‹ Œuvres compl`etes de BossuetChapitre 212 sur 325 · PART. X. THEOI.. POI.KMIOI I · texte numérisé non relu

PART. X. THEOI.. POI.KMIOI I

se tournaient en guerre civile! Mais i] m I prodige d'égarement de s'imaginer qu'en donnant des privilèges, le prince dOnnfl le droit d'armer contre lui, partage son autorité, ii se dégrade lui-même; du que les grâces qu'il accordera en laveur d'une religion contraire à la sienne, soient plus inviolables et plus sacrées une les autres ! Que si l'on oie que ces édits lussent des grâces, c'était donc de deui choses l'une, ou un effet de la violence faite au souverain, ce qui c>t un attentat manifeste, ou un droit également acquis, et une justice due a tontes les sectes j ce qui est une prétention trop in nivelle, encore niôine parmi les protestants, pour faire une loi.

XXIV. — Troisième raison livre des lettre» secrètes de Catherine de Medicis à Louis prince de fonde. Première réponse à ces lettres : silence de M. Basnatjc.

Il n'y a donc plus aucune ressource pour la Réforme si souvent rehelle, que de dire ou'elle a armé |>ar l'autorité publique, et d'en revenir à ces ordres secrets donnés par la reine au chef du parti. Mais d'abord il est manifeste que cette excuse n'est bonne, en tous cas, que pour les premières guerres commencées curant la régence de Catherine de Medicis. Car ce n'est qu'en cette occasion qu'on peut alléguer de tels ordres, et il n'y eu a pas même le moindre vestige dans les guerres qui ont suivi, depuis Charles IX jusqu'à Louis XIII de triomphante mémoire. (Quelle misérable défaite, qui, dans la vaste étendue qu'ont occupée ces guerres civiles, ne trouve à justifier qu'une seule année, puisque la première guerre ne dura pas davnntage? Mais après tout, que peut-on conclure de ces lettres de la reine? J'y ai donné deux réponses (2276), la première entièrement décisive : « Que la reine, qui appelait i ii secret le prince de Condé au secours du ioi; son (ils, n'eu avait pas le pouvoir; puisqu'on est d'accord que la régence lui avait été déférée, à condition de ne rien faire de conséquence que dans le conseil avec la participation et de l'avis d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre, comme premier prince du sang et lieutenant général du roi dans toutes ses provinces et dans toutes ses années durant sa minorité. » C'est ce que portait l'acte de tutelle arrêté dans les états généraux; le tort est constant par l'histoire (*2277). Cette réponse ferme la bouche aux protestants, aussi M. Basnage qui avait promis de répondre à mes réflexions, demeure niuet à celleci, comme il fait dans tout son ouvrage à celles qui sont les plus décisives : on appelle cela répondre à VHistoire des Variations, comme si répondre était faire un livre, et lui donner un vain titre.

XXV — Le ministre impose à l'auteur des Variations, et ne répond rien à ses preuves.

Le ministre , qui passe sous silence un

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