‹ Œuvres compl`etes de BossuetChapitre 130 sur 325 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

Depuis 1537 jusqu'à 1546.

SOMMAIRE. — Le landgrave travaille à unir l'union entre les luthériens et les zuingliens. — Nouveau remède qu'on trouve à l'incontinence de ce prince, en lui permettant d'épouser une seconde femme durant la vie de la première. — Instruction mémorable qu'il donne à Bucer pour faire entrer Luther et Mélanehthon dans ce sentiment. — Avis doctrinal de Luther, de Bucer et de Mélanehthon en faveur df la polygamie. — Le nouveau mariage est fait ensuite de cette consultation. — Le parti en a honte, et n'ose ni le nier, ni l'avouer. — Le landgrave porte Luther à supprimer l'élévation du Saint-Sacrement, en faveur des Suisses, que celte cérémonie rebutait de la ligue de Smalkalde. — Luther à ceite occasion s'échauffe de nouveau contre les sacramentaires. — Dessein de Mélanehthon pour détruire le fondement du sacrifice de l'autel. — Ou reconnaît dans le parti que le sacrilke est inséparable de la présence réelle cl du sentiment de Luther. — On en avoue autant de l'adoration. — Présence momentanée, et dans la seule réception, comment établie. — Le sentiment de Luther méprisé par Mélanehthon et les théologiens de Leipsick et de Wiltt mberg. — Thèses emportées de Luther contre les théologiens de Louvain. — Il reconnaît le sacrement adorable ; il déteste les zwingiiens, et il meurt.

L'accord de Witteiuberg ne subsista guère ; c'était une erreur de s'imaginer qu'une paix plâtrée comme celle-là pût être de longue uuiée, et qu'une si grande opposition uans la doctrine, avec une si grande altération dans les esprits, pût être surmontée par des équivoques. Il échappait toujours à Luther quelque mot fâcheux contre Zuingle. Ceux de Zwrich ne manquaient pas de défendre leur docteur ; mais Philippe, landgrave de liesse, qui avait toujours dans l'esprit des desseins de guerre, tenait uni autant qu'il pouvait le parti proiestant, et empêcha durant quelques années qu'on en vînt à une rupture ouverte. Ce prince était le soutien delà ligue de Smalkalde; et par le besoin qu'on avait de lui dans le parti, on lui accorda une chose dont il n'y avait point l'exemple parmi les Chrétiens : ce fut d'avoir deux îemmes ù la fois, et la Réforme

ne trouva que ce seul remède à son incontinence.

Les historiens qui ont écrit que ce prince était à cela près fort tempérant (699), n'ont pas su tout le secret du parti : on y couvrait le plus qu'on pouvait l'intempérance d'un prince que la Réforme vantait au-dessus t'e tous les autres. Nous voyons, dans les lettres de Mélanehthon (700), qu'en 1539, du tenq s que la ligue de Smalkalue se rendit si redoutable, ce prince avait une maladie que l'on cachait avec, soin : c'était de ces maladies qu'on ne nomme pas. Il en guérit, et pour ce qui touche son intempérance, les chefs de la Réforme ordonnèrent ce nouveau remède dont nous venons de parler. On cacha le plus qu'on put cette honte du nouvel évangile. M. de Thon, tout pénétrant qu'il était dans les allaites étrangères, n'en a pu découvrir autre chose, sinon que ce prince,

ICJ9) TflVAB., lib. >v, ad an. 1557.

(700) Mel., lib. iv, episi âU.

PART, X. THEOL. POLEMIQI I.. II. HISTOIRE 1»K^ VARIATIONS

/«.if le conseil de tei pasteurs, avait une concubine avec sa femme. C'en est assez pour couvrir de honte ces taux pasteurs qui autorisaient le concubinage; mais on ne savait 1>as encore alors que ces pasteurs liaient .uilier lui -111151110 avec tous les chefs du partit et qu'on permit au landgrave d'avoir une concubine à titre de femme légitime, encore i ] 1 1 * 1 1 en eût une autre dont le mariage subsistait dans toute sa force. Maintenant tout ce mystère d'iniquité est découvert par les pièces que l'électeur palatin Charles- Louis (c'est le dernier mort) a fait imprimer, et dont le prince Krnest de Hesse, un des descendants de Philippe, a manifesté une partie depuis qu'il s'est fait catholique.

Le livre que le prince palatin lit imprimer a |>our litre : Considérations consciencieuses sur le mariage, arec un éclaircissement des questions agitée* jusqu'à présent touchant l'adultère, la séparation et la polygamie. Le livre parut en allemand en 167», mjus le nom emprunté de Daphnœus Ârcuarius, sous lequel était caché celui de Laurentius Jiœger, c'est-à-dire Laurent l'Archer, un des conseillers de ce prince.

