ISA
T1M SILF.NTIUM LAIS. (Pidl. LXV, SCC. S. IlitMOn.)
Le silence est votre louange.
Dieu puissant, je me tais en ta sainte présence ; Je n'ose respirer, et mon aine en silence Admire la hauteur de loin nom glorieux : Que dirais-jet ;>bîmés dans cette mer profonde, Pendant qu'à l'infini la clarté nous inonde, Pouvons-nous seulement ouvrir nos faibles yeux? Si je veux commencer tes divines louanges, Et que déjà mêlé pirmile cœur des anges Mi voix dans un cantique ose se déployer, Dès que pour L'entonner ma langue se dénoue Je sens sortir un chant que mon cœur désavoue El ma tremblante voix ne fait que bégayer.
Changement merveilleux : accablé de la gloire De tout langage humain j'ai perdu la mémoire ; InlerJit, éperdu, je n'articule plus :
A, a, a, mon discours n'a ni force ni suite; A des cris enfantins ma parole est réduite, El pour tout entretien n'a que des sons confus.
Plus je pousse vers toi ma sublime pensée, Plus de ta majesté je la sens surpassée, Se confondre elle-même et tomber sans retour : Je t'approche en Irembbnt, lumière inaccessible Sans atteindre jamais l'être incompréhensible, Et mon œil éperdu ne trouve point de jour.
Cessez, qu'espérez-vous de vos incertitudes. Vains penseurs, vains efforts, inuti'es éludes? C'est assez qu'il ail dit : Je suis celui qui suis: 11 est tout : il n'est rien de tout ce que je pjnse; Adorateur soumis parla foi je commence, Et sans plus raisonner en amant je poursuis. Eternel trois fois saint, seul connu de loi-même, Puissant moteur des cœurs, mon Dieu, fais que
je l'aime I Mais, quand à tes aurais je me serai rendu, Tu ne serasjamais autant aimé qu'aimable, Et seul dans nos esprits ton esprit adorable D'un ineffable amour aie don répandu.
Descends, divin Esprit, pure et céleste flamme ,
Invisible onction qu'en secret je réclame,
Et loi qui le produis dans l'éternel séjour,
Accorde sa présence à mon âme impuissante,
Fais en (car tu le peux) une fidèle amante
El qu'elle aime sans borne un Dieu qui n'est qu'amour.
FINDAMENTAEJUS1X M0NT1BUS SAXCTIS. (Psal. LXXXVI.)
Lus fondements de la ville sont posés sur les monia~ gnes saintes.
Gloire de Sion. — Dieu voit quelques hommes pieux marqués el en petit nombre dans les autres pays : en Egypte, parmi les Philistins même; dans Tjt en Elliiopie. — Sion est la seule mère qui les enfante sans uombre.
De la sainte cité de Dieu
Je découvre, dans ce haut lieu,
ÎH9 POESIES. - TRADUCTION
Le ferme fondement et l'immuable gl »i > e : Dans Sion du Seigneur est le litre éternel; Sion de sa granduur conserve la mémoire, Et le cher monument de son nom paternel.
Aux sainles portes de Sion
Dieu donne sa protection ; Des camps, des pavillons les louis sont les mail resses ; Pour elle de respect tout Jacob esl louché, Et, malgré la hauteur des autres forteresses, A leurs gonds immortels l'empire esl attaché.
Mais, Sion, que ne dit-on pas
De les fêles, de tes combats, De tes oracles saints, des coups de l'épouvante Que par cent traits perçants porte de toutes paris Sur ces fiers ennemis ton arche triomphante, Qui voit dans leurs fossés enterrer leurs remparts ?
Partout où je tourne les yeux J'aperçois quelque homme pieux
En qui de mon pouvoir la connaissance éclate,
Parmi les Philistins, chez l'Ethiopien ;
Dans la superbe Tyr, sur le Nil, sur l'Euphrate
Et dans lous les climats chacun vante le sien.
Mère féconde des savants ,
Seule dans tous lieux, dans lous temps, Sion, que Dieu soutient, par milliers les enfante : Tous elle les rassemble en son bienheureux sein Où Ton voit transporté d'une joie innocente De ces hommes sacrés le florissant essaim.
SUPER FLUMIN.Y BABYLONIS , ILL1C SEDIMUS , ETC.
(Psal. cxxxvi.)
Nous nous sommes assis sur les bords des fleuves de Babylone, etc.
Sur les rives de Babylone, Une éternelle affliction, Au doux souvenir de Sion , Où du Seigneur était le trône, Sous le joug d'un peuple odieux, En pleurs continuels faisait fondre nos yeux.
Aux saules voisins suspendues, Sans se souvenir de leurs chants, Dans le silence au gré des vents ' Allaient nos harpes détendues, Et ceux qui nous tenaient captifs :
Quittez-nous, disaient-ils, quittez ces tons plaintifs.
Dites plutôt quelque cantique De ceux que Sion écoutait Quand jusqu'au ciel elle portait Sa mélodieuse musique, Quoi! que dans ces barbares lieux On entende jamais nos airs religieux ;
Qu'on réjouisse la Chaldée Des saints cantiques du Seigneur, Et que l'on y chante à l'honneur Du Dieu qu'adore la Judée I
DE QUELQUES PSA1
Mulot | h .1 l.i f ,ij
A\cc nos chalumeaux nos lai
Jérusalem, ilje l'on Si pour toi l'on me \i»ii El qu'en un i syi étranges T«:>, bymm je poMJ
Si {«mais la i ilnte < lié Cesse d'être l'objet de ma féciUié;
Poisse mon bras, puisse nia gloire Tomber dans an p ireil oubli ; I ii de mon nom enseveli A Jamais périr la sténo Puisse en m. i bouch ber
lit morte à mon palais sas langue t'ait* I r '
Seigneur, venge-nous d'Idu Au jour que lu nous SS proi Puisqu'elle a de nos eni émis
Aigri 11 haine rnve lin»
lit dit dans ton aveuglement :
Détruise/, de Sion jusques au fondement.
A ce jour où mon cœur aspira, Sous un conquérant giorieui
Des méchants avec lOUS leurs d.eui Tombera le superbe empire ; El de Babylone au cercueil Le châtiment affreux égalera l'orgueil.
C'est alors, cruelle Assyrie, Qui maintenant vis de BOS mau», Que les yeux après eeni assauti A la fin verront la furie De tes ennemis triomphants Contre les durs rochers écraser les enfanla.
CREDID1, PROPTKB fifOD LOI I rOSSUM,l K. (Piul.tW.) J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, eic.
J'ai cru, Seigneur, à la loi ;
J'ai parlé selon nia foi ;
Sous ion bras je m'humilie.
Pans le transport de mon unir,
Par une sainte saillie,
J'ai uil : Tout homme e>[ menteur.
De les bienfaits prévenu, De ton secours soutenu , Quelle sera ma louange 1 A ta suprême bonté Que donnerai-je en échange De sa libéralité !
De ton calice altéré, Avec un cœur épuré J'en offrirai le mystère ; Tour invoquer ion saint nov De la liqueur saints le ferai l'efiusia
Ml (I
Deranl le peuple pieux, A Dieu je rendrai mes rc D'une voix respectueuse ; Je chanterai de nta
La niori toujours précieuse Lt leurs âmes dans ses mains.
Tu sais, divin Créateur, Que fidèle serviteur, Humble (ils de la serrante, Pour comble de tant de biens,
D'un coup de la main puissante, Je vis rompre mes liens.