ŒUVRES
Il nous aille dès le malin, ! i lorsqu'un contraire destin (. '.•■miin-nce à troubler noire \i.\ Aussitôt, «'es monts étemels, Sur la net qu'il l choisie Luisent ses regards paternels.
Les peuples étaient abîmés ; Sur les royaumes alarmés
D'en haut éclatait le tonnerre, Qui, par son effroyable bruit, Faisait craindre à toute la terre L'horreur d'une étemelle nuit.
La famine aux hideux regards Apparaissait de toutes parts Avec la pale maladie, Et la guerre aux sanglantes mains, Par le carnage et l'incendie.
Désolait les tristes humains.
Avec nous devant nos malheurs, Nous avions pour sécher nos pleurs Le puissant Seigneur des armées.
Le Dieu de Jacob adoré, Seul à ses tribus bien aimées Kst un prolecteur assuré.
Venez tous, voyez à la fois Les prodiges du Roi des rois :
Par lui notre peine est finie ; Tous nos peuples sont consolés, El verront la guerre bannie Aux climats les plus reculés.
■l\ rompra les arcs et le fer, Contre nous forgés dans l'enfer ; Les armes nous sont défendues, Les combats sont changés enjeu; En faux les lances sont fondues, Les boucliers jetés au feu.
C'était peu que le Dieu des dieux, Vers un roi guerrier et pieux Cent fois fît voler la victoire, Si pour comble de ses bienfaits, Joignant le repos à la gloire.
Il n'avait envoyé la paix.
Venez, et dans un saint loisir
Goûtons le céleste plaisir
D'avoir Dieu présent dans notre âme,
Dieu qui, sur la terre exalté,
A tout peuple qui le réclame,
Sait faire sentir sa bonté.
Avec nous, parmi nos malheurs, Nous aurons pour sécher nos pleurs Le puissant Seigneur des armées.
Le Dieu de Jacob vénéré, Seul à ses tribus bien-aimées, Est un protecteur assuré
INEDITES DE BOSSU ET