PART. X!!. TIIEOL. HISTORIQUE. — H. II1ST. DE FR.YKCE. LI V. IVIL
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quelle, quoique éloignée de toute npparencè, n'eu passa pas moins pour véritable parmi ces peuples crédules et dans tout le nord.
Les principaux du parti ne tardèrent pas à se rendre à Orléans auprès du prince; ils le nommèrent protecteur du royaume, et lui tirent un serment par lequel ils promettaient de lui obéir comme à leur chef, et à celui qu'il nommerait pour lieutenant, à condition qu'il mettrait le roi et la reine en liberté, et ferait conserver l'édit de janvier jusqu'à ce que le roi majeur en eût ordonné autrement. La révolte du prince causa un soulèvement presque général; et environ dans le même temps qu'il se rendit maître d'Orléans, les huguenots occupèrent Rouen, Dieppe, le Havre-de-Grûce, presque toute la Normandie , Angers , Blois , Poitiers , Tours, Valence et la plus grande partie du Dauphiné, Lyon, toute la Gascogne et tout Je Languedoc, à la réserve de Bordeaux et de Toulouse. La cour ne fut pas autant alarmée de toutes ces pertes qu'il paraissait qu'elle le dût être, parce qu'on ne croyait pas les huguenots en état de se maintenir eu tant d'endroits, et qu'ils avaient envahi plus de places qu'ils ne semblaient pouvoir en garder. Le maréchal de Tavannes les empêcha d'occuper les villes de Bourgogne, • ai il maintint la religion et l'autorité loyale.
Partout < ù ils furent les maîtres, ils firent des désordres inouïs : ils brisèrent les images, pillèrent et ruinèrent les églises, brûlèrent les reliques des saints et jetèrent au vent leurs cendres sacrées : celles de saint Martin, respectées depuis tant de siècles dans toute l'Eglise, n'échappèrent pas à leur fureur. L'autorité du prince ne put empêcher qu'Orléans ne lut exposé aux mêmes désordres : ils ôtèrent l'exercice de la religion aux Catholiques, et exercèrent sur eux d'horribles inhumanités; ils ne furent pas mieux traités où les Catholiques demeurèrent les maîtres, de sorte que tout le royaume était plein de meurtres et de carnage. Pour ramener les rebelles et empêcher la rébellion de s'étendre davantage, la régente lit publier le 7 avril une déclaration qui portait que ce qu'on disait de la captivité du roi et ue la sienne n'était qu'un prétexte grossier pour exciter les peuples à la sédition ; qu'au reste le roi pardonnait à tous ceux qui reviendraient de bonne foi à l'obéissance, laissait aux protestants un plein exercice de leur religion, selon la discipline de Genève, à la réserve de Paris et île la banlieue, et ne ferait la guerre qu'aux séditieux.
Celle déclaration fit peu d'effet, parce que les ministres et le prince tirent entendre aux peuples que les triumvirs ne les traitaient doucement en apparence que jusqu'à ce qu'ils se lussent rendus les maîtres, et qu'alors les supplices recommenceraient avec plus d'inhumanité que jamais. Le prince, cependant, à qui les écrits qu'on faisait continuellement dans le parti avaient étési utiles, ne cessait d'un faire répandre de tous cotes
où. il rejetait tous les maux sur l'ambition des princes Lorrains et de leurs amis : il publiait partout qu il ne demandait que l'exécution de l'édit de janvier et le châtiment des insultes faites aux protestants. Mais comme il n'espérait, disait-il, aucune tranquillité, ni aucun ordre, tant que les trois ligués demeureraient dans les affaires, il demandait leur éloignemenl, jusqu'à ce que le roi majeur pût [.rendre connaissance de leur conduite.
A celle condition il promettait de pose: les armes, et offrait ses enfants pour otages. On lui répondit (pie le roi ferait observer l'édit de janvier et en punirait les infractions ; mais qu'il ne pouvait pas chasser de la cour des gens qui l'avaient bien servi; qu'eux, néanmoins, pour montrer qu'ils ne souhaitaient que la paix, offraient volontairement de se retirer, après que ceux qui étaient en armes à Orléans les auraient posées, et qu'on aurait remis sous l'obéissance du roi toutes les places surprises, en se soumettant au roi de Navarre pour tous les ordres de la guerre. La même réponse invitait le prince de Coudé à venir reprendre à la tour et dans les conseils, la place qui était due à sa naissance ; pour les autres seigneurs du parti, on leur ordonnait de se retirer dans leurs maisons. Le môme jour qu'on fit celte réponse, le duc de Guise, le connétable el le maréchal de Saint-André présentèrent au roi une requête fort concertée, où ils exposaient les services qu'i s avaient rendus sous les derniers rois offrant toutefois de se retirer non-seulement de la cour, mais encore du royaume, pourvu que les protestants désarmassent, et qu'on ne souffrit que la seule religion catholique. Au reste, ils n'exigeaient autre chose du pi nue de Condé, sinon qu'il revint auprès du roi. Sa réplique fut pleine d'injures et il concluait en disant qu'il viendrait en eff t bientôt à la cour, en elat d'examiner si un étranger et deux fripons feraient la loi au prince du sang. Il envoyait ses réponses à tous les parlements, principalement à celui de Paris, afin, disait-il, que dans un âge plus mûr, le roi pût connaître son innocence et la violence de ses ennemis.