Le dessein de ce livre est en apparence de justifier Luther contre Bellarmin, qui l'accusait d'avoir autorisé la polygamie; mais en elfel il fait voir que Luther la favorisait ; et afin qu'on ne pût pas dire qu'il aurait peut-être avancé celte doctrine dans les commencements de la Réforme, il produit ce qui s'est fait longtemps après dans le nouveau mariage du landgrave.

Là il rapporte trois pièces, dont la première est une instruction du landgrave môme donnée à Bucer ;car ce fut lui qui fut chargé de toute la négociation avec Luther; et on voit par là que le landgrave l'employait à bien d'autres accommodements qu'à celui des sacramentaires. Voici un fidèle extrait de cette instruction; et comme la pièce est remarquable, on la pourra voir ici tout entière traduite d'allemand en latin de mot à mot, et de bonne main (701).

Le landgrave expose d'abord que « depuis sa dernière maladie il avait beaucoup réfléchi sur son état, et principalement sur ce que quelques semaines après son mariage il avait commencé à se plonger dans l'adultère; que ses pasteurs l'avaient exhorté souvent à s'approcher de la sainte table, mais qu'il croyait y trouver son jugement, parce qu'il ne veut pas quitter une telle vie. » Il rejette la cause de ses désordres sur sa femme, et il raconte les raisons pour lesquelles il ne l'a jamais aimée : mais comme il a peine à s'expliquer lui-môme de ces choses, il en a, dit-il, découvert tout le secret à Bucer (702).

Il parle ensuite de sa complexion et des effets de la bonne chère qu'on faisait dans

les assemblées de l'empire, où il était obligé

de se trouver (703). Y mener une femm la piaillé de la sienne, c'était un trop grand embarras. Quand ses prédicateurs lui remontraient qu'il devait punir les adultères et les autres crimes semblables : «Comment,» disait-il, « punir les crimes où je suis plongé moi -môme? Lorsque je m'expose à la guerre pour la cause de l'Evangile, je pense que j'iraisau diable si j'y étais tué par quelque coup d'épée ou de mousquet (70V). Je vois qu'avec la femme que j'ai, ni je m; pus, m .h m. vei x changer de vie, dont je paehos Diei a témoin ; de sorte que je ne trouve aucun moyen d'en sortir que par les remèdes que Dieu a permis à I ancien peuple (705) ; » c'était à dire la polygamie.

Là, il rapporte les raisons qui lui persuadent qu'elle n'est pas défendue sous l'Evangile (70G) ; et ce qu'il y a de plus mémorable, c'est qu'il dit « savoir que Luther et Mélanchthon ont conseillé au roid'Angleterre de ne point rompre son mariage avec la reine sa femme, mais avec elle d'en épouser encore une autre (707). » C'est là encore un secret que nous ignorions. Mais un prince 1 1 bien instruit dit qu'il le sait, et il ajoute qu'on lui doit d'autant plutôt accorder ce remède, qu'il ne le demande que pour le salue de son âme. » Je ne veux pas, poursuit-il, demeurer plus longtemps dans les lacets du démon;jE>E puis ni ne yeux m'en tirer que par cette voie; c'est pou rquoije demande à Luther, à Mélanchthon et à Bucer môme, qu'ils nie donnent un témoignage que je la ; uis embrasser (708). Que s'ils craignent que ce témoignage ne tourne à scandale en ce temps, et ne nuise aux affaires de l'Evangile, s'il était imprimé, je souhaite tout au moins qu'ils me donnent une déclaration par écrit, que si je me mariais secrètement, Dieu n'y serai point offensé, et qu'ils cherchent les moyt ns de rendre avec le temps ie mariage publie ; en sorte que la femme que j'épouserai ne passe pas pour une | ersonne malhonnête; autrement, dans la suite du temps, l'Eglise en serait scandalisée ^709).

Après il les assure « qu'il ne faut pas craindre que ce second mariage l'oblige a maltraiter sa première femme, ou môme de se retirer de sa compagnie ; puisqu'au contiaire il veut en cette occasion porter sa croix, et laisser ses El;.ts à leurs communs enfants. Qu'ils m'accordent donc, continue ce prince, au nom de Dieu, ce, que je leur demande, afin que je puisse pins gaiement vivre et mourir pour la cause de l'Evangile, et en entreprendre plus volontiers la défense ; et je ferai de mon côté tout ce qu'ils m'ordonneront selon la raison, soit qu'ils me demandent les biens uks mon astèuls, ou d'autres choses semblables (710). »

On voit comme il insinue adroitement les

(701) Voy. à la lin île ce livre v (70-2) Insir , n. 1, -2.

?7u5J Ibid., n. 5.

(70i) Ibid., n. 5.

(70">) lbid.,n. 0.

Œuvres comtl.

BOSSLET Vill,

(706) Ibid., n. 6 et serj.

