Dedec. fid. Nie., t
(-2510) Ibid., n. -27.
(-251 7) Epist. ad Jor.. snp.
(2518) De dee. Me. fid.. ibid. ; n. -27.
> ï * • > Oral. -2, in Arian., mine mal. I, n.S, l. L
vit , mi ne 1rs pouvait ranger qu'au nombre de ceux dont saint Paul avait prédit qu'ii viendrait dans 1rs derniers temps quelques gens qui abandonneraient lu foi en s' attachant à des esprits d'erreur. »(I Tim.iv, 1.) Remarquez ces mots, quelques gens, et ces mots, abandonneraient la foi, et ces mots, dans les derniers temps. Les hérétiques sont toujours 'les gens qui abandonnent la fui ; je dis même leur propre foi, comme remarqne ici saint Athannse, depuis qu'ils se séparent de leurs maîtres et de la loi qu'ils eu avaient eux-mêmes reçue ; des gens qui par conséquent trouvent établi ce qu'ils quittent cl ce qu'ils attaquent; qui sont donc, non pas le tout qui demeure, mais quelquesuns qui innovent et qui se détachent, qui viennent aussi dans les derniers temps, après tous les autres, dans les temps postérieurs, «uToiï ùaripoit xxipoZç, et qui n'ont pas été dès le commencement. Il n'en faut pas davantage pour les convaincre. Pour convaincre les ariens avec toutes les autres sectes, qui voulaient gagner Théodose le Grand, un saint évoque conseille à cet empereur de leur demander s'ils s'en voulaient rapporter aux anciens Pères (2520), ce qu'ils refusèrent tous, tant ils étaient assurés d'y trouver leur condamnation ; et dès qu'Arius parut, Alexandre d'Alexandrie, son évêque, lui reprocha ia nouveauté de sa doctrine, et le chassa de l'Eglise comme un inventeur de fables impertinentes; reconnaissant hautement >< qu'il n'y avait qu'une seule Eglise catholique et apostolique, que tout le monde ensemble n'était pas capable de vaincre, quand il se réunirait [tour la combattre (2321). »
XXXI. — Manière abrégée et de fait , pratiquée dans les conciles pour prouver la nouveauté des hérétiques.
C'était donc , sans aller plus loin , et sans qu'il fût nécessaire de remuer tant de livres , une preuve, courte et convaincante de la nouveauté des hérétiques ; c'en était, disie, une preuve que lorsqu'ils venaient, tout le monde se récriait contre leur doctrine, comme on fait des choses inouïes. Pourquoi venez-vous nous inquiéter? leur disait-on , avant vous on ne parlait point de votre doctrine , et vous-mêmes vous avez cru comme nous. On disait aux eutychiens: « Vous avez rompu avec tous lesévêques du monde, avec nos pères et avec tout l'univers (2522) : » que ne gardiez-vous la foi que vous aviez vousmêmes reçue avec nous? Pour nous, nous ne changeons pas : « nous conservons la foi dans laquelle nous avons été baptisés, et nous y voulons mourir comme nous y sommes nés ; nous baptisons en cette foi, (lisaient les évêques , comme nous y avons été
(252Ô) Soc, lib. v, cap. 1
(%-25-21 ) Alux. , episc. Alexaiid. , Epist. , apml Théodore!., llist. eedes., I. i, c. 3.
(25-22) Conc. Chatc, part m, n. 20, 26,57; i'.abb., t. IV, col. 8-20 cl seq.
(2523) !bid., n. 55; Conc. Chatc, act. 2, i.
(2524) Ibid., act. i.
WERTISSEMENTS AUX PROTESTANTS, 1010
baptisés; c'est ce que nous avons cru et ce que nous croyons encore. Le Pape Léon croit ainsi : Cyrille croyait de même: c'est la foi qui nk change cas, et oui demei re
toi .ioi us (2523). » Il a'\ i\ donc point de variations; « lotit le monde est orthodoxe;qui sont ceux qui contredisent (2524)? » A peine paraissent-ils dans le grand nombre des Catholique.
On en disait autant a Rphèse aux nestoriens. Tout l'univers anathématise l'impiété des nestoriens. «Quoi! préférera-t-on un seul évoque à six mille évoques?» Et ailleurs: « Ils ne sont que trente qui s'opposent à tout l'univers (2525). » On en dit autant à Nicée contre Arius et les siens; à peine avaientils cinq ou six évoques, encore ce peu d'é~ vêques avaient-ils cru autrefois comme les autres, aussi ne prenaient-ils point d'autre parti « que de mépriser la simplicité de tous leurs collègues , et de se vanter d'être les seuls sages, les seuls capables d'inventer de nouveaux dogmes (252G) , » louanges que les orthodoxes ne leur enviaient pas.