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(1086) Dilue. c.r,».,
(1087) Admon. ult,
Opusc, 861.
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Opusc. , pa-
corps naturel qui a sa tête et ses membres. D'où vient donc qu'après avoir fait son fort de ces façons de parlersacramentelles, Calvin le met encore davantagedans une faconde parler qui est toulà fait d'un autre genre, si ce n'est que. pour soutenir la figure dont il à besoin, il
(1088) // Dtf., Opusc, p. 781, etc., 812, 813, 818, ele
(1089) Inst., iv, 17.
I MU'. \. TUEOL. l'OLKMiyiJK
appelle à son Becours toutes les façons de parler figurées, do quelque nature quelles soient, et quelque peu de rapport qu'elles aient ensemble?
Le reste do la doctrine no lui donne p.is moins de peine; et les expressions violentes dont il .se sert le t'ont assez voir. Nous avons vu comme il veut que la chair de Jésus-Christ nous pénètre par sa substance. Nous avons dit qu'il ne veut pourtant nous insinuer autre chose, par ces magnifiques paroles, sinon qu'elle nous pénètre par sa vertu ; niais relie façon de parter lui paraissant faible, pour v inùler la substance, il veut que nous ayons dans l'Eu» haristie connue « un extrait de la ebair de Jésus-Christ, à condition toutefois qu'elle demeure dans le ciel, et que la vie coule en nous de sa substance (1090), «connue si nous recevions une quintessence et le plus pur de la chair, le reste demeurant au ciel. Je ne veux pas dire qu'il l'ait cru ainsi ; mais seulement que l'idée de réalité dont il était plein no pouvant être remplie par le fond de sa doctrine, il suppléait à ce défaut par des expressions recherchées, inouïes et extravagantes.
Pour ne dissimuler ici aucune partie do la doctrine de Calvin sur la communication que nous avons a*ec JésUs-Cbrist, je suis obligé de dire qu'en quelques endroits il semble mettre Jésus-Christ aussi présent dans le baptême que dans la Cène : car en général il distingue trois choses dans le sacrement outre le signe : « la signification qui consiste dans les promesses; la matière ou la substance qui est Jésus-Christ, avec sa mort et sa résurrection; et l'effet, c'est-à-dire la sanctification, la vie éternelle, et toutes les grâces que Jésus-Christ nous apporte (1091). » Calvin reconnaît toutes ces choses dans le sacrement de baptême comme dans celui de la Cône ; et en particulier il enseigne du baptême, « que le sang de Jésus-Christ n'y est pas moins présent pour laver les ânies, que l'eau pour laver les corps : qu'en effet, selon saint Paul, nous y sommes revêtus de Jésus-Christ, et que notre vêtement ne nous environne pas moins que notre nourriture nous pénètre (1092). » Par la donc il déclare nettement que Jésus- Christ est aussi présent dans le baptême que dans la Cène; et j'avoue que la suite de sa doctrine le mène là naturellement : car, au fond, il ue connaît d'autre présence que par la foi, ni il ne met une autre foi dans la Cène que dans le baptême : ainsi, je n'ai garde de prétendre qu'il y mette en effet une autre présence. Ce que je prétends faire voir, c'est l'embarras où le jettent ces paroles : Ceci est mon corps. Car il faut embrouiller les mystères, ou il faut pouvoir rendre une raison pourquoi Jésus-Christ n'a parlé avec cette force que dans la Cène. Si son corps et son sang sont aussi présents el aussi réellement reçus partout ailleurs; il n'y
(1090) Dilue, exp., Opusc, 8(31.
(1091) lnstit., lit), w, cap. 17, n. II.
(1092) Dilue, exp., Opusc, 864.
li093) l'rhcr» p. 195