POUR LE JOUR DE L'ASCENSION
Lève-loi, Père du jour, Et dans ion plus bel atour, Viens commencer ta carrière; Aujourd'hui vers les hauts lieux D'où s'élève la lumière Montera le Roi des cieux.
Jamais dans un tel chemin Tu ne vis un corps humain Percer la voûte azurée, Kl des astres respecté Porter jusqu'à l'Empyrée Une nouvelle clarté.
Au majestueux abord D'un Roi vainqueur de la mort.
Princes des troupes fidèles, Ousrez les sacrés poteaux , Et vous, portes éternelles, Elevez vos chapiteaux.
Par son courage indompté Le ciel veut être emporté; Il faut qu'il ait l'avantage Sur des cruels ennemis, Et son royal héritage De sa conquête est le prix.
Qui peut dans un jour si beau De ce triomphe nouveau Chanter la pompe sacrée, Et tout le noble appareil De la magnifique entrée D'un conquérant sans pareil?
Sorti de captivité, L'ancien peuple racheté L'accompagne dans sa gloire; Tous les mortels affranchis A l'honneur de sa victoire De ses dons sont enrichis.
Purifiés par son sang Ils occuperont le rang El les places immortelles
Oui ucendit super césium cari) i Ptai.
lxvii, 34.)
Que dans la BOiMa Sion Quitta des auges rebell L'infâme désoctien.
Déjà des nouveaux vainqueurs Mêlés parmi les neuf chœur-.
\u ciel les troupes Avec éclat se font voir, El les légions ai i S'ouvrenl pour h-s recevoir.
Mrs ce monieiil foi Un é, Le genre humain étonne, D'un si sublime nsyel Malgré son ancienne erreurs Suit jusqu'au sanctuaire Jésus, son avaul-couretir.
Dieu de gloire, élevez-vous Et dissipez les jaloux De votre éiernel empire :
Régnez sur tout l'univers Et commence! à détruira La puissance îles enf
Des lieux les plus rei ni Tous les peuples el>i anle-
Accourent pour reconaal
Par une commune ro De leur légitime maHre
Le nom < l II - -aimes lo - Les dieux lionipcm-
Comment échappèrent Ils
A la main qui le- Util H !
Quand, vainement In tu Partout il- verront ï lei Leurs temples prér.i|
Mêle tes r< glissements \ de sami- ra\ i&semi m- .
i cbère amante .
Le séjour du bien- aime.
Qui l'ait toute ion attente,
Ne |i géra plus ferme.
QEDVRES INEDITES HE BOSSU ET.
TRIERE D'UN PECHEUR TÉNITENT.
Seigneur, j'ai péché contre vous, Contre vous, l'auteur de mon être :
Céleste amant de mon âme jaloux, Oui voulez seul y régner comme un maître ; Sort glorieux, sous un maître si doux, Si seuleuieDl j'avais pu le connaître I
Ce Dieu, qui de rien m'a formé,
Avait de sa beauté suprême Le vif éclat sur ma face imprimé; Je paraissais comme un autre lui-même , Heureux mortel, de lui j'étais aimé, Ei je pouvais lui dire : Je vous aime!
Maintenant, esclave odieux
Banni de sa sainte présence, Je n'ose plus lever mes tristes yeux : J'ai tout perdu, grâce, gloire, innocence. Espoir, amour, et trop audacieux, J'ai profané jusqu'à la pénitence.
D'un rayon céleste éclairé, Je savais le sacré mystère Toujours promis, en son temps déclaré;
Et toutefois, aveugle volontaire, En plein midi je me suis égaré :
Dieu me parlait; ingrat, je l'ai fait taire.
Mon âme, que rien n'enchaînait
A qui ue s'cst-elle livrée ?
Atout venant elle s'abandonnait; Deçà, delà, furieuse, enivrée, Errant toujours, jamais ne revenait :
Elle eût haï qui l'aurait délivrée.
Cependant du haut de sa croix, Par ses cris Jésus la rappelle :
Reviens, dit-il, ingrate, je le vois Dans les transports de ta flamme infidèle, Reviens pourtant, approche de ce bois, Où par ma mort l'homme se renouvelle.
Allons; il faut mourir d'amour, A l'amour Jésus nous convie :
Bendons-lui tout par un heureux retour, 11 veut les cœurs ; contentons son envie : Sur le calvaire allons perdre le jour, Regrets amers, n'épargnez point ma vie.