I. -~r Dessein des deux avertissements suivants
Vous avez vu, mes chers frères, solon ma promesse, dans un premier Avertissement, le christianisme flétri, et le socinianisme autorisé par votre ministre. Vous avez été élonnés de ce qu'il a dit en faveur d'une secte qui se vante d'avoir porté la Réforme à perfection, en niant la divinité du Fils de Dieu, et en affaiblissant tout le christianisme. Mais cessez de vous arrêter à tant do choses étranges, que vous avez vu qu'il a avancées sur le sujet des sociniens : il en a dit de plus essentielles contre lui-même et contre toute la Réforme; puisqu'il l'a chargée d'erreurs capitales, et dans son Commencement, et dans son progrès. Il en a dit encore de plus importantes en faveur de l'Église catholique, puisqu'il a dit qu'on peut se sauver dans sa communion. Il a dit tout cela, mes frères : vous l'allez voir dans la dernière évidence. Il a nié de l'avoir dit : vous ne le verrez pas moins clairement. Il no s'agit pas île conséquences que je veuille tirer de sa doctrine : ce sont des termes formels pour l'affirmative, et formels pour la négative, que j'ai à vous rapporter; c'est à-
dire, qu'il y a des vérités contraires à la Réforme et favorables à l'Eglise, si claires, qu'un ministre no les a pu nier; et à la fois si décisives contre lui, qu'il a honte de les avoir avouées. Si à ce coup vous n'ouvrez les yeux, vous les aurez bien assoupis. Commençons.
II. — Emportement du ministre, qui appelle l'auteur de l'Histoire des Variations anjugement de Dieu, comme un calomniateur.
Kcoutez-le, mes chers frères, c'est lui qui parle dans la dixième lettre de celte année, et la cinquième de cello qu'il opposo aux Variations. Il s'agil d'une Addition au livre xiv, qui a jeté M Jurieu dans d'étranges emportements (2569). « Si, »dil-il, « cette Addition est importante, c'est à faire voir le caractère de M. Bossuet : car il est vrai qui' Bieti n'est plus propre à le faire reconnaître dans le monde pour un déclamateur sans honneur et sans sincérité. » Voici la cause de ces reproches. «.On trouve,» continuc-t-il, «dans celte lie Ile Addition, que je suisdemeuré d'accord que Luther, dans son livre De servo arliitrio, avait employé des termes trop durs au sujet de la nécessité qui repose sur la volonté : et tout ce que j'ai conclu.
(2569) Leli. 10, i>.
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