QUE TV.W.-: DE L'ECRITURE. LIV.I1. V
fait un : le mort, disons-nous, saisit le . et le roi ne meurt jamais.
Le gouvernement est le meilleur, qui est le plus éloigné de l'anarchie. A une chose aussi nécessaire que le gouvernement parmi les hommes, il faut donner les principes les plus aisés, et l'ordre qui roule le mieux tout seul.
La seconde raison qui favorise ce gouvernement, c'est que c'est celui qui intéresse le plus à la conservation de l'Etat les puissances qui le conduisent. Le prince qui travaille pour son Etat, travaille pour ses enfants; et l'amour qu'il a pour son royaume, confondu avec celui qu'il a pour sa famille, lui devient naturel.
Il est naturel et doux de ne montrer au prince d'autre successeur que. son fils; c'est-à-dire un autre lui-même, ou ce qu'il a de plus proche. Alors il voit sans envie passer son royaume en d'autres mains : et David entend avec joie cette acclamation de son peuple. « Que le nom de Salomon soit audessus de votre nom, et son trône au-dessus de votre trône. » (III Reg. i, kl.)
Il ne faut poinL craindre ici les désordres causés dans un Etat par le chagrin d'ur. prince, ou d'un magistrat, qui se fâche do travailler pour son successeur. David empêché de bâtir un temple, ouvrage si glorieux et si nécessaire, autant à la monarchie qu'à fa religion, se réjouit de voir ce grand ouvrage réservé à son fils Salomon ; et il en fait les préparatifs avecautant de soin, que si lui-même devait en avoir l'honneur. « Le Seigneur a choisi mon fiis Salomon pour faire ce grand ouvrage, de bâtir une maison, non aux hommes, mais à Dieu même : et moi j'ai préparé de toutes mes forces tout ce qui était nécessaire à bâtir le temple de mon Dieu. » (/ Par. xxix, 1, 2.)
Il reçoit ici double joie : l'une, de préparer du moins au Seigneur son Dieu l'édifice qu'il ne lui est pas permis de bâtir; l'autre, de donner à son fils les moyens do le construire bientôt.
La troisième raison est tirée de la dignité des maisons, où les royaumes sont héréditaires.
« C'a été peu pour vous, ô Seigneur 1 dénie faire roi, vous avez établi ma maison à l'avenir, et vous m'avez rendu illustre audessus'de tous les hommes. Que peut ajouter David à tantde choses, lui que vous avez: glorifié si hautement, et envers qui vous. vous êtes moniicé si magnifique ?«(/ Par. xvu, 17, 18.)
Cette dignité de ia maison de David s augmentait à mesure qu'on en voyait naître les rois; le trône de David, et les princes de la maison de David , devinrent l'objet le pin* naturel de la vénération publique. Les peuples s'attachaient à cette maison ; et un des moyens dont Dieu se servit pour faire respecter le .Messie, fut de I en faire naître. On le réclamait avec amour sous le nom de fiis de David. (Mal th. xx, 30, seq. ; xxi, 9.)
C'est ainsi que les peuples s'attachent aux maisons royales. La jalousie qu'on a natu-
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