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deviendront fous; le glaive sur leurs braves, qui trembleront ; le glaive sur leurs clie vaux, sur leurs eliariols, et sur tout le peuple : ils seront tous comme des femmes : le glaive sur leurs trésors, qui seront pillés. »
Il n'y a rien de plus faible ni de plus timide que ceux qui se fient aux pronostics : trompés dans leurs vains présages, ils perdent cœur, et demeurent sans défense.
Ainsi périt Babylone, la mère des astrologues, au milieu de ses réjouissances, et des triomphes que lui chantaient ses devins. Isaïe, prévoyant sa prise, lui parle en ces termes : « Viens, » dit-il (Isa. xlvii, 12- IV), «avec tes enchantements et tes maléfices, dans lesquels lu t'es exercée dès ta jeunesse, pour voir s'ils te serviront, ou te rendront plus puissante. Te voilà à bout de tous tes conseils, que tu fondais sur des pronostics. Appelle tous tes devins, qui observaient sans cesse le ciel, qui contemplaient les astres, qui comptaient Jes mois, et faisaient des supputations si exactes pour t'annoncer l'avenir. Qu'ils te sauvent des mains de tes ennemis 1 Ils sont comme de la paille que le feu dévore ; ils ne peuvent se sauver eux-mêmesde la flamme. »
Ceux qui se vantent de prédire les événements incertains, se font semblables à Dieu. Car écoutez comme il parle (Isa. xu, k) : « Qui est celui qui appelle, et qui compte au commencement toutes les races futures ? Moi le Seigneur, qui suis le premier et le dernier, qui suis devant et après. »
« Amenez-moi vos dieux, ô gentils 1 dit le Seigneur, que je leur fasse leur procès. Parlez, si vous avez quelque chose à dire, dit le roi de Jacob ; qu'ils viennent, et qu'ils vous annoncent l'avenir. Découvrez-nous les choses futures, et nous vous tiendrons pour des dieux. » (lbid., 21-23.)
Et encore (Jerem. x, 1-3) : « Ecoutez, maison d'Israël ; voici ce que dit le Seigneur : Ne marchez point dans les voies des gentils; ne craignez point les signes du ciel, que les gentils craignent : la loi de ces peuples est vaine. »
Les gentils ignorants adoraient les planètes et les astres ; leur attribuaient des empires, des vertus, et des influences divines, par lesquelles ils dominaient sur le monde, et en réglaient les événements; leur assignaient des temps et des lieux, où ils exerçaient leur domination. L'astrologie judiciaire est un reste de cette doctrine, autant impie que fabuleuse. Ne craignez donc ni les éclipses, ni les comètes, ni les planètes, ni les constellations que les hommes ont composées à leur fantaisie, ni ces conjonctions estimées fatales, ni les lignes formées sur les mains ou sur le visage, et les images nommées talismans, imprégnées des vertus célestes. Ne craignez ni les figures, ni les horoscopes, ni les présages qui en sont tirés. Toutes ces choses, où l'on n'allègue pour toute raison que «les paroles pompeuses, au fond sont des rêveries que les affronteurs vendent cher aux ignorants.
Ces sciences curieuses, qui servent de cou-