‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 442 sur 458 · OEUVRES · texte numérisé non relu

OEUVRES

El dam « m solitaires lieux

Que lui posé le divin Maitre ?

Et ne le voyant plus paraître, Elk s'en prenait à ses yeux.

Peux anges, dont la riche veste, D'un blanc éclatant et céleste tomme un soleil élincelait, Paraissaient, touchés de sa plainte, Lui vouloir ôter toute crainte, Kt l'un d'eux ainsi lui parlait:

Femme, dans les larmes plongée, Soulagez votre âme allligée ; Dites le sujet de vos pleurs.

A ces paroles, Madeleine Sentit qu'ils comprenaient sa peine El qu'ils partageaient ses douleurs.

De son amour toute occupée Et de nul autre objet frappée, Sans surprise, sans tremblement, Elle fit comme des peintures Ces immortelles créatures, El r.e songeait qu'à son amant.

Hélas ! jusque sous celle tombe, A ce dernier coup je succombe :

Ils m'ont enlevé mon Seigneur ; Après l'avoir privé de vie, On le cache et l'on nous envie Ce resie de notre bonheur.

Oh ! qu'elle élait bien écoutée !

Que sa voix fut bientôt portée

A l'oreille du bien- aimé !

Qui, près d'elle, dans le silence,

En secret voit la violence

Du feu qu'il avait allumé!

Madeleine, toujours en quèle, Cherche encore en tournant la lêL.

Le seul qui peut la soulager; Que ne fait la persévérance ?

Il vient contre toute espérance, Mais sous un visage étranger.

Femme, sur ce sépulcre inclinée, Que cherchez-vous tout éplorée?

Quelle est la cause de vos maux ?

Elle croit, malheureuse amante,

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