A CONDÉ
(Archives de la maison de CdnJ'é.) Compliment sur le mariage du duc d'Enyhien, petit-fils du prince, avec Mlle de Nantes.
Germigny, 27 juillet 1685.
Votre santé, Monseigneur, et la manière
prince de les agréer. Celle lcitre avait été envejée à l'abbé de Fénelon par son oncf', qui le chargeai de la faire lenir au prince. — On voit bi n que la lettre de Bossuel a été , par distraction , datée do juin, et qu'elle »st de juiliel.
'76) La princesse palatine était morte le 6 juillet
1084. Anne, l'une 'le ses (iiles, mariée le 11 décembre 1603, à Henri-Jules deBnorbon, duc d'E ughien, et qu'on appela, depuis madame la Duchesse, avait, on Je voit, prié Bosquet de prononcer 1 oraison fui èbre, à la cérémonie <lu bout de l'an , qui se devait faire , aux grandes Cir mérites de Paris , le 9 aoiu
1085, un oeu plus d'un mois après la lettre dont il t/uvil ici.
LETTRES DIVI
agréable dont s'esl fait lu mariage de Mgr le
duc de Bourbon (70*), avec toutes les survivances (77), t'ont maintenant le plus di sujet de ma joie. J'espère avoir bien lot l'honneur de rendre mes respects h V. A. S. en quelque endroit qu'elle soit. Rien ne me touche plus que ses bontés, et tout est audessous du plaisir de la voir en bonne sanlé. Je prie Dieu, Monseigneur, qu'il vous la con.-erve longtemps:
Je suis, etc. (78).
AU GRAND CONDÉ
(Arcliiv s de la maison de Coudé.) D'une lettre imprimée de Jurieu. — Du P. CollorédOj qui venait de refuser le chapeau. — Du P. Mabillon.
Germigny, 2V septembre 168G[etnon 1685 comme Bossuet l'a datée],
« J'ai, Monseigneur, envoyé à M. d'Autun (79), de votre part, la lettre du ministre Jurieu ; et je l'ai prié de me la renvoyer après l'avoir lue. Celle lettre est fort peu de ebose, comme V. A. l'a vu d'abord; mais la suite, où il promet de réfuter une lettre que j'ai écrite, en particulier, à un fugitif de mon diocèse, sera de plus grande conséquence; et je supplie Vr. A., s'il lui en revient quelque ebose, de m'en faire part (80).
Je viens de recevoir un extrait de lettre que V. A. S. sera bien aise du voir ; c'est du
(76*) Louis, duc de Bourbon (fils de Henri-Jules de Bourbon, duc d'Enghien , et petn-fils du grand Condé) , l'ut, le 24 juillet 1685, âgé de seize ans, marié avec Louise-Françoise , légitimée de France, diie Mademoiselle de Nantes , âgée de d<>uze ans , tille de Loris XIV et de madame de Monlespan.
(77) Le 25 jullet 16o5, lendemain du mariage, Louis XIV ac< orda au duc d'Enghien , en survivance, la charge de grand-maitre de France , et le gouvem- ment de Bourgogne. (Estai de la France, par N. Besongne, aumônier du roi, année 1686, t. I, p. 656; et année 1687, 1. 1, p. 58.) Anne de Conzague de Clèves (si connue sous le no.n de la princesse jmlatiue) , aïeule du jeune duc de Bourbon, était morte le 6 juillet 1684, un an avant le mariage du prince. Bossuet , dans l'oraison fooèbre de cette princesse , prononcée , au bout de l'an, le 9 août 1685, quinze jours apièsce mariage, dit : Avec un peu plus de vie, elle aurait vu les grands dont , et le premier des mortels, louché de ce que le monde admire le plus après lui, se plaire à le reconnaître par (le dignes distinctions
(78) (Antoine Bossuet, ii; tend.) nt de la généralité de boissons, écrivit de celle ville , le même jour (27 juillet) , une lettre de congratulation au grand Condé.
(79) Gabriel de Roquette, affectionné de Condé et lié avec Bossuet.
(8ii) Il s'agit delà première <!e> lettres pastorale* de Jurieu , du Ier septembre 1686, dans laquelle il annonçait des réflexions sur une lettre adressée par Bossuet, le 5 av. il précédent, à un calviniste , son docésain, qui s'éiail enfui. Voir la lettre de Bosnie», dan., l'édition M gne, t. Xi. Jurieu, dans sa il* lettre pastorale , du 15 septembre 1686 , donna les réflexions promises par la prem ère. [Lettres pastorales, adressées aux fidèles de Fiance, qui gémissent
P. , nouvi irdinal 81). i
P. Mabillon, uni a lié nmil lui dent
son voyage à Rome, comme arec un boni de lettres el de piétéi loi avait écril lur quelque affaire de littérature; el la letl lui ayant été rendue le lendemain de promotion, en lui répondant sur le* qu'il lui demandait, il (le P. Coll lui
parle de la di-nilé qu'il a refu • la
manière (pie vous terrez. Le P. Manillon, revenant de Borne, gai ma vu
qui devait arriver, nous en a parlé connu" du meilleur esprit et do l'homme le plus sincère et le plus humble qu'on pût voit me semble qu'on ressent son humilité d cette lettre toute tissue de paroles de l'L lure, mais encore plus pleine, ce me semble, des sentiments qu'elle inspire. Y. A. en jugera, et me renverra, s'il lui pi , extrait, à sa commodité. Le Pape usera de commandement, comme il lit, sur un semblable relus du feu cardinal Ricci
Je rends mille humbles grâces lY, \. S. de toutes ses bontés, et mus pect, etc.