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i reine Catherine s'allirail peu à pevt l'autorité, par le pouvoir qu'elleavail vin- s«»n lis toujours infirme, el qni n'avait i le ne s'était mêlée jusque-la . et n'avait conservé une apparence de crédit que par l'eitrôme corun plutôt par la soumission , il pour la duchesse de Valenli- - : i ivrait par «tes belles apparéni haine implat able qu'elle avait contre lai où était le roi lui ii( prendre • princes de Gnisene s'oubliaient pas; lien! le jeune prince par la reine iphine sa femme, qui était agréabte et insinuante. Ils lâchaient aussi de gagner therioe par toutes sortes de soumissions: • avait besoin de srappuyer contre les ne» s du sang; mais elle balançait entre G liseel le connétable, elle les haïs- I s uns et les autres, comme amis et alliés île sa rivale. Les princes de Guise lui mirent de l'abandonner, et le connétable, «I ii i n'avait point de telles souplesses, succomba bientôt : outre cela, elle trouvait les princes de Guise déjà établis par le moyen leur nièce, et elle avait des sujets particuliers de chagrin contre le connétable, qui lit souvent conseillé au roi de la répudier, avant qu'elle eûl des cillants: ainsi, après - protestations des princes de Guise, qui l'assuraient d'une entière obéissance, elle lit avec eux une étroite liaison.
Le connétable eut recours au roi de Na- : re, premier prince du sang, qui demeurait ordinairement dans le Béarn ou dans son gouvernement de Guyenne: mécontent la cour, qui avait conclu la paix avec l'Espagne, sans songer à lui faire rendre aucune justice sur son royaume qu'on lui usurpait, il n'était occupé que des soins de s'y rétablir. Aussitôt après la blessure du . i\ reçut un courrier du connélable, qui le pressait de venir promptemeut prendre sa place dans les conseils. Louis, prince de ndé, frère de ce roi, était à la cour, résolu tout tenter pour maintenir l'autorité des princes du sany ; mais il avait beoin de son né pour agir, et il l'attendait avec impatience.
Durant tous ces mouvements, chacun attendait pour se déclarer que le r.d eût rendu le dernier soupir. Le malbeurcux prince était dans son lit, comme mort, sans connaissante et presque sans mouvement. On bftta, avant qu'il mourût, de faire sans cérémonie ie mariage du duc de Savoie avec -i SQBBr; enfin, après avoir été onze jours <!ans cet étal déplorable, sans que durant tout ce temps on pût trouver un moment pour le faire penser à lui, il expira au commencement <ie sa quarante- unième année, - 1 la douzième d'un règne qu'une tin si tra- . us rendit funeste.
Aussitôt après sa mort, le duc de Guise, a i ... agné de quelques autres princes, fut ieu Ire son hommage au nouveau roi, qu'il
emmena avec la reine sa mère au château du Louvre, laissant le connétable aux Tournelles, pour faire les honneurs du corps. Ils eiaienl bien aises de l'attacher a un emploi qui demandait une extrême assiduiié. pour avoir le loisir de s'affermir et de l'aire toutes leurs intrigues loin de ses yeux.
Henri II laissait quatre fils dans une «x- f Irème jeunesse: François, qui lui succéda; Charles, due d'Orléans; Henri, duc d'Anjou ; dt François, duc d'Alençon. De trois filles qu'il avait, Elisabeth venait d'épouser le roi d'Espagne, a qui on la devait bientôt conduire; Claude avait épousé Charles '1H, duc de Lorraine; Marguerite, la plus jeune, mais qui n'était pas la moins accomplie, restait seule sous la conduite do la reine sa mère. On remarqua que ce prince, qui avait permis un duel à son avènement à la couronne, périt dans un duel de divertissement. On vanta aussi beaucoup la prédiction d'un astrologue, qui avait prédit, à ce qu'on prétend, qu'il serait tué en duel. Mais les gens sages se moquent de ces pronostics, qui ne réussissent que par basard , ou qu'on invente après coup.
Il est constant qu'il avait l'espri t agréable, une douce conversation, une facilité merveilleuse, de la bonté pour ses domestiques, et de la libéralité. H n'était pas sans quelque amour pour les belles-lettres, et son règne fut fertile en poètes français, pour lesquels il témoignait de l'estime ; mais toutes les poésies ne chantaient que les plaisirs de l'amour, qu'on célébrait comme la seule vertu héroïque. Ainsi la jeunesse se corrompait par cette lecture et négligeait les belles études ; les filles môme perdaient la bonté et s'accoutumaient à la licence. C'était une des maximes de la cour, qu'il n'y avait point de politesse sans celte passion, et qu'il fallait nécessairement servir une dame pour être honnête homme. Les dames se piquaient aussi d'avoir des amants, et tout tendait à la corruption et à la mollesse.
FRANÇOIS IL [An 1559]
Tout ce qui fait apprébender de grands troubles dans un état se trouvait ensemble sous le règne de François IL Quoiqu'il fût majeur selon les lois du royaume, non-seulement il n'était pas capable de gouverner, mais il donnait peu d'espérance ue le devenir, accablé qu'il était de maladies, el aussi faible d'esprit que de corps. Ainsi on voyait commencer une espèce de minorité, qui devait apparemment être fort longue sous uno princesse étrangère, dans une cour factieuse, et parmi un peuple plein d'une infinité de mécontents.
Les troupes licenciées remplissaient ie royaume de gens sans emploi et épuisés par la guerre; mais ce qu'il y avait de plus à craindre, était le p>rli protestant, hardi, entreprenant, et aigri par les supplices, qui semblait n'attendre qu'un chef pour se dé-