‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 446 sur 458 · EXUL'IAT TE POM'.MS IN 1>IE TUIBULATIONIS , ETC · texte numérisé non relu

EXUL'IAT TE POM'.MS IN 1>IE TUIBULATIONIS , ETC

(Psal. xix.)

Que le Seigneur vous exauce, dans le jour de l'affliction, etc.

Que le Seigneur l'exauce au jour de la tempête; Que l'ombre de son nom mette à couvert ta tète ; Qu'il arme en ta faveur les puissances des cieux ; Que du IiQiit de Sion sa force te soutienne, Que de la piété toujours il se souvienne, El soit ion holocauste agréable à ses yeux.

Qi'au dés:r de ion cœur sa bouche soit propice; Que tes justes conseils toujours il affermisse; Notre bonheur n lira de ta prospérité; Du nom de l'Etemel brillera notre gloire. Déjà l'oint du Seigneur rempor;e la victoire Et nous voyons que Dit- u veille à sa sûreté.

Il répondra d'en haut à lotîtes ses demmdes; Au milieu des combats mille invisibles bandis Viendront, d'un vol pressé, grossir sis escadrons. L'ennemi dans le nombre a mis son espérance, Ses chars et ses chevaux ont fait son assurance; La notre est en Dieu seul que nous invoquerons.

ils n'ont pu dans leurs jours se sauver de sa foudre, Ils so t tombés par terre , ils ont mordu la poudre, Quand nous nous relevons sous ton unique appui ; Dieu, qui nous as donné ce prince incomparable, Conserve ses beaux jours, et sois nous favorable, Quand nos vœux enflammés l'imploreront pour lui.

ERICTAVIT COR MEUM VERBUM BOM'M. (Psal. XLlV.)

Mon cœur a produit une excellente parole.

Je sens, d'un cœur transporté, Sortir, pleins de majesté, Les vers qu'au Roi je présente.

D'un feu céiesie animé, Mon esprit veut que je chante Le règne du bien-aimé.

Sous une maîtresse main , D'un dilig ni écrivain

P.OSSl ET.

Ma langue, plume empressée, Produit de saintes chansons, El ma voix se seni poussée Jusqu'aux plus sublimes sons.

De mes chants digne sujet, Des yeux le plus cher objet, De la beauté la plus vive; Sur vos lèvres vous portez La grâce simple et naïve Des célestes vérités.

Béni de Dieu pour toujours, Commencez à donner cours A vos triomphantes fêtes ; Mettez à votre côlé, Dans les jours de vos conquêtes, Voire glaive redouté.

Plutôt montrez vos attraits, Les plus perçants de vos traits ; Les peuples y sont sensibles; Vos blessures vont au cœur, Et vos appas invincibles Vous en rendent le vainqueur.

Marchez, paraissez, charmez, Les bataillons désarmés Qui, dans une paix profonde, Aiment à sentir vos coups, El bientôt, par tout le monde, Tomberont à vos genoux.

La vérité, la douceur

Et la justice leur sœur,

Par vous reprennent leur gloire ;

El votre merveilleux bras,

Toujours sûr de la victoire,

Vous mène dans les combats-

0 Dieu, car lous les mortels Vous dresseront des autels, Toute la terre habitable Vous sert avec tremblement, Et votre trône équitable Subsiste éternellement.

Sous votre sceptre la loi, La pudeur, la bonne foi, Seules tiendront la balance :

Les crimes seront punis ; L'outrage et la violence A jamais seront bannis.

Modèle de l'équité, D.eu de qui la sainteté Condamne toute injustice, 11 faut pour cette action Que votre Dieu vous remplisse D'une céleste onction.

Par ce sacre vénéré,

A tous les saints préféré,

Seul, dans les rangs où vous êtes,

«Si

Vous surmontez à la lois Le saint ordre des prophèti B,

Des ponlifes cl des rois.

De cèdre cl d'ivoire orné, Voire palais fortuné, Par une immense largesse, Etale de Ions côlés Votre admirable ricb sse Aux lilles des rois domptés.

Sur vos habits ravissants, De la myrrhe et de l'encens, La vapeur est répandue:

De ces beaux lieux parfumés Votre odeur s'est étendue Sur celle que vous aimez.

Dans un superbe appareil, Plus claire que le soleil, A votre droite est placée La reine, que votre amour Flatte plus dans sa pensée Que tout son royal alour.

Vous, ma fille, écoutez-moi, Vous aurez le cœur du roi, Si vous perdez la mémoire De vos antiques cités, Aussi bien que de la gloire Du père que vous quittez.

Celui qu'à votre côté

Attire votre beauté

De tous les rois est le maître ;

C'est le Seigneur des seigneurs,

A qui, pour le reconnaître,

On rend les divins honneurs.

Tyr, que la mer entretient, El les villes qu'elle lient Sous son empire captives, Bientôt par vous apaisés De leurs abondantes rives Sont les trésors épuisés.

Quoiqu'un bord élincelant Dans un habit opulent Sur la reine toujours brille, Et que l'ouvrage achevé D'une industrieuse aiguille De fin or soit relevé;

Plus riche encore au dedans, Avec des désirs ardents, La princesse est recherchée ; Plus elle évite le jour El tient sa gloire cachée, Plus elle pare la cour.

Cent filles du plus haut rang, Des premières de son sang, Après elle présentées , Dans le saint ravissement

ïïtADlT.'Ilo.N DE

QLELQ1 : : .. ,

Donl < il - lonl ;

Suivent le . riL

m. un, I. or aimab - tii

i étj blii dans ion temple, (>ii, saintement amoureux, 1 < oeurs pari donnent l'en mple D ; t iéi pla in.

A vos coorsgi ai i nfanlt, Nés d ■ pèrei triomphants, Vous partagera la lei i Invincibles et nqoéranlf, Ils bi i eront comme verre Le m . ptre de leurs tyrans*

Leur Baiute postérité,

De votre nom répété,

Sera toujours aniin

lit dans ton- les (unis ravis,

Ira votre renommée

Par des siècli s infl is.

dus ROSTER luitcuvi r.T TUTUS. (Ptal. xlv.)

Di'. ii est notre refuge et noire force.

Le Seigneur est notre secours, Notre force, dont le concours Nous a rele\é le eoarage, Quand de tous les n aux assemblés Sur i;os tètes grondait l'orage Dont le coup nous lût accablés.

Aussi, soutenu de BOn bras, Notre co ur ne tremblerait | Quand, à secousses redoubfc On venait li émir l'univi i -, Lt que les terres et roui Tomberaient dans le fond des mers.

De tous côtés autour de M S\ levaient les eaux en courroux; l s montagnes déracim Sentaient la colère des eieux, i t de leurs masses étoni Troublaient le f.isic sudaeieax.

Mais les Qeuvës de 1.. cité, Seigneur, dans leur t an [Utilité, N'ont jamais il sp'ue la ci.miio, El il. uceraeul impétueux, IU font dans sa paisible encan!

Couler leurs Dou majestueux.

L'Etemel habile au milieu ; Tout est calme en ce sacré l'icu Sanctifié par sa prést nce; Sou tabernacle est noire appui.

En son nom est notl Que pouvons -noM craindre ;im

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