‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 43 sur 458 · PART. XII. THEOL. HISTORIQUE. — II. I1IST. DE FRANCE. LIY. XVI · texte numérisé non relu

PART. XII. THEOL. HISTORIQUE. — II. I1IST. DE FRANCE. LIY. XVI

mencemenl d'août, sans rien entreprendre do {)!us.

Cependant le parti dos huguenots se for-

ti fiait en France; toute la maison de Coligni en était, jusqu'au cardinal Odet de Châtillon, frère de l'amiral, évêquede Beauvais. Comme ils étaiont parents et créatures du connétable, par cette même raison ils liaient liais de toute la maison de Guise. Le cardinal de Lorraine, assez porté de lui-même contre les huguenots par son caractère et contre les Coligni par les intérêts de sa maison, fut échauffé dans ses sentiments par des conférences secrètes qu'il eutavec Antoine Perrenot, évoque d'Arras, un des principaux ministres du roi d'Espagne.

Ce prélat était venu en France avec la duchesse de Lorraine, qui y avait négocié le mariage do son fils avec Claude, fille du roi. Il eut souvent occasion, dans ce voyage, d'entretenir le cardinal de? Lorraine, à qui il représenta qu'il devait, autant pour sa conscience que [tour la gloire de sa maison, entreprendre la destruction de l'hérésie, où celle des Coligni se trouvait enveloppée ; que pour venir à bout de ce dessein, il fallait qu'il procurât la paix entre la France et l'Espagne, après quoi Philippe aiderait Ja maison de Guise à se rendre la plus puissante de France. C'est ainsi que cet habile ministre ménageait les intérêts de son maître et lui gagnait des créatures pour lui procurer une paix avantageuse. Le cardinal écouta avec ardeur ces propositions, et on tient que ce fut alors que commença la liaison qui, dans la suite, fut si élroite entre les Guisards et l'Espagne. Il ne fut pas malaisé au cardinal d'animer le roi contre les huguenots dont il connaissait les pernicieux desseins. Il se souvenait que du tempsde la défaitede Saint- Quentin, ils avaient voulu profiter du malheur public, et qu'ils avaient commenié de s'assembler dans Paris pour faire leur cène : ceux qui s'étaient trouvés dans cette assemblée furent condamnés rigoureusement ; mais l'entremise des cantons protestants adoucit la colère du roi. 11 nourrissait cependant dans le cœur une aversion implacable contre ce parti, qui ne menaçait pas moins l'Etat que l'Eglise.

Le cardinal de Lorraine ne manquait pas d'exciter son zèle, et cherchait l'occasion de l'aigrir contre la maison de Châtillon. D'Andelot éiait celui qui se déclarait le plus huguenot ; son humeur franche et guerrière ne lui permettait pas de dissimuler, de sorte que le cardinal le rendit aisément suspect au roi. Mais ce prince, pour s'éclaircir davantage, résolut de l'interroger lui-même : il n'avait point dessein de le perdre, car il le considérait comme un homme de service, qui méritait d'être ménagé; aussi le roi le fit-il avertir de répondre modestement quand il lui demanderait son sentiment sur la Messe; mais d'Andelot n'était pas d'humeur à se contraindre, et parla hautement, selon les sentiments de Calvin. Le roi fut touché de voir un si brave gentilhomme, et qui avail tant d'honneur, ainsi séduit parla nou-

OEuvnES COWPL. DE BOSSIET. XI.

veauté et emporté d'un faux zèle; il fut indigné de sa réponse jusqu'à rem portement :

il l'envoya sur l'heure en prison, et lui ôta sa charge de colonel de l'infanterie, qui fut donnée h Montluc, créature de Ja maison de Guise. Ainsi le cardinal eut l'avantage de se défaire d'un ennemi et de placer un ami fidèle. Quand les hommes ont commencé de se laisser prendro à l'appât de la nouveauté, les châtiments Jes excitent plutôt qu'ils ne les arrêtent.

Les huguenots, non contents de continuer leurs assemblées, les firent plus publiques que jamais; on leur entendait chanter des psaumes en français, et beaucoup parmi le peuple se joignaient a eux. La reine de Navarre, séduite depuis longtemps, eut le crédit d'entraîner son mari à ces assemblées, qui durèrent plusieurs jours, et que le roi ne put empêcher qu'en les défendant sur peine de la vie.

Un peu après, il se rendit à son armée des Pays-Bas, une des plus belles et des plus nombreuses qui fût jamais sortie de France. Celle que le roi d'Espagne lui opposa n'était pas moindre , ei il y était en personne: mais on n'entreprenait rien.de part ni d'autre : le connétable et le maréchal de Saint- André travaillaient toujours à la paix, dont ils étaient secrètement d'accord avec les Espagnols, à qui ils faisaient de grands avantages ; mais il fallait beaucoup do ménagement pour y faire venir le roi. Le connétable ne voulut point se charger seul de l'affaire, et fit nommer plusieurs députés, parmi lesquels était le cardinal de Lorraine.