La sédition el la révolte se répandaient de plus en plus avec ces écrits dans ton les les provinces. Le parlement, indigné de l'insolence des huguenots et de leurs sacrilèges, donna un arrêt pour les chasser de Paris et leur la ire courir sus par tout le royaume. Les deux partis étaient en armes et se faisaient une guerre cruelle; celui des chefs des huguenots qui se signalait le plus était le baron des Adrets, vaillant, hardi, vigilant, enfin grand homme de guerre, mais haï dans son parti même pour les cruautés qu'il exer* çait sur les Catholiques; il faisait tous les. jours de nouveaux progrès dans le Dauphiné, où il prit Gondrin, lieutenant du roi de cette province sous le duc de Guise, et le lit pendre. La haine qu'il avait contre le duc, qui ne tit pas assez de cas de lui dans le tumulte d'Amboise, où il lui offrit ses services,
a LIVRES COMPLETES : E BOSS1 : I.
i > l'avail ; t> -.■:, : ji !.'• dans le parti
iii-imt, mais lui faisait faire la guerre • c toute la fureur que peut inspirer la von . D'autre côté, le parti royal se
soutenait dans la Norman lit-' par l'adresse et r de Matignon, que la reine, qui ni à lui, avait envoyé dans eeKe province, parce que la Mark, duc do Bouillon, qui eu était gouverneur, ê ail soupçonné de ii iser les huguenots. Le co i te de Tende - appuyait en Provence, où il commandait; eu lui opposa Sommerive, son propre (ils, que la défection de son père n'empêcha pas servir le roi fidèlement.
Lis autres provinces n'étaient guère moins . Pierre Ronsard, gentilhomme vendômois, célèbre par ses poésies, qui s'était lait ecclésiastique après avoir porté les armes, les reprit en celte occasion, et fut choisi chef de !a noblesse catholique de son pays. laul tous ces mouvements du dedans, on travaillait de part cl d'autre à s'assurer du mis du côté des étrangers. Le prince en envoya demander à la reine d'Angleterre, et sollicitait aussi les princes protestants d'Allemagne, dont la cour lâchait d'obtenir du moins une neutralité par le moyen de Jacques d'Angennesde Rambouillet, ambassadeur auprès de ces princes, qui avait ordre de les amuser en leur proposant de presser, conjointement avec le roi, la réforma lion de l'Eglise, dans le concile de Trente qu'on allail reprendre.
On faisait en même temps des deux côtés des levées en Allemagne; mais celles du parti royal étaient plus grandes et plus promptes, et on y attendait un secours considérable du roi d'Espagne.
Cependaul le roi de Navarre sortit de Pans, jné des trois ligués, et marcha vers CliAleaudun avec une armée d'environ sept mille hommes : en même temps le prince sortit d'Orléans avec huit mille hommes, suivi de l'amiral, et campa à quatre lieues de celte ville. On se lassait de part et d'autre de ne faire la guerre que par des écrits. La reine voyant les armées en campagne, craignit une décision et tâcha de renouer les traités : elle lit [imposer une entrevue au prince, qui ne put la refuser. Elle se lit à Touri,le premier de juin, sans aucun succès. Le prince, demandait toujours l'éloignement des triumvirs et l'exécution de l'édit de janvier. La reine refusa le premier article ■ u:e déraisonnable, et répondit, sur le n I, qu'elle craignait de n'en être pas la maîtresse, après que les | rotestanls avaient poussé les choses à de si grandes extrémités. Le roi de Navarre 'e prit encore d'un. ton plus haut, et comme s'il eût voulu se justifier de i ancienne facilité, il affecta de faire paie beaucoup de dureté à l'égard de son hère, de sorte qu'ils se séparèrent mal satisfaits 1 «il de I autre. On ne songeait plus qu'à la • L'un des partis avait pour lui le nom, «l lau tonte du roi, celle de la reine
• t du roi de Navarr»>, l'épargne, quoique •1 '•' faveur du peuple eue parlement prince avait de meilleures
troupes, el une grande partie de 'a noblesse s'attachait à loi, ou parce qu'elle penchait
vers la doc rine protestante, ou parce qu'elle croyait qui; la renie favorisait secrètement ce parti, ou enfin par l'aversion qu'on avait
conçut! contre la maison de Lorraine.