(707) Wd., n. 10.

(71(8) Ibid., n. 1 1.

(7UU) Ibid., n. 1-2.

(7l0j Ibid., n. 15.

raisons-dont il savait, lui qui les connaissait si intimement, qu'ils pouvaient être touchés;

et comme il prévoyait nue re qu'ils craindraient le plus serait le scandale, il ajoute que« les ecclésiastiques haïssaient déjà tellement les protestants, qu'ils ne les haïraient ni plus ni moins pour cet ai ticle nouveau, qui permettrait la polygamie. Que si contie sa pensée il trouvait Mélanclithon et Luther inexorables, il lui roulait dans l'esprit plusieurs desseins, entre autres celui de s'adresser à l'empereur pour celte dispense, quelque argent qu'il lui en pût coûter (711).» C'était là un endroit délicat :« car il n'y avait point d'apparence, poursuit-il, que l'empereur accorde cette permission sans la dispense du Pa| e, dont je ne me soucie guère, » dit-il ; ■< mais pour celle de l'empereur, je ne la dois pas mépriser, quoique je ii'en ferais (pie fort peu de cas, si je ne croyais d'ailleurs que Dieu a plutôt permis que défendu oe que je souhaite; etsi la tentative que jetais de ce côté-ci ( c'est-àdire de celui de Luther) ne me réussit pas, une crainte humaine me porte à demander le consentement de l'empereur, dans la certitude que j'ai d'en obtenir tout ce que je voudrai, en donnant une grosse somme d'argent à quelqu'un de ses ministres. Mais quoique pour rien au monde je ne voulusse me retirer de l'Evangile, ou me laisser entraîner dans quelque affaire qui fût contraire à ses intérêts, je crains pourtant que lus impériaux ne m'engagent à quelque chose qui ne serait pas utile à cette cause et à ce parti. Je demande donc,» conclut-il, « qu'ils nie donnent lesecours que j'attends, de peur que je ne l'aille chercher eh quelque autre ijeu moins agréable, puisque j'aime mieux mille fois devoir mon repos à leur permission, qu'à toutes les autres permissions humaines. Enfin, je souhaite d'avoir par écrit le sentiment de Luther, de Mélanclithon et de Bucer, afin que je puisse me corriger, et ap procher du sacrement en benne conscience. Donné à Melsingue le dimanche après la sainte Catherine, 1539. Philippe, landgrave de Hesse. »

L'instruction était aussi pressante que délicate. On voit les ressorts que le landgrave l'ait jouer : il n'oublie rien; et quelque mépris qu'il témoignât pour !e Pape, c'en était trop pour les nouveaux docteurs de l'avoir seulement nommé en cette occasion. Un prince si habile n avait pas lâché cette parole sans dessein ; et d'ailleurs c'était assez de montrer la liaison qu'il semblait vouloir prendre avec l'empereur, pour faire trembler tout le parti. Ces raisons valaient beaucoup mieux que celles que le landgrave avait lâché de tirer de l'Ecriture. A de pressantes raisons on avait joint un habile négociateur. Ainsi Bucer tirade Luther unecon-

sultation en forme, dont l'original fut écrit en allemand, de la main et du su le de Mélanclithon (712). On permet au landgrave, selon l'Evangile (713) (car tout se fait sous ce nom dans la Réforme), d'épouser une autre femme avec la sienne. 11 est vrai qu'on déplore l'état où il est, de ne pouvoir s'abstenir de ses adultères tant qu'il n'aura qu'une femme (714), et on lui représente cet état comme très-mauvais devant Dieu, et comme contraire à la sûreté de sa conscience (715). Mais en même temps et dans la période suivante, on le lui permet, et on lui déclare qu'il peut épouser une seconde femme, s'il y est entièrement résolu , pourvu seulement qu'il tienne le cas secret. Ainsi une même bouche prononce le bien et le mal. [Jac, ut, 10.) Ainsi le crime devient permis en le cachant. Je rougis d'écrire ces choses, et les docteurs qui les écrivirent en avaient honte. C'est ce qu'on voit dans tous leurs discours tortueux et embarrassés. Mais enfin il fallut trancher le mot, et permettre au landgrave, en termes formels, celte bigamie si désirée. Il fut dit pour la première fois depuis la nai sauce du christianisme, par des gens qui se prétendaient docteurs dans l'Eglise, que Jésus-Christ n'avait | as défendu de tels mariages. Cette parole de la Genèse (n, 24), ils seront deux dans une r/ia/r(716),fut éludée, quoique Jésus-Christ l'eût réduiteàson premier sens, et à son institution primitive, qui ne souffre que deux personnes dans le lien conjugal. (Matth. xix, 4, 5, 6.) L'avis en allemand est signé par Luther, Bucer et Mélanclithon (7*17). Deux autres docteurs, dont Mélander, ministre du landgrave, étail l'un, le signèrent aussi en latin à Wiltcmberg, an mois de décembre 1539. Cette permission fut accordée par forme de dispense, et réduite au cas de nécessité (718;, car ou eu honte de faire passer celte pratique on loi générale. On trouva des nécessitéscontre p- l'Evangile ; el après avoir tant blâmé les dispenses de Home, on osa en donner une do celte importance. Tout ce que la Réforme avait de plus renommé en Allemagne consentit à cette iniquité. Dieu les livrait visiblement au sens réprouvé ; et ceux qui criaient contre les abus, pour rendre l'Eglise odieuse, en commettent de plus étranges et en plus grand nombre dès les premiers temps de leur Réforme, qu'ils n'en ont pu ramasser ou inventer dans la suite de tant de siècles, où ils reprochent à l'Eglise sa corruption.