L'assemblée se tenait à l'abbaye de Cercamp, dans le Cambrésis. Le duc et la duchesse de Lorraine étaient reconnus comme médiateurs, et portaient les paroles de part et d'autre; comme on voyait les affaires assez disposées, les deux rois congédièrent leurs troupes, et, d'un consentement tacite, il y eut une espèce de suspension d'armes. Il ne se faisait rien non plus en Italie, où Brissac, laissé sans argent, perdait son crédit; le due de Savoie espérait un prompt rétablissement, et, dans celle espérance, il travaillait autant qu'il pouvait à l'avancement de la paix.

Durant qu'elle se traitait, Charles-Quint mourut dans sa retraite de Saint-Just, où il avail passé environ deux ans en grande tranquillité, occupé de la mort et du soin de son salut. Il mêlait à ces pensées sérieuses quelques divertissements innocents; un peu devant sa mort, à l'occasion de l'anniversaire de la reine Jeanne sa mère, il eut la pensée de célébrer ses propres funérailles. Il se regardait déjà comme mort au monde; une comète avait paru, et il l'avait prise pour un* pronostic de sa mort prochaine. Les princes auront toujours celte vanité de croire que leur destinée doive être marquée dans les astres, et l'ignorance humaine ne cessera jamais de chercher des mystères politiques, même dans le cours de la nature.

Charles V avait un pronostic plus proche et plus certain de sa mort : c'étaient ses in-

U i VUES COMPLET; s DE BOSSl'ET.

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Q roi lés iiui reUoublaienl tous les jours, Il a détruire un parti qui menaçait I Ht donc foire ion service mortuaire, el y iss st.i avec une contenance qui fit bien ?ofr qu'il était accoutumé î la pensée rie la morl

Quelque lem|ts 11 rès, une fièvre lui survint, . i il mourut i»' -i auante neuf ans, h

septembre, Agé <ie cinn'cnt i as la consolation

h la i an i unelue; l'affaire de Calais en faisait la principale difficulté. Le roi no voulait point la rendre, ni la reine d'Angleterre l.i relâcher. Sa mort, arrivée le 13 novembre, leva <-t'i obstacle; elle finit triste-

outrée île

,-i perle de celle

"ni cau-

Par sa

Anglc-

• jou , et nblée du chagrin «pie s ni les dédains du roi son mari

ort, le» espérances de rétablir en lerre la foi ratholique se perdirenl ; sa sœur Elisabeth, qui lui succéda, fut déterminée intérêt à embrasser la religion proiestante.

La reine dauphine prit le lilre de reine d'Angleterre, par ordre de son beau-père. On soutenait en France qu'Elisabeth n'était pas légitime, étant sortie d'un mariage réprouvé par l'Eglise. Le Pape entra dans ce sentiment, et traita Elisabeth comme illégitime ; ainsi, pour défendre sa naissance, elle persista dans le schisme, et commença son règne en cassant ce qui s'était fait en faveur • le la religion dans le précédent. Philippe songea à 1 épouser, ou à la faire épouser à son cousin Maximilien, fils de l'empereur. L'affaire ne réussit pas, el les Anglais, rebutéa des étrangers, avaient obligé leur reine par serment à n'en prendre aucun pour mari.

La mort de la reine Marie interrompit pour quelque temps la négociation de la paix; on était pourtant convenu de continuer i suspension d'armes, et les députés se rassemblèrent au commencement de février [1359J. Les deux rois souhaitaient ardemment la paix, et une des raisons qui les y I ortaient, étaient le dé>ir d'aballre les protestants : ils avaient commencé à troubler les Pays-Ras; Philippe, pour s'opposer à ce parti, avait obtenu du Pape l'érection de plusieurs nouveaux évôchés ei archevêchés.

Cambrai, ville épiscopale, fut soustraite à l'archevêché de Reims, et érigée en métropole, à laquelle on soumit les évêchés d'Arias et de Tournai, pareillement démembrés île Reims. On dit que le cardinal de Lorraine, par la secrète union qu'il avait avec l'Espagne, laissa faire celte érection sans s'y opposer. Ces nouveaux établissements firent un effet étrange; les peuples s'imaginèrent qu'on voulait établir l'inquisition, comme <ui avait tenté depuis peu à Naples, où la crainte de ce nou\eaujoug avait causé une

lition furieuse. Comme on avait pris des abbayes pour fonder ces nouveaux évêchés, les aubes irrités entretenaient les peuples en mauvaise humeur , et les protestants se mêlèrent secrètement dans ces désordres pour les fomenter; ainsi Philippe était à la veille voir naître la guerre civile dans ces pays ''enient disposés à la révolte, pas moins ies Dots, et l'intérêt qu'avaient les deux princes

