M05 PART. X. THEOL. POLEMIQUE. IV. AVERTISSEMENTS AUX PROTESTANTS. H<W
ble surlos doclcurs de mensonges; maison iiiAmn temps, mes chers frères, par un conseil de miséricorde sur vous et sur tous ceux qui sont abusés et prévenus ; afin, connue je lai dit au commencement avec saint Paul [Il TheBS. il, tl), (/uc la folie de ces séducteurs étant connue de toute la terre, le progrès de la séduction soit arrêté, et qu'on revienne du schisme et de l'erreur. C'estàquoi Dieu vous conduit, si vous n'êtes point sourds à sa voix. Considérez l'état où vous êtes : votre prétendue Réforme, a ne regarder que les soutiens du dehors, ne l'ut jamais plus puissante ni plus unie. Tout le parti protestant se ligue, et a encore trouvé le moyen d'entraîner dans ses desseins tant de puissances catholiques, qui n'y pensent pas assez. Votre ministre triomphe, et avec un air de prophète, il publie dans toutes ses lettres, que c'est là vraiment un coup de Dieu : mais il y a des coups de Dieu de plus d'une sorte. Pendant qu'à l'extérieur la liéforme est plus redoutable, et tout ensemble plus lière et plus menaçante que jamais, elle ne fut jamais plus faible dans l'intérieur,
dans ce (]ui fait le cœur d'une religion. Sa doctrine n'a jamais paru pi us déconcertée: tOut s'y dément, tout s'y contredit : vous en ave/, déjà vu des preuves surprenantes; vciis en verrez d'autres dans la suite : mais ce que vous voyez déjà est assez étrange. Jamais on ne mit au jour tant de monstrueuses erreurs; jamais on n'écouta tant de fables,. lotit de vains miracles, tant de trompeuses prophéties : la gloiro du christianisme est livrée aux sociniens : le mal est monté jusqu'à la tête ; et les plus célèbres docteurs sont ceux qui s'égarent davantage. Ainsi la mesure semble être au comble, et il est temps ou jamais d'ouvrir les yeux. Dieu est assez bon et assez puissant pour confondre encore les ligues, et ensemble tous les projets de la Réforme entreprenante : mais quand, contre toute apparence, elle aurait remporté autant de victoires que ses prophètes lui en promettaient, ceux qui s'y laisseraient tromper no seraient jamais qu'un troupeau errant, enivré du succès,, et ébloui par les espérances du monde.
IIe AVERTISSEMENT.
SUR LES LETTRES DU MINISTRE JURIEU