi
(Tri) i" Louis Bossuel . né i Djon . le il i ■ 5, baptisé le l" avril suivant , el «b m le Coudé fut le parrain, ( Voir à la suite J - « es U l'ace de baptême.) -' Jacnues-Bé à l> jon, le 1 1 décembre*!
(73) Bossuel s'occupait de t'embrltss inenl delà maison de campagne e s de Me ux,
Ce inigny, sur les bords de 1 1 Marn
ix. Sauieul l'a c.
que loul le monde conn une pièc< il . inédite . que je ;
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AL GRAND COMȣ ~t i
(Archives île la maison de Condé.) H /;.'( rend son f ntainicr, et le remercie.
A Germigny, (.> octobre lGS.'i.
Mes ouvrages sont achevés, Monseigneur,
ci il ne me resle plus qu'à rendre grâces très-humbles à Y. A. S., et à lui demander pardon d'avoir retenu si longtemps son fonlainier. Il a travaillé, avec beaucoup de soin jusqu'à Mer-; cl pour moi, je me suis rendu si parfait dans les hydrauliques, que V. A , dorénavant, ne me reprochera plus mes tneries. Je m'en vais dans deux jours à Fontainebleau, d'où l'on me mande que l'on est affligé de la fausse couche de Mme Ifl Dauphine.
Mon frère m'a bien réjoui en me disant les nouvelles de votre santé.
J'espère, Monseigneur, avoir l'honneur de vous voir au retour de la cour; et je suis bien résolu de ne vous plus fuir.
Je suis, avec le respect que vous savez, etc.
AL GRAND CONDÉ
(Archives de la maison de Co aie.)
Il le prie d'agréer que Pierre Valois, curé d'Epinay-sur-Orge, devienne, par permutation, chanoine de la collégiale de Dammartin , en remplacement de Claude Chastela in (75).
M eaux, 28 décembre 168V.
Je suis prié, Monseigneur, par le chapitre de Dammartin, de supplier V. A. S. de vouloir bien donner son agrément et consentement nécessaire à la permutation que .M. Claude Chastelain, prêtre du diocèse de Senlis, chanoine de Dammartin, prétend faire avec M. Pierre Valois, prêtre du dio- ( èse d'Evreux et curé d'Epinay-sur-Orge, au diocèse de Paris, dont on me rend si bon témoignage que j'ai tout lieu d'espérer qu'il servira utilement et avec édification dans ce chapitre. Pierre Valois a cinquante -sept ; ns, et Claude Chastelain en a trente-huit. Ainsi V. A. n'est nullement intéressée dans l'agi émeut qu'on lui demande pour cette permutation ; et, d'ailleurs, elle donnera un bon sujet au chapitre. C'est, Monseigneur, ce qui me fait prendre la liberté de vous demander cet agrément. La permutation se
1 74) Nous la plaçons ici , parce qu'elle se rapl>orie au même objet que la précédente.
(75) Le comté de Dammartin appartenait alors à i» ma son de Bourbon Condé ; et, apparemment, le \ rince avait, à ce litre, des droits de patronage sur les prébendes de la collégiale de Dammartin.
(7.V) François de Féntion , né en 1006 , nommé, en 1669, a i'evéché de Sériai, mort le 1er mai Idbii, âgé de quatre-vingt-trois ans. Condé lui av;iit écit, l'invitant à établir ou permettre que l'on établit un petit couvent de ca;>u ins à Caslillonnès , lieu situé dan* I" diocèse de Sarlal. Le pr< la t. dans sa réponse (14 juin 1G80) , exposait les motifs par lesquels il répugnait à rétablissement désiré . u suppliait le
fera en la forme que vous aurez a ;réa le, quand il vous aura plu de permettre la
chose.
Je suis, avec le respe< t et l'aftachen que vous 'savez, Monseigneur, cic.
au guano comj;':.
(ArcHiVéS de la maison de Condé.) Bossuct ira bientôt « Chantilly ai ce l'abbé de Fénclon. — De Vévéque de Sarlal, oncle de cet abbé. — D'un livre communiqué à Bossuct par La Bruyère, selon les intentions du prince. — Bossuct préparait l Oraison funèbre d'Anne de Gonzague.
Germigny, h juiliel [el non juin] 1G85J.
M. l'abbé de Fénelon était ici, Monseigneur, dans la pensée d'aller présenter à V. A. S. une lettre do M. [l'évêque] de Sarlat, son oncle (75*). Je l'ai prié de différer son voyage jusqu'à ce que je pusse être de la partie. Et, en attendant, je vous supplie très-humblement d'agréer qu'il vous envoie la lettre dont il est chargé. Je crois, Monseigneur, que V. A. S. sera satisfaite des raisons pour lesquelles M. de Sarlat se défend avec respect de faire une chose que vous lui avez recommandée. Il connaît fa souveraine justice qui règne dans l'esprit de V. A. S. — M. de La Bruyère m'a envoyé, par votre ordre, le litre d'un livre latin que vous aviez eu le dessein de me faire voir, touchant les libertés de l'Eglise gallicane. Je l'ai vu, et je supplie seulement V. A. 'S. de vouloir bien le faire garder soigneuse ment, atin que je le puisse revoir, si j'en ai besoin quelque jour.
Je travaille, par ordre de Mme la duchesse, à l'oraison funèbre de Mme la princesse palatine (70). Quand cet ouvrage sera eu train, et que j'aurai achevé quelque autre chose qui ne souffre point d'interruption, nous irons rendre nos respects à V. A. S. MM. les abbés de Fénelon, de Langeroti et moi.
Je suis, etc.