naturel Henri ne t ^ai^na

hugue-

eur autorité, les portail à s'unir ensemble. Philippe agissait auprè> de l'empereur pour l'obliger a se rendre facile; déjà l'affaire des trois évêchés était secrètemenl accordée; el Ferdinand, qui les redemandait pour la forme, avait fait dire a l'oreille à nos ambassadeurs que cette prétention n'empêcherait fias la paix avec l'empire. Elisabeth, de son côté, était bien aise d'être en repos au commencement de son règne, et de mettre fin aux prétentions de la reine Dauphine, qui, appuyées par la France, pouvaient troubler l'Angleterre, qui était encore assez agitée; ainsi elle consentit à laisser Calais pour huit ans au roi, qui s'obligeait, au bout de co temps, de rendre (elle ville, sous peine do payer cinq cent mille écus à l'Angleterre.

La paix d'Angleterre étant faite, celle d'Espagne n'eut plus.de difil u 1 té. Pour ravoir Saint-Quentin, le Catelet et Ham, le roi rendit Maricnbourg, Danvilliers, Yvoi, Montmédi dans le Luxembourg, Valence et plusieurs châteaux dans le Milanais, Hesdin dans l'Artois : toutes les places qu'il avait dans la Toscane et dans l'île de Corse; toute la firesse, toute la Savoie, tout le Piémont, excepté quatre ou cinq villes, parmi lesquelles étaient Turin et Pignerol, qu'il se réservait, jusqu'à ce qu'on lui eût fait raison de la succession de sa grand'mère. Enfin, il donna environ deux cents places pour trois. Voilà ce que lui coula son favori, et il n'eut pas de honte de le racheter à ce prix. Le château de Bouillon, que Robert de la Mark avait repris sur l'évêque de Liège, fut rendu à l'évêché. Cette paix fut conclue le 3 avril, et le roi promit sa fille Isabelle, âgée de onze ans, au roi d'Espagne, et sa sœur Marguerite, qui en avait trente-un, au duc de Savoie,

Environ ce temps, la contestation pour la préséance élait fort échauffée à Venise entre les ambassadeurs de France et d'Espagne, Jamais les Espagnols n'avaient songé a la disputer à la France; mais comme Charles V élait tout ensemble empereur et roi d'Espagne, ses ambassadeurs avaient le pas sans difficulté, et ceux de Fiance n'avaient aucune occasion d'exercer la prééminence, qui appartient naturellement au plus noble et au plus ancien de tous les royaumes chrétiens. Après la retraite de Charles, Philippe tâcha de continuer par adresse sa procession, et laissa à Venise le même ambassadeur qui' avait servi sous son père; on lui conserva même le titre d'ambassadeur do l'empereur, quoique Charles eût déjà fait sa renonciation; mais l'ambassadeur de France sut bien remarquer cet artifice, et déclara au sénat qu'il ne prétendait plus céder. On craignait que cette querelle ne su décidât par la force ouverte, et le sénat, qui était bien aise d'en voir venir à une décision, de peur de mécontenter l'un des deux rois, empêcha longtemps leurs ambassadeurs de se trouver aux cérémonies. Il espérait que le Pape déciderait la chose, et il ne cherchait qu'à gagner du temps; mais l'ambas-

sadeur de France ont ordre de déclarorè la république qu'il allait se retirer, si on ne lui faisait pas justice, et que le roi son maître Saurait bien maintenir son rang. Alors lo sénat consulta ses registres, où la préséance des rois très -chrétiens était établie sans aucun doute, connue étant 1rs souverains du royaume le plus ancien de la chrétienté, ainsi il prononça en leur faveur.

Après que la paix lut conclue, toute la cour se tourna aux plaisirs et à la mollesse. Le connétable, qui avait soixante-dix ans, et à qui la guerre avait presque toujours été malheureuse, ne songeait plus qu'au repos. Pour le roi, il était touché de la gloire; mais celle dont ii se piquait d'être amant parfait, étouffait tous les autres sentiments, et les périls où il avait vu son royaume, quoiqu'il en fût heureusement sorti, lui faisaient craindre de nouvelles guerres. On prit alors dans le conseil deux grandes résolutions: l'une d'abandonner les affaires d'Italie, toujours funestes à la France ; et l'autre, de renoncer à l'alliance du Turc, honteuse en elle-même, et on effet peu utile. Le roi fit déclarer publiquement à la diète d'Augsbourg ses sentiments sur les Turcs. Soliman en fut étonné ; mais sa politique ne lui permit pas de témoigner tout le méconteniement qu'il en avait, et il ne laissa pas de lui-même, dans le traité qu'il fit avec Ferdinand, de l'obliger à demeurer ami de la France.

