‹ Œuvres compl`etes de BossuetChapitre 213 sur 325 · III. DEI'ENSK DE L'IIIST. DES VAK · texte numérisé non relu

III. DEI'ENSK DE L'IIIST. DES VAK

endroit si essentiel de ma réponse, en touche un autre , mais pour le corrompre. M. de M/aux soutient que le duc de Guise ne faisait riene/ue par l'ordre du roi (2278). Il m'impose : il n'était pas môme question des ordres du roi. qui était mineur, et qui avait à peine douze ans : je parle du roi de Navarre , et je dis, ce qui est certain , que le duo de Guise ne fit rien i/uc par les ordres du roi (2379). comme il devait. I.e ministre , qui n'a rien à dire à une réponse si précise, change mes paroles : est-ce là répondre, ou se moquer et insulter à la foi publique? Il poursuit : « Mainibourg ne chicane point, et il avoue que la reine écrivit coup sur coup quatre lettres extrêmement fortes, où elle conjure le prince de Condé de conserver la mère, les enfants et le royaume en dépit de ceux qui voulaient tout perdre (2280). » On dirait, à entendre le ministre, que je dissimule ces lettres, mais j'en rapporte tous les termes qu'il a relevés , et je reconnais que la reine les écrivit pour prier ce prince de vouloir bien conserver la mère et les enfants, et tout le royaume contre ceux qui voulaient tout perdre (2280*1. Est-ce chicaner sur ces lettres que de les rapporter de si bonne foi? Mais j'ajoute ce que vaus taisez, M. Basnage ; que la reine, qui écrivait en ces termes, et qui semblait vouloir se livrer avec le roi et ses enfants au chef d'un parti rebelle et aux huguenots, n'en avait pas le pouvoir; répondez , si vous pouvez; et si vous ne pouvez pas , comme vous l'avouez assez par votre silence , cessez de tromperie monde par une vaine apparence de réponse

XXVI. — Autre remarque sur les lettres de Catherine de Medicis : M. Dasnaye fait semblant de ne pas savoir l'état des choses.

J'avais fait une autre remarque qui n'était pas moins décisive : que « ces sentiments de la reine ne durèrent qu'un inonicnl ; qu'après qu'elle se fut rassurée, elle rentra de bonne foi dans le sentiment du roi de Navarre, et qu'elle fit ce qu'elle put par de continuelles négociations avec le prince de Condé, pour le ramener à son devoir ». Tous ces faits, que j'avais rapportés dans l'Histoire des Variations (2281), sont incontestables, et en effet ne sont pas contestés par M . Basnage. J'ajoute encore, dans le même endroit, que la reine écrivit ces lettres « en secret par ses émissaires, de peur qu'en favorisant la nouvelle religion , elle ne perdît l'amitié des grands et du peuple, et qu'on ne lui ôlât enfin la régence. » Ce sont les propres termes de M. de ïhou ; et voilà ce qui fit prendre de meilleurs conseils à cette princesse , que son ambition avait jetée d'abord dans des conseils désespérés. M. Basnage n'a rien à répondre sinon que la reine changea, parce quelle se vil opprimée par les Guises qu'il fallut flatter (2282). 11 dissimule que tout se

(2276) Var., liv. x.

(2277) Thlam., t. I, liv. xxvi, 719 ; éJit. 1606.

(2278) Bwn .,ibid., 517.

(2270) Var., liv. x.

(2280) Basn.

(2280') Var.

(2281) Var.,

(2282) Ibid.

ibid.

ibid. ; Thi'as.

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