Cornu, e les armées étaient a deux lieues l'une de l'autre, les négociations recommencèrent par une lettre du roi de Navarre au prime son frère; elle était d'un style bien différent des discours qu'il avait tenus à Touri; il l'invitait à une nouvelle conférence avec des paroles tendres, et lui demandait Baugency pour la tenir, lui promettant de le rendre si la paix no se faisait pas. Au reste, il offrait au prince défaire retirer do la cour les trois ligués, pourvu qu'il voulût bien, sur sa parole, se rendre auprès de l'armée, comme otage de tout son parti.
La reine avait engagé le roi de Navarre a écrire cette lettre; elle-même avait obtenu du duc de Guise et de ses deux amis qu'ils se retirassent de la cour pour ôter tout prétexte au prince; et en môme temps, pour s'assurer de tous côtés, elle employait l'évêque de Valence son intime confident, pour engager le prince à la conférence ; elle avait voulu que ce prélat entretînt toujours une secrète correspondance avec lui, de sorte qu'il lui donnait avis de ce qui se passait dans le conseil, où il assistait : il composait une partie des écrits qu'il répandait dans le public, et lui-même faisait aussi beaucoup de réponses de la cour. Il porta aisément le prince à accepter la conférence; car, outre qu'il ne fut jamais éloigné des propositions d'accommodement, il eut été blâmé dans son parti, s'il les avait rejetées , surtout depuis que les trois ligués eurent effectivement quitté la cour, quoiqu'ils ne s'en fussent pas fort éloignés; mais c'était assez pour tromper les peuples.
Le prince étant donc résolu de se rendre auprès de la reine, l'évêque obtint encore de lui quelque chose do plus considérable : il représenta au prince qu'il no devait rien épargner pour mettre ses ennemis 'dans leur tort, et pour s'attirer toute la gloire d'avoir sauvé le royaume ; après une si belle préparation il coula insensiblement qu'en offrant de se retirer du royaume, il bannirait éternellement ses ennemis de la cour, où il reviendrait, peu de temps après, plus puissant et plus glorieux que jamais. Le prince fut ébloui de celle proposilion , et l'évêque de Valence s'en retourna satisfait d'avoir procuré à la reine l'éloignement de tous ceux qui pouvaient diminuer son autorité ; mais il était difficile que ses sentiments où l'on entrait par surprise eussent un effet durable. Le prince ne manqua pas d'allertrouver le roi de Navarre à Baugency, qu'il lui avait livré» et de là il passa à Talsy où était la teine. Elle lui fit beaucoup de caresses à son ordinaire; mais pendant qu'elle songeait à le piquer d'honneur, pour l'engager a lui faire l'ouverture de se retirer, comme il en était convenu avec l'évê juede Valence, elle vit tout d'un coup arriver les prin.i-
5:.:> PART. XII. THEOL. UJSTOUIQUE. -11. HIST. DE FRANCE. L1V. XVII. z:,\
paux du parti avec l'amiral : ils avaient suivi d'attendre, de sorte qu'il leur fallait une
le prince de près, sur l'avis qu'on avait eu prompte décision.
que les trois amis, qui ne s'étaient' retirés Pour profiler do leur ardeur, le prince ré-
que pour la forme, étaient demeurés à Châ- solut de partir le soir même ; il espérait que,
teaudun, dan» le voisinage do la cour, où ils marchant une partie de la nuit, il tomberait
s'allendaient de revenir bientôt. L'amiral à l'improviste sur l'armée catholique, avant
avait aussi intercepté une lettre du duc de Que lus trois ligués, qui en faisaient toute
Guise au cardinal de Lorraine, qui était alors la force, y fussent arrivés. Le roi de Na-
à Keims, se préparant d'aller à Tienle, où il varre les avait mandés, et fa reine, à qui ses
lui marquait obscurément une grande en- tinesses avaient si mal réussi, avait été obli-
treprise qui se méditait; c'est ce qui l«-s ob- gée de donner les mains à leur retour. On
ligea à se rendre en diligence auprès du partit donc, comme le prince l'avait projeté,
prince. a l'entrée de la nuit, et la marche se lit avec
La reine, qui les vilentrer assez brusque- SÎS,!^?.6 ^ ' Mer^cc ; mais le i^nheu r <1L..
