TRADUCTION POETIQUE DE QUELQUES PSAUMES
DOMINE, DOMINUS NOSTF.R, QU.vM AIiM'IUBlLE EST NOMES TUIJM, ETC. (P$Cll. Mil.)
Seigneur, noire Seigneur, que votre nom est admirable, etc.
Grandeur de Dieu. — 1,'enfanre. le loue. — Iîcaulé de la nuit. — Dignilé de l'homme.
Toi, qui seul en ta main tiens l'empire du monde,
Seigneur du peuple élu, Que ton nom est fameux sur la terre et sur l'onde Et que tout est soumis à ton sceptre absolu !
Ton immense grandeur, sur les cieux exhaussée,
A ses pieds les étend ; Tout tremble devant toi ; la nauire abaissée Reconnaît la hauteur de ton trône éclatant.
A chanter tes bienfaits l'enfance est éloquente;
C'est loi qui la nourris ; Et, pour être loué de sa bouche innocente, D'un âge impatient tu fais cesser les cris.
Par les soins les enfants de la race infidèle
Suçant le même lait Que donne à tes enf.nits une chasle mamelle, D'un injuste vengeur condamnent les projeis.
Je verrai de tes cieux La structure immortelle
D'un si rare dessein, La lune avec les feux allumés autour d'elle, Etemel monument de ta puissante main.
Qu'est-ce que l'homme? ô Dieu, quêta bonté suprême
Veuille s'en souvenir!
Qu'est-ce que l'homme? un souffle et la vanité même. Un Dieu de son amour daigne le prévenir !
Placé par ta sagesse un peu plus bas que l'ange,
Et par les mêmes lois Si puissant, que sous lui tout le reste se range ; Du grand roi sur la lerre il exerce les droits.
Couronné de la main, partout on le redoute ;
Dans les prés, dans les bois, La brebis fuit ses pas; le bœuf pesant l'écoute, Les plus tiers animaux sont souples à sa voix.
Tu mets tout à ses pieds ; l'oiseau qui fend la nue,
Tant de monstres divers Qui tiennent dans l'abîme une route inconnue, Les habitants du ciel, de la terre et des mers.
Eternel, notre Dieu, seul arbitre du monde,
Seigneur du peuple élu, Que ton nom est fameux sur la terre cl sur l'onde, Ll que tout est soumis à ton sceptre ab olu!
cu.i.1 t.N.vruuNT u.ehiMi nci. (l'tul. i\ui.) Les cieux ruconleut la gloire de bi,u.
Belle naît. — Lever du tolefl.— fi « rapkle.—
Succession des jours cl des nu.
Ainsi Chantait David, au m lieu du silence,
Les beautés de la nuit, Et d'un ciel étoile, donl la douce influern Dans ce paisible temps, se répandait sjus bruit
Béiissez le Seigneur, vous, lune, et vous, éloi'cs
Qui, sans nous éblouir, D'une profonde nuit percez les somhres voiles, Et dans l'obscurité venez nous rejouir.
Qu'eut; nds-je? il va franchir sa lointaine barrière,
Ce flambeau radieux, Qui, du malin au soir, fournissant la carrière Sur le vaste horizon ne jetle que des feux.
Nul ne peut éviter sa venu pénétrante,
Sous les toits à couveit, Ni couché sur le bord d'une eau rafraîchissante, Ni dans un creux vallon sous un feuillage vert.
Tel qu'un nouvel époux, dans sa riche parure,
11 parait au matin ; Sa féconde chaleur anime la nature; Des changeantes saisons sei.l il fait le destin.
Toi, qui vois de ses pas l'étonnante vit.
Sage contemplateur, De ses tours cl retours admire la jusleai Et d'un immense corps l'immobile moteur.
Par un ordre éternel, le jour mène à l'ouv:
Les faibles animaux .
Pour adoucir la peine où le joue tel La nuit, par le sommeil, vient Inif les tr-ivaux.
Dieu l'ordonne ; cl tous deux, attentifs à sa gloire,
Dans la su< cession De sa première loi conservent la mémoire ; D'âge en âge, à jamais, va la tradition.
Le jour apprend au jour ta règle de M I MUI
Et la nuit à la nuit , Aux globea euflamméa roulant autour de l'ourso Enseigne le concert d'un mouvement miim.
Ces! du grand univeis la voix simple el première
Qui jusque* au couchant.
Depuis où le soleil découvre sa lumière , Porte sans varier ce langage touchant.
Sansdocieuron l'app-end MM la ligne luùlaMc,
Sous les pôles ghe -.
Il par tous les climats où la terre opulente Enrichit de vu dons les mortels dtej « -•
! 5 OEUVRES INEDITES DE
Juifs el des gentils celte langue entendue, D« berbère el des souids, Par hii secret instinct dans les cœurs descendue, Leur rail du ciel propice implorer le secours.
Maillions, humbles mortels ; sous la douce
De s"ii commandement ; [contrainte Et, faites sou image, avançons dans la crainte, Qui de notre sagesse est le commencement.
- jrneur, qui .ians la main liens l'empire du monde Et de ton peuple élu,
Q te ton nom est fameux sur la terre et sur l'onde Et que tout est soumis à ton sceptre absolu !