‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 92 sur 458 · PRÉCÉDENTE · texte numérisé non relu

PRÉCÉDENTE

ARTICLE PREMIER. ils troublent la paix publique, et leconcours

Du service qu'on doit au prime. de,ious J,es. membres a* ec le chef

1 ' Tels étaient les enfants de sarvia, qui, par

Première Proposition. On doit au prince un faux zèle, voulaient perdre ceux a qui

les mêmes services qu'à sa pairie. — Per- David avait pardonné. «Qu'y a-t-il entre

sonne n'en peut douter, après que nous vous et moi, enfants de Sarvia? vous m'êtes

avons vu que tout l'Etat est en la personne aujourd'hui un satan. » (// Reg. xix, ±2.)

du prince. En lui est la puissance, en lui est Le prince voitde plus loin et de plus haut,

la volonté de tout le peuple ; à lui seul ap- on doit croire qu'il voit mieux; et il faut

partient de faire tout conspirer au bien pu- obéir sans murmure, puisque le murmure

blic. 11 faut faire concourir ensemble le ser- est une disposition a la sédition,

vice qu'on doit au prince eteelui qu'on doit Le prince sait tout le secret et toute la suite

à l'Etat, comme choses inséparables. des affaires: manquer d'un moment à se»

IIe Prop. Il faut servir l'Etat comme le ordres, c'est mettre tout au hasard. « David

prince l'entend. — Car nous avons vu qu'eu dit à Amasa : Assemblez l'année dans trois

lui réside la, raison qui conduit l'Etat. jours, et rendez-vous près de mo; en mô ne

Ceux qui pensent servir l'Etat autrement temps. Amasa alla donc assembler l'armé»,

qu'en servant le prince, et en lui obéissant, et demeura plus que le roi n'avait ordonne.

S'attribuent une partie de l'autorité royale : Et David dit à Abisai: Séba nous fera plus

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