ment au lieu où elle était avec lui, n'en pa- ^!'uil(^ ! T les huguenots, après rut pas étonnée : au contraire, elle leur fjoir marché toute la inj.l se Irr.uvereU a parla avec un visage ouvert, leur disant que [l £°in « du S ,a une P*ule !1(3U^ de !f,ur le roi et elle ne tenaient que d'eux ce qu'ils "?&;£" %'?,? avai ( °;ir^' Damville, avaient de repos et de liberté; niais1 elle ! ',' £V •' ™ déf.ouvrltY el donna leur représenta que le parti des Catholiques alatrmll; a J armce catholique. Le pnnco, étant sans comparaison le plus fort , on ne ' ^; ^ ajoir u.anqué son coup se j. la sur pouvait éviter que le premier article de la ?™??ûpQJn', qU,° lear011(Je.Na varre lui avait repaix ne fût qu'il n'y aurait qu'une seule re- lel uc> ™"lre la 'af0,« donnée' cl aP«# ' a" ligion dans leroyaume. Elle s'était bien at- p "!* JTV ? T^ V*i l^r *■ ï.l,tafiî : tendue que le prince ne manquerait pas de £ P™ l0»1 l fait cette J,ol,e d««P J?e ,de s'échauffer à ce discours ; en effet, il répon- ?™'ée ' rf° f ante' ^ ' a,u.iral et u ?nAc~ dit que jamais il ne subirait de si dures con- ° ?va,ent établie avec tant de soin ; le pi-l-
ditidns, et que lui et ses amis rachèteraient aSe l{Qnne,S™le VIS y IU, I'^nC'' la liCC'nC'L'' plutôt la sûreté de leur religion et la rei os *" ufne leml:S» Ie du.c (le bu'fe; 1™ ^ de l'Etat par un exil volontaire, mais qu'ils Z'Jt C" P? T**' vf \Blul*> (lue ,es ne voulaient pointpartir loutseûls, et qu'en- Lit! I *™eat 0CC"''0- Leur,.?a;",son tin, si elle voulait obliger les trois ligués à J?/*1'™ ^venue ; ruais quoiaui fût en- .sortir du royaume, dont ils causaienf tous ',é $*™ Ja vllJo sai)S a,,.CUI,e résistance, il les malheurs, ils s'offraient tous à les imiter. ne,. abandonna *,as IU01ns a Ja fureur d" Il réitéra plusieurs fois cette offre , et la b n.„ ^* .. , . reine bien instruite par l'évoque de Valence *»"">« ce. ^ps, on eut nouvelle à la ries dispositions où il l'avait mis,en l'appe- ?°\\v ïle le ducde MonCpensier avait réduit lant plusieurs fois son cher cousin, et de- à 'obéissance du roi la ville et le château vaut jusqu'au ciel une si extraordinaire gé- d ^'f/8,' et (iuc;,la échelle que les prol snérosité, lui dit qu'il n'y avait que ce moyeu a:lls lâchaient d occuper, ui avait ouve. t de sauver l'Etal, et le prit au mot. ^P*1 '***; l»™1™*.? intelligence avec ce ' l prince, avait introduit des gens qui, se më- L'élonnement que témoignèrent les amis lant avec les huguenots , et criant comme du prince fut extrême; la reine, qui s'en eux, « Vive l'Evangile »( car c'était le ci i aperçut, adoucit la choseen les assurant que ordinaire dont ils se servaient, lors même celte absence ne serait pas longue, et qu'au qu'ils faisaient les plus grands désordres J, reste, parmi les cabales qui se faisaient dans i>e rendirent les plus forts. Ces nouvelles la cour contre le service du roi, elle voulait inspirèrent aux Catholiques le cou:age de se remettre absolument entre leurs mains, faire de nouvelles entre, rises. Ainsi finit la conversation. L'amiral et les Au commencement du mois de juin, le seigneurs du parti ne furent pas plutôt en duc de Guise s'avança vers Tours, qui se liberté, qu'ils se mirent à exagérer la sim- rendit; on y exerça de grandes cruautés, septicité du prince, et lui déclarer qu'il n'a- Ion la malheureuse coutume des guerres rail pas pu disposer ainsi ni d'eux, ni de civiles ; mais le duc lâchait toujours de les lui-même, après les engagements précé- modérer : Chinon et Chàielierauil se soumidents. Le prince n'eut pas de peine à entrer re it. Le Mans, qui avait chassé son évêuue, dans leurs sentiments; il vit la reine en- fut obligé de le recevoir, et il chassa à sou core une fois avec assez de froideur, et il tour les huguenots. Ces misérables, qui se retourna à son armée, où il trouva tous ses voyaient en exécrât. on partout , à cause Uq soldats indignés de tant de négociations : ils la prof nation des églises, quand ils ne murmuraient de ce