Le royaume étant ainsi tranquille, et n'ayant rien à craindre du dehors, le roi songeait à prévenir les partis qui pouvaient se former au dedans. II avait toujours craint les protestants, qu'il voyait hardis, opiniâtres, et capables de tout entreprendre, s'ils en trouvaient l'occasion. Il résolut de les exterminer, et il était confirmé dans sa résolution par la duchesse de Valentinois, soit qu'elle se piquât, au milieu des désordres de sa vie, de donner quelques marques de religion, ou soit, comme on le disait alors, qu'elle eût intérêt à perdre Jes protestants, dont elle avait obtenu la confiscation. Il y en avait dans le parlement, et le roi qui les souffrait avec une extrême impatience, résolut de commencer par eux le châtiment exemplaire qu'il voulait faire aux autres. On préparait le palais pour les noces de Ja princesse F/isabeth, et le parlement se tenait aux Augustins.

Ce fut là qu'on délibéra sur les ordres que le roi avait envoyés, de punir sévèrement ces sectaires, en commençant par les conseillers qui seraient convaincus d'hérésie. Comme on allait opiner, le roi, qui voulait connaître ceux qui étaient hérétiques, et voir lui-même de quelle sorte chacun se conduirait dans celle affaire, vint tout à coup prendre sa séance. Plusieurs ne laissèrent pas de soutenir en sa présence, qu'il fallait adoucir les peines contre les hérétiques , jusqu'à ce qu'on eût terminé les atfaires de Ja religiou par un concile général. lis ne purent s'empêcher de faire connaître leur pente pour leurs nouvelles opinions, et le roi Jes ayant entendus déclara tout haut qu'il

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voyait bien que- les rapports qu'on lui avait faits étaient véritables, et qu'il y en avait dans son parlement qui méprisaient l'autorité du Pape et la sienne: qu'il avait sujet de se réjouir que le nombre en fût petit; mais que leur désobéissance leur serait funeste; ayant dit ces mois, il se leva, et donna ordre au connétable de faire arrêter ceux dont il lui mil la liste en main. Gilles le Maître, premier président, en avait présenté le mémoire au roi; Gabriel de Montgomeri, l'un des capitaines des gardes, les fil conduire à la Bastille, et le roi nomma des commissaires pour les juger.

Le premier à qui on fit le procès fut Anne du Bourg, conseiller clerc, qui fut déclaré hérétique par l'évêque de Paris, dégradé du caractère de diacre, et livré au bras séculier. Il différa son supplice par l'appel qu'il interjeta à l'archevêque de Sens et à l'archevêque de Lyon, comme primats. I,es princes de Lorraine étaient ceux qui se déclaraient le plus haut pour le supplice des hérétiques. On remarquait dans leur zèle de l'ostentation, et un désir de gagner l'amour des peuples, comme catholiques zélés.

Le jour destiné pour la célébration du mariage approchait; toute la France était en joie, tant pour la paix que pour les noces, qui se préparaient avec une magnificence digne des deux plus grands rois de l'univers. Ce fut le 27 juin que le duc d'Alb ■ épousa, au nom de son maître, dans Notre-Dame de Paris, selon la couluaie, la jeune princesse, qui attirait les yeux et l'admiration de tout le monde par sa bonne grâce ; ce jour el les deux suivants devaient se passer dans des jeux et des carrousels; on ne parlait que de tournois, les lices étaient préparées vers le palais royal des Tournelles, el le roi, trèsadroit dans cet exercice, devait courre en présence de toutes les dames et de tout le peuple. Il y rompit en effet plusieurs lances et fit admirer son adresse.

Le dernier jour du tournois, qui fut le 29 de juin, quoiqu'il eût déjà couru plusieurs fois, et que tout le monde le priât de se donner du repos, il voulut encore rompre une lance, la visière ouverte, contre le comte de Montgomeri, le plus adroit seigneur de la cour. Il fallut un commandement absolu pour obliger le comte à cette course. A Ja fin il monta à cheval à regret; les chevaliers partirent avec une vitesse et une vigueur incroyables, et le comte ayant rompu sa lance contre le plastron du roi, l'atteignit au-dessus de l'œil droit, du tronçon qui lui restait à la main. On vit en même temps le roi chanceler sur son cheval : les siens accoururent pour le soutenir ; la reine et toute la cour s'approchèrent avec frayeur; on Je trouva sans parole et sans connaissance, et on l'emporta en cet état au palais des Tournelles. Les médecins Je condamnèrent d'abord : Philippe, qui était à Bruxelles, lui envoya le sien en diligence, l'un des plus habiles de son temps: il fut de. l'avis des autres, et jugea tous Jes remèdes inutiles;

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