Le landgrave avait bien prévu qu'il ferait trembler ses docteurs, en leur parlant seulement de la pensée qu'il avait de traiter de cette affaire avec l'empereur. On lui répond que ce prince n'a ni foi ni religion; que c'est un trompeur qui n'a rien des mœurs germaniques, avec qui il est dangereux de prendre des liaisons (719). Ecrire ainsi à un

\ï\\) lnslr. n. ti et 15.

(712) Vot/. » la fin de ce livre vi.

(715) Cunsuti. Luther, n. 21, 22.

(714) lb,U.

(715) IbiU.

(716) Ibid.,i\. 6.

(7171 De consid. conscient., 5, n. 2.

(718) Cousu//., n. i, 10, 21.

(719) Ibid., n. 2.ï, 24.

493 PART. V TUJBOL. POLIvAUQI i

prince de L'Empire, qu'est-ce autre chose que de mettre toute l'Allemagne on l'on? Mais qu'j a-t-il de t >iu s bas qiio ce qu'on voit à la tète do cet avis? Notre pauvre Eglise, disent-ils (720), petite, misérable eu abandonnée, a besoin de princes régents vertueux. Voilà, si on sait l'entendre, la raison des nouveaux do leurs, (les princes vertueux, dont on avait besoin dans la Réforme, étaient des princes qui voulaient qu'on lu servir l'Evangile à leurs liassions. L'Eglise, pour son repos temporel, peut avoir besoin du secours des princes; mais établir des dogmes pernicieux et inouïs pour leur complaire» et leur sacrifier par ce moyen l'Evangile qu'on se vanio de venir rétablir, c'est le vrai mystère d'iniquité, et l'almminalion de la désolation dans le sanctuaire.

Une si infâme consultation eut déshonoré tout le parti, et les docteurs qui la "-(inscrivirent n'auraient pas pu se sauver des clameurs publiques, qui les auraient rangées, comme ils l'avouent, parmi 1rs mahomëtàns, ou parmi les anabaptistes, qui font un jeu du mariage. Aussi le prévirent-ils dans leurs avis, et défendirent sur toutes choses au landgrave de découvrir ce nouveau mariage (721). Il ne devait y avoir qu'un très-petit nombre de témoins, qui devaient encore être obligés au secret, sous le sceau de la confession (722) ; c'est ainsi que parlait la consultation. La nouvelle épouse élevait passer pour concubine. On aimait mieux ce scandale dans la maison de ce prince, que celui qu'aurait causé dans toute la chrétienté l'approbation d'un mariage si contraire à l'Evangile, et à la doctrine commune de tous les Chrétiens.

La consultation fu dans les formes entre Philippe, landgrave de Hesse, et Marguerite de Saal, du consentement de Christine de Saxe, sa femme. Le prince en fut quille pour déclarer en se mariant qu'il ne prenait cette seconde femme par aucune léijèrcté ni curiosité, mais, par « d'inévitables nécessités de corps et de conscience, que Son Altesse avait expliquées à beaucoup de doctes, prudents, chrétiens et dévots prédicateurs, qui lui avaient conseillé de mettre sa conscience en repos par ce moyen (723). L'instrument de ce mariage, daté du k mars loiO , est , avec la consultation, dans le livre qui fut publié par l'ordre de l'électeur palatin. Le prince Ernest a encore fourni les mômes pièces : ainsi elles sont publiques en deux manières. Il y a dix ou douze ans qu'on a produit des extraits dans un livre qui a couru toute la France (72'») , sans avoir été contredit; et on vient de nous les donner en forme si authentique (725), qu'il n'y a pas moyen d'en douter. Pour ne rien laisser à désirer, j'y ai

(720) Consult., n. 5.

(7-21) lbid., n. 10, 18.

(72-2) lbid., ii. 21.

(725) Znslr. copulat., Voij. à la lin de ce livre VI.

(7341 Lettres de Gastineau.

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