qu'on ne les menait pas pouvaient pas porter les armes, se refuplutôt contre l'ennemi ; les chefs disaient giaienl dans les châteaux où ils croyaient qu'un parti comme le leur, qui avait à com- avoir de la protection. C"ux du voisinage de battre le nom du roi et l'autorité établie, de- Moniargis s'y r. tirèrent, el y étaient soulevait en venir d'abord à un combat ; que leurs nus par l'autorité de Renée de Fiance, dulioupes n'étant composées que de volontai- chose de Ferrare, qui y fa, sait sa demeure, res qui s'étaient épuisés pour joindre I ai- Le dm- de Cuise, ^ous prétexte i.c ar;er sa mée, et de soldats auxquels on n'avait point belle-mère, et en eii'et (tour s'assui erd-e i et e d'argent à donner, ils n'avaient | as !e moyen ville, y envoya Malicorne , qui somma e
CEI VIII - I IM11 : ; il S DE D ET. 55.1
■ ; , mais la princesse pa- leparli huguenot. La réponse du pi ineeéiaii
avec tant de hau- pleine d'invectives conlro les secours éira
r, qu'il n'osa jaim ser oulre. L'ar- gers, que lui-même sollicitait de lous côtés;
ui,.^ | lifiait, ce qui ilonna lieu el pour éloigner l'arrêt dont on le menaçait,
aui trois li s de persuader au roi de Na< il envoya i\ïs récusations contre la plupan
•j faire venir le roi, afin qu'on cessai des officiers du parlement. On no laissa pas
peler l'année du Navarrois.ou des de déclarer l'amiral el tous ceux du parti
fi l'iiuinviis. La reine, qui criminels de lèse-majesté, à la réserve du
com s titacber au parti catholique, prince qu'on excepta, comme retenu malgré
,j.,-( , rail le plus fort, ne manqua pas lui par ses confédérés : il se moqua de celle
r le roi à Chartres. Il s') uni un expédition, et éclata contre la reine, qui
seil de guerre, où on résolut de partager depuis ce temps entra de bonne foi dans
- roupes : une partie fut donnée au maréj les desseins des trois ligués contre les huchal de Saint-An Ir0, pour soumettre le Poi- guenols.
tou, el l'autre au duc de Guise, qui devait CependautlesAllemandsjoignirent l'armée
marcher vers Bourges. royale dans le même tem[)s qu'il y vînt un
I prince perdit l'espérance de décider renfort de six mille Suisses. Le maréchal de
lire par un combat, comme tous ses gens Saint-André, après avoir pris Poitiers, se
- libellaient, et pane qu'il les voyait fa- rendit au siège de Bourges, que le duc de tigui s d ce que la guerre lirait en Ion- Guise avait commencé. Yvoi y faisait une gueur : pour em| : leur désertion , il vigoureuse résistance; on n'avait pas plutôt renvoya une grande partie de la noblesse, fait une brèche, qu'on la trouvait réparée; el renferma dans Orléans l'amiral et le reste en une seule nuit les assiégés faisaient des
armée: ce fui alors qu'il envoya Jean retranchements plus hauts que les murailles
Hangest, seigneur d'Yvoi, à Bourges me- que le canon avait renversées. La reine mena
s de siège; le comte de laRocbefoucault, le roi au camp, et ne craignait point d'aller
lui, en Angouinois, pour commander en personne, même aux endroits hasardeux,
s cette province et dans la Sainlonge ; pour exciter les soldats et presser les atta-
Soubise à Lyon, que le baron des Adrets ques. Cependant le siège lirait en longueur :
venait d'assurer au parti; mais l'humeur le duc de Guise fut obligé de faire venir du
bouillante el la cruauté de cet homme, plus canon et des munitions ; mais l'amiral sortit
soldat que politique, ne fut pas jugée pro- d'Orléans avec l'élite de ses troupes , battit
au gouvernement d'une si grande ville: le convoi, laissa le canon encloué, el pour-
il ne h; céda qu'à peine à Soubise , et on suivit ceux qui l'escortaient jusqu'auprès
tien; qu'il commença dès lors à se dégoûter de Chartres, dont il eût pu se rendre maître,
du parti ; mais comme le prince avait p! us s'il eût su l'épouvante que sa victoire y avait
d'espéra.nce aux étrangers qu'aux Français, jetée. Celle défaite ût douter au duc de Guise
ce qu'il lit avec plus île soin fut d'envoyer du succès qu'il avait espéré du siège.
