‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 48 sur 458 · HIST. DE FRANCE. UV. XVII · texte numérisé non relu

HIST. DE FRANCE. UV. XVII

commanda hautement de prier Dieu qu'il lui pardonnai ses fautes et ne lui imputât paa celles de ses ministres. C'est en effet ce qu'avait a craindre un prince qui n'avait jamais agi de son mouvement. Les courtisans ne manquèrent pas à tourner celle parole du cardinal contre lui-même.

On ne put empêcher le peuple de soupçonner du poison dans la maladie survenue au roi, et le bruit s'en répandit dans les pays étrangers, sans qu'il eût d'autre fondement que l'inclination qu'ont les hommes à chercher des causes extraordinaires à la mort des princes. Les continuelles infirmités de François II ne lui promettaient pas une longue vie, et servirent seules d'excuse à la faiblesse pitoyable qu'il fit paraître durant

tout son règne

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