idelot en Allemagne \ecs les primes On eul recours à la négociation que la
protestants , el d'écrire en Angleterre pour présence et l'adresse de la reine rendaient
avancer le iraité commencé avec la reine facile et avantageuse. Yvoi né savait rien de
Elisabeth. , la victoire remportée par l'amiral ; et comme
Le vidame de Chartres, qui en était chai1- il n'était pas content de ses soldats peu obéis-
gé , la pressait de donner de l'argent et des sants, les grandes offres qu'on lui titl'obligè-
soldals ; mais celle princesse artificieuse , rent à capituler; il quitta le parti du prince,
(pii voulait avoir des places, répondit qu'à où il dit qu'il n'était entré que dans la peu-
la vérité elle était touchée des maux de ses sée qu'on prenait les armes pour le service
frères, mais qu'elle était obligée de faire du roi. Le prince, dont il voulut prendre
voir à ses sujets que les sommes qu'elle congé, refusa de le voir, de sorte qu'après
d n nait étaient employées utilement pour s'être présenté à Orléans, il se relira dans sa
le royaume. Quoique le vidame eûl le pou- maison, chargé de la haine et des reproches
voir de lui donner Dieppe ou le Havre, il de tout le parti, qui l'accusait d'avoir lâche-
était bien aise de sauver à son parti la haine ment rendu une de leurs places des plus im-
d 'a voir fait rentrer les Anglais dans le portantes, qu'il pouvait encore défendre
royaume, et surtout il ne leur voulait ré- longtemps. Le duc deGuise gagna quelques-
der qu'à l'extrémité le Havre, qui était uns des chefs el des plus braves soldats,
l'embouchure de la Seine et une des clefs du qui prirent parti dans l'armée royale. La gé
commerce de Paris. Ainsi il se contenta d'à- nérosilé de ce duc et la clémence dont il
bord d'offrir Dieppe; mais la reine, qui pré- usait en modérant, autant qu'il pouvait, les ri-
voyait que les besoins des protestants les gueurs qui se pratiquaient dans celte guerre,
obligeraient bientôt à donner le Havre, dif- le faisait estimer des ennemis mêmes, et sa
jusqu'à ce qu'ils fussent [dus pressés, conduite ne donnait pas moins de réputation
• ne fut. pas longtemps à attendre, car aux armes du roi que sa valeur. cinq ou six mille Allemands étaient prêts à Un peu après la prise de Bourges , qui se
joindre l'armée royale : quand la reine sut rendit Ie29 d'août, la nouvelle vint à la cour
s approchaient, elle écrivit au prince que Sommerive avait achevé de chasser de
lé qu'il n'y avait plus moyen de re- Provence le comte de Tende, son père, et
secours des étrangers, ni d'empê- le cher lepaiJetuenl de déclarer rebelle tout
es prolestants, en prenant Sisteron, où toute a noblessehuguenute du pays s'était renfef-
V7 PART. XII. THEOL. IIISTORIQI E. -H. IliST. DE FRANCE. LlV. XVII.
•née : le sié^e avait duré près de «Jeux mois, onlre les mains des ennemis. Ce qui lil sui-
les femmes s'y (''(aient signalées; mais le vre son sentiment, fut l'avis qu'on eut que
baron des Adrets, de qui seul Mouvans, gou- les huguenots étaient prêts à donner le Ha-
verneur «le la place, pouvait être secouru, vre à la reine Elisabeth, de sorte qu'il n'y
quoiqu'il lui eût fait espérer de venir bientôt avait rien do plus nécessaire que d'arrêter
Il lui, s'attacha à une autre entreprise, soit dans la Normandie les Anglais qui allaient
que, déjà rebuté du parti depuis l'affaire do s'y rendre. En effet, après la perle (Je Bour-
Lyo'i, il ne servît plus avec le môme cœur, ges, de Sisteron et de Vienne, le vidameeut
ou qu'il crût avoir le loisir d'exécuter ce qu'il ordre de conclure à quelque prix que ce fût,
projetait avant que la place fût forcée : .Mou- et ne put plus refuser de donner le Havre
vans tint autant qu'il put, et réduit a la der- aux AnglaTs pour place de sûreté, sans pré-
nière extrémité, plutôt que de se rendre, il judice de leurs prétentions sur Calais. Le
se fit un chemin au travers de l'armée de prince et tout le parti promettait de les ai-
Sommerive. der à recouvrer celle place.
Après la prise de Sisteron, la reine crut A celte condition, Elisabeth leur promit que Lyon n'oserait plus se défendre, et un cent quarante mille écus, et six mille honores le de confiance qu'elle avait en Soubise mes entretenus, dont trois mille devaient lui lit espérer qu'il se rendrait, si elle lui demeurer dans le Havre même pour le pareil envoyait l'ordre. Il était comme bloqué der, et les autres devaient aller où le prince depuis longtemps par le comte de Tavannes ; leur ordonnerait. Voilà ce qui fut conclu à mais les habitants soutenaient toutes les in- Hamploncourt le 20 septembre 1502. Eiisacommodités avec beaucoup de patience, et belli paya l'ambassadeur de France de manie secours que leur avait envoyé le eau- vaises excuses ; mais l'affaire était sans retonde Berne, joint aux troupes que Soubise mède, et tout ce qu'on put faire à la cour y avait amenées, les niellait en élat de se fut de publier partout ce traité des huguedéfendre longtemps. Ainsi Soubise répondit nols qui les rendit si odieux par lout le avec fermeté à l'ordre qui lui fut porté de la royaume, qu'ils ne savaient eux-mêmes part de la reine, et dit qu'il ne rendrait comment se défendre; de sorte que ceux qu'au roi majeur la place qu'il conservait d'entre eux qui avaient le plus de conscience pour son service. La reine, irritée de cette quittaient la guerre.
réponse, consentit à la proposition que lui II y en avait un grand nombre parmi eux
fit le duc de Guise d'envoyer le duc de Ne- qui trouvaient la Réforme dont ils faisaient
mours pour assiéger celle ville, profession, incompatible avec les troubles
Tavannes se relira, témoignant qu'il ne qu'ils causaient dais le royaume, et avec pouvait se résoudre a servir sous un autre, l'esprit de révolte qui les faisait soulever dans une armée qu'il avait si longtemps com- contre leur roi : pour les rassurer, le comte mandée avec tant d'heureux succès ; maison de la Rochefôucault lit tenir dans ce même crut qu'il était bien aise d'avoir un prétexte temps deux synodes, dans lesquels il fut déde quitter une entreprise où il prévoyait claré que la guerre qu'il faisait était juste qu'on ne pouvait pas réussir. En effet, le duc et nécessaire. L'armée marchait cependant à de Nemours désespéra bientôt de prendre Rouen, sous la conduite du roi de Navarre, Lyon ; mais , pour ne demeurer pas inutile, qui avait l'honneur du commandement; il alla à Vienne, qu'il emporta d'abord par mais le duc de Guise faisait en effet la charge la lâcheté du gouverneur, et releva par cet'.e de général. Le siège fut formé le 26 de sepconquête les affaires du roi dans leDauphiné. tembre, et le môme jour que Monlluc assié- Monlluc les soutenait en Guyenne, et com- gea Lectoure, après que Pierre de Montluc, mençait à prendre le dessus sur Sympho- son fi 1 s , eut pris Tarbes. Le maréchal de rien de Duras , qui y commandait pour le Saint-André était allé en Champagne avec princedeCondé. Tant d'heureuses nouvelles, un grand détachement, pour s'opposer au qui venaient en même temps à la cour, passage des troupes allemandes que d'Andetirent juger au maréchal de Saint-André que lot avait levées : il avait été longtemps sans je parti était à bas, et qu'il ne fallait plus les pouvoir mettre sur pied, quoique le prince que l'attaquer dans le cœur en assiégeant lui eût envoyé, pour l'appuyer dans ses né- Orléans : il regardait celle ville comme af- gocialions, Spifame, autrefois évêque de Nefaiblie et intimidée par la [irise de Bourges vers, qui avait renoncé à sa foi et à son évèqui n'en était qu'à vingt lieues, de sorte ché pour épouser une boulangère. Il eut qu'il soutenait qu'on la prendait aisément, ordre de partir de Genève où il était miuiset qu'on Unirait la guerre par un seul coup; Ire, et .d'aller h la diète convoquée pourfaire mais le duc de Guise ju^ea celle entreprise roi de> Romains Maxitnilicn , fils de l'enipe* impossible, à cause Un grand nombre de reur; mais ces instructions l'obligeaient braves gens qi/i étaient à Orléans avec le principalement à justifier le procédé ou prince et l'amiral; et pour ne pas perdre le prince et à aider d'Amielot. Les fortes oplemps qui restait, il proposa un siège qu'il positions queRambouilletet les autres uiinisne croyait pas moins important, et qu'il très du roi faisaient à leurs desseins, les euscroyail plus facile. C'était celui de Rouen, sent empêchés d'y réussir, sans le landgrave qui non-seulement soumettait au roi toute de Hesse , qui les assista de son autorité et la Normandie, mais rendait à Paris tontes tic son argent. Ainsi d'Andelot revint avec les commodités que lui apportait une ville un corps considérable. u'un ti grand commerce avani qu'elle fût Au commencement du siège de Rouen, le
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de Gnise apprit qu'il élail prêt à so jeter qu'el'e employait a ga ner ceux donl elle
i i ne; il croyail «voir besoii •
jn, , . prince Dieppe et Cacn se rendirent aussitôt après
mverneur de la le prise de Rouen. La reine fit publier une
udf jours déclaration du roi, par laquelle il pardon-
portaient nait h tous ceux qui avaient pris les armes,
ûi secouru, et qu'on n'at- pourvu qu'ils se retirassent paisiblement
: B)ler à lui. qne l'arrivée des dans leurs maisons, et y vécussent en lions
\n idot allait amener. Ces Catholiques : cela fait, la cour reprit le che-
reill |Q t;Ul. ;, presser le sié e : il min de Paris, tin peu après, le roi de Na-
s dans la place, qui lui varre, dont le mal augmentait do jour en
itait les attaques, et il ne cessait d'ani- jour, se lit descendre en bateau par la ri-
>rs et ies soldais plus encore vière, dans la résolution de séjourner à
- exemples que par ses discours; il Sa int-Maur des Fossés, maison agréable de
itlaquer en même temps les forts de Sainte- son domaine, auprès de Paris, dont l'air lui
benne, et il choisit l'heure où il savait était bon, et dont la situation lui plaisait.
que ceux de dedans avaient accoutumé d'al- Le prince de Condé et ceux du parti étaient
1er se rafraîchir dans la ville. Ils se rassem- à Orléans dans une grande affliction, à cause
Lièrent au bruit de son approche, et firent des tristes nouvelles qui leur venaient coup
une défense extra' rdinairement vigoureuse; sur coup. Durant le siège de Uouen, le ba-
l'altâque le lut encore davantage, de sorte ron des Adrets, qui lâcna deuxfois de re-
qne les forts furent emportés l'épée à la prendre Vienne, fut battu deux fois par le
main. duc de Nemours ; ses pertes ne l'empêchè-
La France perdait de part et d'autre tout rent pas de faire une troisième entreprise :
ci; qu'elle avait de plus braves soldats, et le elle lui réussit mal , mais par l'avantage du
«lue de Guise ne pouvait se consoler de voir/ poste qu'il occupa, il donna moyen à Sou-
I érir des deux <ù:és tant de vaillants nom- bise de mettre clos vivres dans Lyon, qui
n es (pii l'avaient aidé à prendre Calais. On commençait à manquer de tout. En Guyen-
blàiua la reine d*avoir mené le roi dans ces ne, les affaires du parti allaient encore plus
^ encore tout couverts de morts, pour mal; Momluc avait [iris Lcctoure, qui le
outumer au sang. Les assiégés reçurent rendait maître de toute la haute Gascogne,
.dors un secours de cinq cents Anglais, qui où la reine de Navarre soutenait sous main
n'empêcha pas le duc <ie Guise de repousser le parti.
leurs continuelles sorties et d'emporter le 11 avait ensuite marché contre Duras, sur r?ropart de Sainl-Hilaire. Les belles actions lequel Burie et lui, avec des troupes qui oe ce prince donnaient beaucoup d'émula- leur étaient venues d'Espagne, remporté lion au roi de Navarre, qui était naturel- rent une si grande victoire, que, de huit lement plein de valeur; comme il s'exposait mille hommes qu'il devait mener à Orléans, beaucoup, il fut dangereusement blessé, ce à peine put-il y en conduire dix-huit cents. qui fit différer au lendemain l'assaut qu'on Le duc de Montpensier, maître en Guyenne ut donner le même jour. Il sefitdespro- par la victoire de Montluc, se crut en état positions d'accommodement qui le reculé- démettre le siège devant Montauban, et rent encore; les ministres dont on s'obsti- tout ensemble d'envoyer à l'armée royale un nait à vouloir le bannissement, en empêché- renfort considérable. Les royalistes étaient rent le succès; enfin, le 26 d'octobre, le duc les plus forts dans le Dauphiné; et ils asde Guise alla lui-même reconnaître une tour siégeaient Grenoble, place faible, qui sj qui défendait la porte de Saint-Hilaire, et défendait avec plus d'obstination que d'esdisposa si bien son attaque, que la place fut pérance. Le baron des Adrets, qui était dans prise de force. Montgommery se trouva au cette province le seul soutien du parti, s'en Havre avec les Anglais; les cruautés qui fu- dégoûtait tous les jours, et il était entré rent exercées dans la ville sont incroyables, dans une longue négociation avec le duc de et on ne cessait de louer le duc de Guise des Nemours. Ce prince prétendait ou le gagner soins qu'il prenait pour les modérer; ceux ou l'amuser, et le rendre suspect dans son qu'il prit des soldats blessés ne lui gagné- parti; en quoi il réussit plus qu'il n'avait rent pas moins le cœur de toute l'armée. espéré. Ainsi les huguenots étaient sur le Le roi de Navarre eut la vanité de vouloir point de perdre un de leurs meilleurs chefs : entrer dans la ville par la brèche, comme une infinité de braves gens quittaient et alvictorieux, au bruit des tambours et des laient jouir dans leurs maisons du pardon i i inpelles , et porté sur les épaules des que la reine venait de leur accorder. Tous Suisses, malgré le mauvais état de sa blés- ce* avantages de la cour n'empêchèrent pas sure. Il voulait faire cioire qu'il était guéri qu'elle ne terminât avec la Savoie un trait,' contre l'opinion des médecins, parce que son honteux qui se négociait depuis longtemps. mal lirait en longueur, et qu'il lui donnait Marguerite, duchesse de Savoie, était trèsquelque relâche ; ainsi il ne songeait qu'à étroitement unie avec la reine sa belle-sœur, livcrtir dons la conversation des femmes, qui était bien aise de se ménager l'amitié et il avait toujours auprès de lui une des de cette princesse, et une retraite en Piéii ■ s de la reine, dont eile se servait depuis mont, si les alfaires de France réussissais ni quelque temps pour gouverner ce prince mal : la duchesse trouvait indigne d'une lil.e vuiu, lucux : 'était l'artifice le plus ordinaire de François I"', d'avoir un mari dépouillé do